Graffeuse de plantes

A Nantes, une mystérieuse graffeuse nomme les plantes sauvages qui poussent dans les rues.
Frappantes de poésie, ces photos sont partagées en quelques jours des milliers de fois sur Facebook, jusqu’à ce qu’un internaute finisse par identifier l’artiste anonyme. C’est une conteuse nantaise, Frédérique Soulard (pour voir son site, c’est ici), étonnée du succès de son initiative sur Internet. « Il paraît que quelqu’un a mis les photos sur Facebook et que beaucoup de gens les ont vues, je suis très contente. » L’artiste, membre de l’association L’écume des mots, précise : « Je ne suis pas botaniste de formation, mais j’ai travaillé dans l’herboristerie de ma grand-mère. J’ai toujours aimé les plantes et leurs noms vernaculaires et je veux partager ça depuis longtemps. Ça fait une dizaine d’années que je mûris ce projet. »
En nommant ces plantes, elle entend les faire exister aux yeux des promeneurs. « Je trouve que ça change le regard des gens. Je peux vous assurer que, quand vous rentrerez chez vous, vous verrez des dizaines de plantes sauvages dans les rues. » En préparant son projet, elle raconte avoir compris, par exemple, que les coquelicots de son quartier profitent des pentes pour faire rouler leurs graines et s’étendre peu à peu. Et que si la Ruine de Rome pousse dans sa rue mais pas dans celles d’à côté, c’est parce qu’elle est riche de vieux murs. Depuis fin mai, l’artiste a identifié près d’une centaine d’espèces différentes et peint une cinquantaine de pochoirs.
Frédérique Soulard propose des sorties pour goûter des tisanes à base de plantes ou faire taguer par des quidams les noms des plantes sur le sol. « On travaille avec la mairie de Nantes qui nous a donné une subvention et a prévenu ses équipes pour ne pas que ce soit effacé. Mais le but n’est pas forcément d’être le plus efficace possible ou de tout répertorier. Un vrai botaniste pourrait passer deux heures pour vous montrer les plantes d’une rue de dix mètres ; moi, j’essaye plutôt de mettre doucement les gens en relation avec les plantes autour d’eux et le nom, c’est un super moyen ! En vous apprenant qu’il existe une plante qui s’appelle la « Ruine de Rome », je vous ai fait un beau cadeau, non ? »
Pour que vous puissiez, vous aussi, mettre un nom sur les plantes sauvages en marchant dans les rues, voici les photographies de plusieurs d’entre elles, dont la fameuse Ruine de Rome.

4 réflexions au sujet de « Graffeuse de plantes »

  1. Je me suis permise de partager votre blog sur ma page FB, j’aimerai qu’un maximum de mes amis profite de ce qui fait partie de mes petits bonheurs de la journée!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *