Un jour, un instant.

Samedi  7 avril. Paris, Hôtel Jeanne d’Arc, chambre 62. 9 heures et 1 minute.
Avant d’aller découvrir deux magnifiques expositions (« La Sainte-Anne, l’Ultime chef d’œuvre de Léonard de Vinci » et « Degas et le nu ») je reste un bon moment dans cette chambre au-dessus des toits de Paris à travailler sur un petit poème qui sera écrit comme une petite vague autour du menhir en préparation. L’inspiration me fera écrire plusieurs strophes qui me plaisent bien, mais c’est beaucoup trop long. Raccourcir, faire des coupes, tailler dans les mots, faire des choix, des ratures, des brouillons… Je n’aime guère cet exercice pourtant nécessaire.
Et si je laissais ce texte tout entier ?

Image © Christophe Renoux

LA VIE EN ROSE

Un beau matin, sur les rochers rosés des côtes bretonnes
le marin Valentin fut charmé par un étrange chant
Lui apparu alors dans un ciel de nuages blancs
une sirène dont les mélodieuses vocalises rendent aphone

Valentin, envoûté, en eût le corps tout retourné
Il s’envola jusqu’à la belle, déclarant sa flamme en proses
avec légèreté et une poignée de quelques roses
comme si des ailes à son dos avaient poussé

Le marin perdu jeta son dévolu sur cette inconnue
qui ne rejeta pas à la mer cet amour incongru
La légende ne raconte pas ce qu’il advint
on dit qu’on les vit enlacés sur un rocher, un matin

Il n’est point d’amour impossible, n’en déplaise à certains
Chantons en chœur « La vie en rose » pour une douce sirène et son valentin.

2 réflexions au sujet de « Un jour, un instant. »

  1. Nous avons été voir les mêmes expositions,
    pendant la même période de Pâques ! L’exposition de Cima da Conegliano est vraiment superbe, une découverte d’un très beau St Sébastien !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *