Category: Photographie

Patti Smith chez Frida Kahlo »

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La chanteuse et photographe Patti Smith se rendit à la Casa Azul de Frida Kahlo à Coyoacán.
Durant sa visite, elle fit des photographies avec son œil si particulier et elle dit :
« …the house where they led their life together. I saw the streets where they walked and the parks where they sat. I sipped watermelon juice from a street vendor’s paper cup. Casa Azul, now a museum, was so open. One could see their artifacts, where they slept, where they worked. I saw Frida’s crutches and medicine bottles and the butterflies mounted above her bed, so she had something beautiful to view after she lost her leg. I touched her dresses, her leather corsets. I saw Diego’s old overalls and suspenders and just felt their presence. »

« I had a migraine, and the director of the museum had me sleep in Diego’s room, adjacent to Frida’s. It was so humble, just a modest wooden bed with a white coverlet. It restored me, calmed me down. A song came to me as I lay there, about the butterflies above Frida’s bed. Shortly after waking, I sang it in the garden before 200 guests. »

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Casa Azul, Coyoacán, 2012 © Patti Smith

Été d’artistes »

Bientôt l’été, le bel été, sera dernière nous et il finira dans quelques jours. Restera de jolis moments dans nos mémoires et nos appareils photo. Les artistes célèbres ont eu aussi de belles parenthèses au bord de l’eau… Voici quelques clichés des vacances de quatre d’entre eux.
Toulouse Lautrec fait l’imbécile dans le bassin d’Arcachon, Jean Cocteau pose dans une barque avec queue de sirène, Dali en mode lecture à Cadaqués et Picasso dessine sur le sable de Juan-les-Pins…
Instants volés le temps d’une image, le temps d’un été…

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Caravage Selfie »

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Photographe : Scallywag Fox
Modèle : Rory Finn

« Art History in Contemporary Life » »

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Alexey Kondakov, directeur artistique ukrainien, a transposé des personnages de peintures classiques dans des photographies illustrant la vie quotidienne à Kiev en Ukraine, dans la rue, le métro ou le bus, puis dans une nouvelle série qui prend comme toile de fond la ville de Naples.
Ces séries combinent parfaitement les personnages peints avec les clichés de l’environnement moderne et crée des juxtapositions accrocheuses. Avec une connaissance magistrale de la manipulation photo et de la lumière, Kondakov est capable de produire des images aux illusions parfaites. Deux cultures opposées avec un certain sens de l’ironie, qui s’inscrivent ainsi dans une démarche artistique postmoderne.
On retrouve ici le peintre français William Bouguereau, le romantique italien Francesco Hayez, le baroque Nicolas Régnier ou encore Francesco Furini…
Cette série s’appelle Art History in Contemporary Life.

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Marilyn et Warhol »

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Andy Warhol, New York – 1964 © William John Kennedy

Vincent Delerm. Photographies »

Elle : « Je ne savais pas qu’il était drôle comme ça Vincent Delerm !
Lui : Mais moi non plus, il est génial ! »
Paroles échangées par un couple juste devant moi, hier pendant le concert de Vincent Delerm à Lyon.
Ils ne savaient pas que leurs cœurs allaient chavirer quelques instants après, à la lecture de la lettre qu’adressa Léonard Cohen à sa Marianne préférée, quelques jours après sa disparition. Parce que c’est ça un concert de Vincent Delerm, on passe du rire aux larmes à chaque instant, on est surpris par la scénographie et séduit par les histoires qu’il nous raconte entre deux chansons. Il nous chamboule le cœur et les sentiments. Et quand on sort de ces deux heures généreuses, on peut trouver ses livres. Parce que Vincent Delerm est aussi photographe, de talent, et qu’il accompagne ses clichés par de délicieux textes. Des textes qui ressemblent à ses chansons. Forcément.

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Parallèlement à son nouvel album « À présent », Vincent Delerm est dans les librairies avec trois livres qui allient photographies et textes (Editions Actes Sud)
On y trouve des photos comme lui seul sait prendre, avec ses cadrages singuliers et l’œil aiguisé pour voir les petits détails du quotidien.
Le premier, L’été sans fin, titre emprunté à Etienne Daho, réunit un ensemble de photographies prises pendant les vacances. Plage, sable, espadrilles, parasol, océan, location… Chacune d’elles est accompagnée d’une légende, juste, drôle et touchante. Quelques mots bien choisis qui nous parle de moments qu’on a tous vécu un jour.
Le deuxième livre, C’est un lieu qui existe encore, retrace la jeunesse de son grand-père maternel à partir d’entretiens réalisés avant sa disparition. Depuis son enfance jusqu’à la naissance de sa fille, il lui rend un touchant hommage en photographiant les lieux où l’homme est passé, sur fond de Seconde Guerre mondiale.
Enfin, le dernier livre, Songwriting, évoque la route, les tournées, en plusieurs chapitres : Writing, Meeting, Recording, Travelling, Walking, Sleeping, Singing. Chambres d’hôtels, repas d’après concert, trains, salles de spectacle, textes de chanson, portraits de ses amis, Alain Souchon, Jeanne Cherhal, Albin de la Simone, Alain Chamfort… On entre là dans l’intimité d’une tournée.

« La photo, c’est la case manquante, ma façon d’exprimer ce que je ne peux pas décrire en chanson » dit-il.

Après ces deux précédentes publications, « 23 janvier-18 juillet 2009 » et « Probablement », voici une belle trilogie pour se plonger dans les images et les mots d’un poète du quotidien.

Le carnaval de Paolo »

Le carnaval de Venise ouvre ses portes aujourd’hui pour plusieurs jours. L’occasion d’écrire un nouveau petit texte, accompagné d’une photo.

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Il était temps d’emprunter une autre image pour se montrer à la face du monde. Un peu de tulle transparent sur un costume noir brodé de fils d’or, du taffetas couleur pourpre pour cacher sa chevelure, des plumes d’oiseau de Paradis, une cape de velours parsemée d’éclats d’étoiles, des gants de soie, un loup pour dissimuler ce qu’il faut d’un visage, un peu de rose sur les joues et de rouge sang sur les lèvres, Paolo sera bientôt un autre.
Ce jour de carnaval, il avait comme mission de trouver dans la foule vénitienne son jumeau d’adoption, son ami, son double, son confident. C’était un jeu que les deux complices s’étaient inventé. Ils avaient confectionné chacun de leur côté un costume à partir des mêmes éléments qu’ils avaient pris soin de choisir ensemble. Aujourd’hui, parmi les gens costumés qui déambulent dans la cité, ils devaient se reconnaître, uniquement à l’aide des tissus identiques.
Paolo avait écrit en blanc sur un papier rouge : “Chi trova un amico, trova un tesoro” et l’avait glissé dans la poche arrière de son pantalon. C’est ainsi qu’il partit à l’assaut des canaux, des places et des ruelles, à la recherche du trésor qu’était son ami. Son cœur battait un peu plus fort que d’habitude et ses yeux masqués dévisageaient chaque personne croisée, à la recherche des étoffes qui ressemblaient aux siennes. Il commença sa course devant l’église San Giacomo dell’Orio, en passant par la rue Colombo, la rue del Paradisio, puis il emprunta une gondole pour passer de l’autre côté de la rive et rejoindre le théâtre Goldoni puis celui de la Fenice, et continua vers la rue de Mandola… Aucuns vêtements, aucuns tissus ne ressemblaient aux siens, mais il espérait encore.
Dans les méandres de la ville qu’il connaissait comme sa poche, il cherchait son ami, son double, son confident.
Ils ne s’étaient jamais rencontrés auparavant…

Montmartre, année 50 »

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« Artist in Montmartre, Paris ». Photo Ruth Orkin, 1950

Défi du dimanche »

Voici une ultime photo accompagnée d’un texte pour clôturer cette semaine d’écriture quotidienne. Merci de nouveau à Jane Agou de m’avoir fait goûter les petits bonheurs de l’écriture en lien avec quelques unes de mes photographies. Si j’avais déjà fait parler mes personnages de peinture, jamais je ne m’étais exprimé sur ce travail là.
DIMANCHE

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Le Temps est un jeune garçon à vélo qui passe devant nos yeux en nous disant qu’il faudrait parfois nous arrêter pour admirer ce qui nous entoure, sans qu’on devine qu’il est déjà trop tard.
Le temps est passé…

Défi du samedi »

Suite du défi de la semaine : une photo et un texte…
SAMEDI

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Elle avait installé des guirlandes d’œillets d’Inde autour d’elle, puis aligné consciencieusement des coupelles de terre le long des berges du fleuve et attendait que le soir tombe pour les allumer. Elle attendait. Avec la patience d’un sage, les bras croisés. Elle attendait que le jour s’en aille pour honorer les Dieux, parce qu’en Inde, c’est la nuit qu’on s’adresse à eux. Plongés dans l’obscurité, ils ne voient pas la misère du monde, éblouis par les milliers de petites flammes qui scintillent devant leurs yeux.

Défi du vendredi »

Suite du défi de la semaine avec photographie et texte…
VENDREDI

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Il aimait la peinture par-dessus tout et avait Ingres dans la peau au point de se fondre chaque instant de chaque jour dans une des peintures du grand peintre. Dès le lever du jour il se réveillait et s’asseyait au bord de son lit comme la Baigneuse Valpinçon avant de prendre son bain comme La Source… Toute son existence était un musée vivant à l’intention du maître néo-classique mais il ne l’avait pas choisi. C’était ainsi.
Il s’appelait Jean-Dominique.

Défi du jeudi »

Suite du défi de la semaine, une image et un texte…
JEUDI

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Elle s’appelait Frida et notait chaque matin dans un gros cahier ce que son cœur lui dictait, sans réfléchir. On trouvait là des citations, des textes courts et parfois longs, écrits à l’encre bleue, violette ou noire selon ses envies, des dizaines d’adjectifs alignés les uns derrière les autres, des dessins crayonnés, des gribouillis au feutre, des poèmes, quelques ratures, des photos de famille agrafées, des coupures de journaux collées, des graffitis, des soupirs, des sourires, des pages cousues, des aquarelles, des rêves en bleu et des espoirs en rose, une plume d’oiseau rare en guise de marque-page, des mots d’amour quand son cœur s’emballait, des petits mots, des gros mots, des mots doux, des mots troublés par une larme tombée là, des cœurs découpés en creux dans une page, des souvenirs de vacances épinglés, une tache de café, bref… tout un roman. En sept années écoulées, cet ouvrage improvisé avait considérablement grossi et reflétait sa vie, son être et tout ce qui faisait sa personnalité.
Et puis un jour, en l’ouvrant, son sang se glaça sous sa poitrine. Il n’y avait plus une page à l’intérieur ! Elles avaient disparues une à une et il ne restait que la couverture cartonnée. Sa vie couchée là jour après jour s’était mystérieusement volatilisée mais apparurent à la place deux images d’elle, face à face, comme un miroir. C’était comme si sa vie écrite s’était transformée en chair et en os photographique.
Elle referma alors le cahier et écrivit à l’encre rouge sur la couverture  « Les deux Frida ».

Défi du mercredi »

Suite de ce défi d’une semaine où je dois publier une image/un texte… C’est mon amie Jane Agou qui m’a nommé pour ce défi hors du commun. On peut lire ses délirants écrits sur son blog « Attention les vélos dans ma tête » et c’est ICI.
MERCREDI.

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« Nouveautés » qu’il s’appelait. Le magasin flambant neuf avait ouvert au printemps. Mais ce qu’il y avait à l’intérieur était tellement à la mode qu’à l’automne tout était démodé ! Il ferma aussitôt !
Dès lors, l’unique visiteur voulant pénétrer les lieux se trouva être un rayon de lumière qui tentait quotidiennement de passer sous la porte. Mais la boutique fermée préfère le noir. C’est LA couleur classique par excellence, parfaite pour la journée et idéale pour sortir le soir. In-dé-mo-dable chère madame !

