Météo marine

marinJ’adorais la météo marine… Elle vient de disparaitre de ma radio préférée.
J’aimais écouter le soir, sans les comprendre, tous ces termes mystérieux qui sont, c’est certain, tellement précieux pour tous les marins.
Avec la belle voix de Marie-Pierre Planchon, on suivait les vents et pressions, précipitations, nébulosités, l’anticyclone des Açores, mer d’Irlande, Yeu, Ouessant, Fisher, Viking, Dogger, Tyne, Forties, Cromarty, Finisterre, Humber, Shannon, vent de nord est 2 à 4, dépression 998 hecto pascal, vent de force 2 à 3 fraîchissant 4 dans l’après-midi…
C’était joli à entendre ! Etrange poème surréaliste pour néophyte…
Ça manque à mon imagination qui aimait se laisser emporter par ces flots de noms inconnus et énigmatiques.

Vol de l’Olympia

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Un tableau de René Magritte a été volé à 10 heures ce matin dans le musée consacré au surréaliste belge, situé au n°135 de la rue Esseghem à Jette. « L’Olympia », un nu représentant Georgette Magritte sur fond de paysage de bord de mer et coquillage…
Les membres du musée ainsi que deux touristes ont été braqués par deux personnes armées. Les auteurs de ce vol ont pris la fuite à pied avant d’embarquer dans une voiture, le tableau sous le bras. L’œuvre étant estimée entre 3 et 4 millions d’euros, on peut s’attendre à une demande de rançon…
Le couple Magritte fut domicilié à l’adresse du musée, de 1930 à 1954. Le peintre y réalisa la moitié de ses oeuvres, soit environ 800 tableaux, gouaches et dessins. La majeure partie du mobilier inclus dans les appartements ont appartenu au couple Magritte (piano, meubles de la chambre à coucher, etc…) Ce musée renferme également une collection permanente de documents biographiques concernant le peintre.

Pour reprendre une célèbre formule, je dirais que « Ceci n’est pas un hold-up ! »

Repas frugal

Voici une peinture qui devait figurer dans le livre de « La légende des chats de Ternand ».
Je me suis lâché au niveau des déchirures, des matières… Un peu trop peut-être, cette peinture paraissant un peu trop « brute » par rapport aux autres illustrations du livre.
Mais j’aime beaucoup ces matières et le temps passé à expérimenter les griffures, les brûlures et les déchirures…

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Alice

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Alice courait un peu trop vite pour rejoindre le lapin pressé qui ne cessait de regarder sa montre. Le jour commençait à décliner peu à peu et déjà les chaumières ouvraient leurs grands yeux de lumière.
Alice s’essoufflait sérieusement quand un papillon qui prenait son temps à virevolter tranquillement de fleur en fleur, de champignon en champignon, eu raison de sa course.
Elle s’arrêta brusquement et se raisonna. En bonne « aquoiboniste », elle se dit :

– « A quoi bon courir après un lapin coureur de temps?
A quoi bon courir après le temps?
A quoi bon courir tout court? »

Elle se laissa tomber à terre, releva la chaussette glissée à sa cheville et aperçut le lapin blanc rebrousser chemin. Il s’était débarrassé de sa maudite montre en la donnant au Comte Léminute qui passait par là, reléguant ainsi sa folie de la « course-au-temps » à son prochain…
Le chat Pitre, alerté par les cris de rage du Comte, jurant de ne pas être à l’heure à son rendez-vous, vint en curieux suivre la scène.
Ces petites bêtes pas si bêtes entouraient à présent Alice dont le cœur avait repris son rythme normal. La journée prenait fin. Au loin, on pouvait voir un feu de cheminée venant d’un foyer où l’on avait le temps de prendre son temps. Qu’y avait-il à dîner pour ce soir?