Le parfum de Lou

Paris. Lundi 15 octobre 2012, 16 heures 48, dans les Galeries nationales du Grand Palais.
Exposition « Bohèmes ».
En entrant dans la première salle de cette magnifique exposition mon regard croise celui d’une grande brune presque rousse, à la moue boudeuse. Je reconnais immédiatement Lou Doillon. Belle, belle, belle… Un grand manteau sur une délicieuse robe à fleurs, des bottines noires. Son parfum enivrant me monte aux narines. Une senteur forte, sensuelle, élégante et sauvage.
Quelques tableaux plus tard, je me penche pour savourer de merveilleux détails du  » Joueurs de cartes  » de Nicolas Régnier. Pris par la contemplation de cette œuvre, je me sentais un peu seul au monde lorsque soudain mon nez frétilla de nouveau. La belle à quelques centimètres de moi se penchait elle aussi pour percevoir les mystères du tableau, et voilà que sa longue chevelure auburn caresse mon manteau anglais…
Instant de grâce…
Mais quel est son parfum ? Sans doute une composition de Givenchy, pensais-je.

En sortant de l’exposition, elle s’arrêta pour lire cette ultime citation écrite sur le mur :
« Dieu voit tout, mais il ne dit rien à personne », proverbe Rom.
Mais dis-moi Lou, quel est ton parfum ? J’en ferai presque un tableau.

Une réflexion sur « Le parfum de Lou »

  1. « …Souviens-t’en quelquefois aux instants de folie
    De jeunesse et d’amour et d’éclatante ardeur –
    Mon sang c’est la fontaine ardente du bonheur
    Et sois la plus heureuse étant la plus jolie

    O mon unique amour et ma grande folie.  »
    Poème à LOU G.APOLLINAIRE

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