Atelier du jour

Pendant le confinement sont nées quelques sculptures, que je termine doucement. Je suis resté un peu en marge ces dernières semaines, juste après tout ça… Moins d’énergie peut-être ou alors trop d’interrogations, ou bien les travaux d’agrandissement de mon atelier ? Quoi qu’il en soit, une nouvelle sculpture ici prend des couleurs pour illustrer « Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d’invention et de fécondité » de George Sand.
La poésie parfois vous emporte, ou vous envole.

Galerie fermée

Bien évidemment, en ces temps troubles, ma galerie restera fermée ce premier dimanche du mois. En attendant sa réouverture, toutes mes sculptures sont réunies ici et il me plait d’imaginer que tout ce petit monde discute ardemment lorsque j’ai le dos tourné ! Mais de quoi peuvent-ils bien parler ? Du temps pluvieux, qui commence à être long, du fait d’être confinés ici, trop serrés peut-être, de l’attente des beaux jours, ou bien du plaisir de se retrouver dans une nouvelle maison et un nouvel environnement ? Ils se promettront sans doute de se donner des nouvelles s’ils devaient être séparés. Sans doute.
N’oublions pas les fêtes du jour, et souhaitons une belle journée aux Jacques, Philippe, Ophélie et Juvenal.
Le dicton du jour : « Mai frais et mouillé remplit la grange et les tonneaux »
Prenez soin de vous.

Les oiseaux du rêve

C’est une chanson d’Anne Sylvestre qu’a choisi de revisiter cette nouvelle famille de chanteuses et chanteurs confinés à travers la France.
… Au rythme de leurs battements
Réveiller les oiseaux sauvages
Qui sommeillent en chacun de vous
Et leur faire oublier leurs cages
Dans un envol ardent et fou …

Libérer les oiseaux du rêve
Poser leurs ailes sur le vent
Suivre leur course qui s’élève
Au rythme de leurs battements
Réveiller les oiseaux sauvages
Qui sommeillent en chacun de vous
Et leur faire oublier leurs cages
Dans un envol ardent et fouVoler
Voler à leurs côtés
Voler
Pour ne pas s’empêcher
D’aller
Toujours plus loin, toujours plus haut
Là où le ciel garde son eau
Là où le regard s’émerveilleVa, bel oiseau à tête rouge
Vole vers le soleil
Que tes ailes en cadence bougent
VermeillesSentir en soi tout l’air qu’ils brassent
Avoir les épaules rompues
Grimper, grimper à votre place
Vous dire tout ce qu’on a vu
Respirer un air improbable
À s’en écorcher les poumons
Et revenir, infatigable
Avec au bec une chansonVoler
Voler sans s’arrêter
Voler
Sans jamais se poser
Malgré
Toutes les balles des chasseurs
Apprendre à dépasser la peur
Bannir la haine qui s’éveilleVa, bel oiseau à tête rouge
Vole vers le soleil
Que tes ailes en cadence bougent
VermeillesRester de ces oiseaux nomades
Que nul n’a su apprivoiser
Garder au cœur la Désirade
En revenant à vos vergers
Frôler des plumes tous les pièges
Et ne jamais tomber dedans
Braver les brumes et la neige
Et voyager par tous les tempsVoler
Voler sans se lasser
Voler
Et pour que vous puissiez
Rêver
Vous alléger de vos fardeaux
Mettre des ailes à votre dos
Pour une envolée sans pareilleVa, bel oiseau à tête rouge
Vole vers le soleil
Que tes ailes en cadence bougent
VermeillesVa, bel oiseau à tête rouge
Vole vers le soleil
Que tes ailes en cadence bougent
Vermeilles

Isabelle Adjani / Ondine

HierUn portrait d’Isabelle Adjani que j’avais peint à l’aquarelle pour une revue la concernant. Sur cette image, elle débutait au théâtre dans le rôle d’Agnès dans « L’école des femmes », à 14 ans. L’année suivante, on pouvait la voir dans « Ondine ».
Hier soir à 20h30, la Comédie Française diffusait sur son site une captation datant de 1978. Pour le plaisir de frissonner un peu avec cette fragile Ondine/Isabelle rayonnante et impressionnante.

Peter Beard

Une image de mon salon à l’instant où j’apprends la mort du photographe Peter Beard. Ce livre de presque 800 pages est en permanence à portée de mes yeux depuis tellement longtemps ! On y trouve des pages de quelques-unes de ses compositions, collages de photos et textes manuscrits dont le graphisme accompagne à merveille les images qu’il nous donne à voir.
Photographe de la vie sauvage, aventurier, collectionneur, précurseur de l’écologie et défenseur de la cause africaine, il était aussi écrivain et composait d’innombrables carnets-de-voyages-journaux-intimes remplis de photographies qu’il découpait, de peinture et d’écriture, parfois mêlé de sang (souvent le sien !) Peter Beard a fait de sa vie une œuvre d’art.
Il a partagé ses créations avec Andy Warhol, Brancis Bacon, Truman Capote…
Son autoportrait en train d’écrire son journal dans la gueule d’un crocodile mort est une image forte, qui marque forcément les mémoires !
«Peter Beard est mort en pleine nature, là où il aimait vivre», a indiqué sa famille. Porté disparu il y a dix-neuf jours, son corps a été retrouvé non loin de son domicile de Montauk, à l’extrémité est de Long Island. Il avait 82 ans.