Category: Peinture

Elvis »

elvis_presley

Il y a tout juste quarante ans, Elvis Presley disparaissait.
Ses ventes de disques, sa popularité et sa légende sont toujours intactes et aujourd’hui 16 août, 50 000 fans sont attendus à Graceland, sa célèbre résidence à Memphis dans le Tennesse.
Il y a quelques années déjà, j’avais réalisé ce portrait du chanteur à mon retour des États-Unis.
Eternel…

« Art History in Contemporary Life » »

Alexey_Kondakov_6

Alexey Kondakov, directeur artistique ukrainien, a transposé des personnages de peintures classiques dans des photographies illustrant la vie quotidienne à Kiev en Ukraine, dans la rue, le métro ou le bus, puis dans une nouvelle série qui prend comme toile de fond la ville de Naples.
Ces séries combinent parfaitement les personnages peints avec les clichés de l’environnement moderne et crée des juxtapositions accrocheuses. Avec une connaissance magistrale de la manipulation photo et de la lumière, Kondakov est capable de produire des images aux illusions parfaites. Deux cultures opposées avec un certain sens de l’ironie, qui s’inscrivent ainsi dans une démarche artistique postmoderne.
On retrouve ici le peintre français William Bouguereau, le romantique italien Francesco Hayez, le baroque Nicolas Régnier ou encore Francesco Furini…
Cette série s’appelle Art History in Contemporary Life.

Alexey-Kondakov-Train

Alexey_Kondakov

alexey_kondakov

alexey_kondakov

Alexey-Kondakov-Le-chant-des-anges

nouveaux-personnages-peinture-classique-Alexey-Kondakov

alexey_kondakov

alexey_kondakov_3

alexey_kondakov_4

alexey_kondakov_5

alexey_kondakov_6

alexey_kondakov_7

alexey_kondakov_8

« Ceux de chez nous » »

« Je rêvais d’une encyclopédie nouvelle… ». En 1915, Sacha Guitry a filmé « selon ses goûts » les plus grandes personnalités de son temps en réaction à une proclamation des intellectuels allemands exaltant la culture germanique. Il les capte « dans leurs attitudes les plus familières, c’est-à-dire au travail, chaque fois que cela fut possible ».
On y découvre Edgar Degas, Claude Monet, Auguste Renoir (et son jeune fils Claude Renoir), Octave Mirbeau, Auguste Rodin, Anatole France, Edmond Rostand, André Antoine, Sarah Bernhardt, Jane Faber, Camille Saint-Saëns…
La version muette de 1915 durait 22 minutes. Elle était destinée à être projetée accompagnée d’une « causerie familiale faite par l’auteur ». En 1939, Guitry en fit une version sonorisée, avec commentaire, dans laquelle il ajouta les plans de son père Lucien Guitry qui ne figuraient pas dans la version originale.  « Ceux de chez nous », la version finale remaniée en 1952 dure 44 minutes, avec des plans de Guitry dans son bureau, qui présente et commente les images.

Ce qui est intéressant dans les extraits ci-dessous, au-delà du fait que ces films datent tous de plus de 100 ans, c’est de découvrir les visages de Rodin, Renoir, Monet… chez eux, dans leurs ateliers ou dans la vie quotidienne. Chacun de ces films courts et muets ont quelque chose de magique car ils nous offrent le privilège d’assister à des instants révolus mais néanmoins éternels.

Le complexe de Mona »

mona_lisa

Alors que je ne m’y attendais pas, Mona ouvrit la bouche pour casser son énigmatique sourire et me dit :
– S’il vous plaît… dessine moi des sourcils.
– Hein !
– Dessine moi des sourcils.
Elle m’expliqua qu’elle était admirée chaque jour, sauf le mardi, depuis tant de temps et qu’elle a toujours eu ce complexe de ne pas avoir de sourcils.
Elle rajouta en haussant les épaules que personne ne s’en rendait compte mais qu’elle n’a jamais été très à l’aise sans ce détail et se sent un peu ridicule par rapport à ses amies d’à côté.
Une mèche de cheveux tomba sur ses épaules qu’elle remit en place d’un geste gracile et me tendit son front.
– S’il te plait…
Je pris mon pinceau et dessina délicatement les sourcils désirés. Ses yeux brillaient.
Une fois la tâche terminée, après un soupir d’aise et un coup d’œil sur son décolleté, elle remis son sourire sur ses lèvres et s’immobilisa de nouveau en prenant la pose.
Mona souriait…