Défi du mardi »

Deuxième jour du défi photographie/écriture…
MARDI.

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Rien, il ne resta rien dans la pièce après le passage d’une cigogne qui déposa trois bébés obèses sur la cheminée de la maison. Tout s’effondra en cinq secondes et demie !
C’est la raison pour laquelle il est préférable de ne jamais abandonner son parapluie, même en prenant son bain.

Défi du lundi »

Alors voilà, j’ai été nommé par mon amie Jane Véronique via facebook pour un défi d’une semaine qui consiste à publier chaque jour une de mes photos avec un texte l’accompagnant. Exercice quotidien…
Voici donc LUNDI, le premier jour…

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Eva pris son sac en peau de serpent et s’en alla chercher quelques fleurs pour orner sa chevelure dorée, du rouge à lèvres et quelques bricoles. Adamo, resta au jardin, un peu pensif, pour méditer sur la condition humaine. Il se demandait aussi s’il était vraiment utile de s’habiller. Et comment.
Amoureusement, Eva lui avait laissé une pomme pour son quatre heure, aussi rouge que ses lèvres, mais il n’avait pas faim. Il hésitait bien un peu, mais il n’avait pas faim, vraiment. Mais ne peut-on pas manger aussi par gourmandise ? Adamo préférait le fruit du pêcher mais après tout, une pomme… Il hésitait encore avant de craquer et croquer dans cette chair qui se révèle être, parait-il, le fruit de tous nos tourments. Il était plongé dans ses hésitations lorsqu’Eva revint un peu plus tard avec un singe dans les bras qu’elle avait surnommé Cheeta. Lorsqu’il les vit arriver, Adamo ne put s’empêcher de pousser un long cri qui retentit dans toute la forêt. Finalement, ils adoptèrent l’animal et ils vécurent heureux, sans enfant, dans un immense jardin luxuriant. Jusqu’à l’arrivée du premier voisin de passage.
Dès lors, ils se demandèrent comment vivre heureux, seuls, et sans voisinage. Je crois qu’ils n’ont toujours pas trouver la réponse.

David Hockney nu »

Ce qui m’a sauté aux yeux quand j’ai vu cette photo du peintre David Hockney, ce n’est pas qu’il semble prêt à entrer dans sa toile pour en être le sujet, ni qu’il se tient droit comme un i face à son photographe et ce n’est pas la composition parfaite de cette image. Je ne me suis pas dit : « Tiens on dirait qu’il va plonger mais il n’y a pas de piscine », je n’ai pas essayé de reconnaitre les toiles posées sur le parquet, je n’ai pas remarqué les couleurs un peu surannées des photographies des années 70, ni les manches des pinceaux tombés au sol, ni sa nudité, ni la marque de son maillot de bain, ses lunettes et sa montre …
Non, rien de tout ça ne m’a sauté aux yeux. En tout premier j’ai vu qu’il avait des chaussettes dépareillées.

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« David Hockney naked in front of a blank canvas at his London studio », taken by R.B. Kitaj, 1976.
Courtesy of Charles E. Young Research Library, UCLA

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Que cette dernière journée de l’année soit colorée, festive, avec un petit grain de folie douce !
En attendant la prochaine année qui pointe le bout de son nez.

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Marilyn Monroe en Clara Bow, photographiée par Richard Avedon. 1958. Life Magazine.

Marc Riboud »

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Marc Riboud (24 juin 1923 / 30 août 2016)

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Son site pour voir ou revoir des petites merveilles photographiques : ICI

 

Songe d’une mue d’été »

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For self-portraits »

Kahlo, Van Gogh et Durer réunis pour cette publicité pour les appareils photo Samsung. Un excellent choix, évidemment, ces trois artistes ayant produit beaucoup d’autoportraits.
Une belle idée pour dire aussi qu’un « autoportrait » est fait avec un appareil photo tandis qu’il faut un téléphone portable pour prendre un « selfie ».

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