Première lettre »

garcon_a_la_coccinelle

Ce soir je suis né.
Une dernière touche de lumière pour éclairer le blanc de mon œil, et puis un blanc de Titane mélangé délicatement à une pointe de bleu de Prusse et me voilà avec le regard vif, prêt à regarder la vie qui s’offre à moi. La dernière touche m’a-t-il murmuré. Mon peintre avait bien écrit un petit texte plein d’amour à mon égard, qui m’a tendrement ému et amusé… Oui, il y eu des jours et des nuits de face à face, à résister, à se battre, à s’entendre et à se désaimer… C’est rempli d’émotion que j’écris à mon tour mes premières lignes, moi qui n’étais rien il y a encore une semaine, à peine une idée esquissée dans un esprit en liberté. On ne nous laisse jamais la parole à nous autres, les sujets peints, et pourtant…
Ni lui ni moi ne savons ce que je deviendrai… Nous serons séparés un jour, c’est certain, mais notre rencontre inattendue un soir de printemps, à coups de crayon et de pinceaux restera gravée, ou plutôt peinte, dans ma mémoire de papier. Je ne suis pas triste et aucune larme ne pourra délaver les couches de lavis posés là sur mes joues. Peut-être mélancolique, je ne me connais pas encore très bien.
Ce soir je suis né. Je serai bientôt exposé à d’autres yeux, qui me scruteront, me critiqueront… On m’aimera, on me détestera peut-être ou bien je laisserai indifférent, mais je resterai droit, sans jamais fléchir. Car peu m’importe les critiques, seul son regard à lui m’est vital puisque c’est lui qui m’a porté jusqu’à vous.

Le garçon à la coccinelle.

« Bruegel. Le moulin et la croix » »

Film de Lech Majewski qui est sorti la semaine dernière…
Avec Rutger Hauer, Charlotte Rampling, Michael York…
Synopsis :
Année 1564, alors que les Flandres subissent l’occupation brutale des Espagnols, Pieter Bruegel l’Ancien, achève son chef d’œuvre « Le Portement de la croix », où derrière la Passion du Christ, on peut lire la chronique tourmentée d’un pays en plein chaos.
Le film plonge littéralement le spectateur dans le tableau et suit le parcours d’une douzaine de personnages au temps des guerres de religions. Leurs histoires s’entrelacent dans de vastes paysages peuplés de villageois et de cavaliers rouges. Parmi eux Bruegel lui-même, son ami le collectionneur Nicholas Jonghelinck et la Vierge Marie.
Un voyage étonnant au cœur du travail de l’artiste…

Bande-annonce :


BRUEGEL, LE MOULIN ET LA CROIX : BANDE-ANNONCE HD par baryla

Diego Rivera sur Google »

Ce matin, si vous avez fait des recherches sur Goggle, vous avez pu remarquer que le logo affichait une fresque avec un échafaudage, en hommage à Diego Rivera,  né un 8 décembre (1886)
Si vous cliquez sur le logo, vous aurez tous les renseignements à son (vaste) sujet.

Beaux rêves »

22 heures.
Bonne nuit à toutes et tous,
faites de beaux rêves, remplis d’histoires formidables et irréelles
et passer ainsi la plus belle des nuits…

Le chat buissonnier »

Voici un nouveau texte qui accompagne un tableau vendu, pour en expliquer son sujet :

« Voici un tableau peint pour une exposition en duo avec Nathalie Guet Desch.
Nous avons travaillé en parallèle avec facilité, nos sujets étant assez proches. Mais pour ce tableau, si l’on retrouve la douceur des sculptures de Nathalie, j’ai voulu des formes généreuses pour les deux sujets.
Le chat joue avec la mèche de cheveux de la femme qui joue avec la queue du chat, un cercle qui amplifie la construction du tableau tout en rondeur. Le décolleté sert d’encadrement à la scène. Le format carré a été choisi pour cadrer cette ronde. Les papillons symbolisent la légèreté, parce qu’on peut être à la fois ronde et légère, c’est la nature qui décide ! La nature qu’on retrouve ici avec les fleurs dans les cheveux, les motifs de la robe et le branchage en collier. »

Eléonore d’Or »

On me demande souvent d’expliquer mon travail. Et parfois de le faire par écrit, comme c’est le cas pour cet tableau qui a été vendu dernièrement. Voici le texte qui l’accompagnait.

« J’ai voulu un monochrome or, composé d’un mélange de différentes matières dorées, papiers divers, et peinture, de façon à ce que la lumière joue avec, pour un scintillement changeant. Selon son éclairage, il brille différemment.
Cet or est construit pour mettre le personnage en valeur, avec cette peau blanche qui se détache du fond qui peut parfois devenir sombre.
Il m’a semblé que ce jeu de lumière qui éclaire Eléonore serait idéal pour cet hommage à la peinture du Gustav Klimt que j’admire depuis l’enfance, et qui perdure encore aujourd’hui.
Le titre du tableau fait partie du sujet, et le jeu de mot autour de l’or renforce cette idée du monochrome. »

Image © Christophe Renoux

Le baigneur »

bain

Ce matin, dans la boîte aux lettres de Valentin, le facteur glissa une lettre parfumée.  A sa vue, le jeune homme sourit. Il s’empressa de rentrer dans sa cuisine, prit un couteau dans le tiroir gauche de son meuble, tira une chaise pour s’assoir et glissa la lame dans l’enveloppe pour l’ouvrir sans l’endommager. Des confettis multicolores en sortirent, s’envolèrent dans la pièce et le rire de Valentin raisonna jusque dans la vaisselle empilée sur l’étagère. Après la lecture de ce court message, il s’adossa contre sa chaise, la lettre entre les doigts. Son cœur battait fort. Un confetti rouge glissa de sa chevelure jusqu’à sa lèvre inférieure.
Il se leva brusquement et alla se faire un café fort. Très fort.
Ses vêtements glissèrent un à un sur ses chevilles, il prit la lettre et la tasse à café, et c’est nu qu’il traversa la maison pour rejoindre la salle de bain à l’étage supérieur, le corps droit pour ne pas renverser le liquide odorant. Le plancher craqua sous ses pieds nus.
Il se fit couler un bain, relut la courte lettre et resta assis sur le bord de la baignoire, en attendant que l’eau la remplisse, l’air un peu rêveur…
Valentin remit le courrier dans son enveloppe qu’il cala sous le canard jaune de son enfance et posa son café à côté.
Quelques instants plus tard, son corps tenta de plonger dans l’eau bouillante. Un peu trop chaude, mais qu’importe. Résister. Il se tenait en équilibre sur les bords de la baignoire pour ne pas s’immerger trop vite. Habituer le corps à cette chaleur inhabituelle. Peu à peu, il entra les jambes, les cuisses, les fesses, et enfin le corps tout entier… Et si le sang bouillait ? Valentin rougit.
Mais la chaleur l’anesthésia, et ses pensées s’envolèrent peu à peu. Il rêvait, les yeux fixés sur ses pieds. Sa lettre, cette nouvelle, ce nouveau bonheur à venir…
Il oublia son café.

Hold Your Horses »

Voici le nouveau clip du groupe parisien Hold Your Horses, réalisé par la boîte de production L’Ogre. Il met en scène les membres du groupe dans des tableaux mythiques allant de La Cène de Léonard de Vinci aux sérigraphies d’Andy Warhol, en passant par Frida Kahlo et Gustav Klimt. De quoi réviser son histoire de l’art de façon originale ! Belle idée et belle réalisation.

Romeo et Juliette »

frankdiksee3

Peinture de Frank Diksee

« Minotauromaquia » »

minotaur

Picasso au cœur du labyrinthe de la création, à la rencontre de son œuvre et luttant contre ses démons…
« Minotauromaquia ». Brillant court métrage de Juan Pablo Etcheverry (2004) qui a reçu une multitude de récompenses. A visionner ci-dessous…

juanpabloetcheverry

Juan Pablo Etcheverry est né à Montevideo (Uruguay) en 1975. Il a étudié les beaux-arts à l’Université de Barcelone et a travaillé dans le domaine du multimédia comme réalisateur, scénariste et monteur.
Le site de l’artiste : ICI

Keith Haring par Leibovitch »

Magnifique idée ! Fallait oser, la photographe Annie Leibovitch l’a fait en 1986.

keith_haring

Madame X »

stevenmeisel1madamex1

Nicole Kidman photographiée par Steven Meisel en 1999, et Madame X peinte par John Singer Sargent en 1884.

Petite histoire de ce célèbre tableau…
1884. Sargent est un peintre américain vivant à Paris, très apprécié par le public et la critique. Cette année là, il peint le portrait de Madame Pierre Gautereau qu’il avait poursuivie pour obtenir la chance de la peindre. Sargent écrit à l’une de leurs connaissances communes :
« J’ai grand désir de peindre son portrait et j’ai raison de croire qu’elle le permettra et s’attend à ce que quelqu’un propose un tel hommage à sa beauté. … Vous pouvez lui dire que je suis l’homme d’un prodigieux talent »

Il lui faut toute une année pour achever le portrait.
Ci-dessous, la première version du tableau de Madame Gautreau, avec son fameux décolleté, sa peau si blanche et son port de tête altier, et surtout cette bretelle tombée sur son épaule. Audacieux et sensuel.

madamexorigine

Sargent l’expose au Salon des Beaux-Arts et déclenche immédiatement des réactions si négatives et violentes qu’il décide de quitter la France pour s’exiler à Londres. Il remet en place la bretelle pour tenter d’apaiser le scandale, mais le mal est fait. Les commandes françaises se tarissent et il écrit à son ami Edmund Gosse en 1885 qu’il envisage d’abandonner la peinture pour la musique ou les affaires.
Une carrière de peintre défaite pour une simple bretelle…
A propos de Madame X, il écrira en 1915 « Je suppose que c’est la meilleure chose que j’ai faite »
Il conservera cette peinture fièrement exhibée dans son studio de Londres jusqu’à ce qu’il la vende au Metropolitan Museum of Art de New York en 1916, quelques mois après la mort de Madame Gautreau.

Le photographe Steven Meisel aurait peut-être du faire glisser la bretelle sur l’épaule de Nicole Kidman, histoire de boucler la boucle, et de redonner à Madame X l’image originelle et sensuelle voulut par le peintre.

atelier-sargent

 

Du croquis au tableau »

croquis11colombine1

Variation sur le même thème »

Il y a des sujets que j’aime à reprendre régulièrement. Un même thème, pour voir comment évolue mon travail et puis parce qu’il y a mille façons de travailler un même sujet.
C’est le cas pour ces deux monochromes blancs, avec un garçon roux. « Le petit tailleur » et « Le jeune poète ». Jouer avec les gammes de blancs et gris, ajuster la couleur en fonction des cheveux orangés…
Deux années séparent ces peintures et ce n’est pourtant pas le même tableau.
« Le petit tailleur » et son bouquet de fleurs blanches. Fleurs qu’on retrouve dans la seconde pièce en motifs sur le fauteuil. La couleur « gris-bleu » du même fauteuil était celle du mannequin de couture. Les deux petits carrés d’interrupteurs graphiques chez le petit tailleur, qu’on retrouve en sucre chez le poète…Sur la table ronde, rien n’a bougé, un verre, une lettre, une tasse à café. Mais notre « jeune poète » griffonne des vers de Rilke sur un papier. A moins que ce ne soit le contenu du courrier ? Peinture inspirée du livre « Lettres à un jeune poète ».

Deux tableaux pour un même thème, deux histoires qui ne se ressemblent pas.

petitailleur2jeunepoete

Du croquis au tableau »

On me commande régulièrement des tableaux avec un thème, ou un format spécial, pour une occasion particulière ou pour s’offrir, tout simplement…
Là, on me demande une dame un peu ronde, avec un chat. Liberté dans la pose et les couleurs…
Je viens de le terminer. Cadeau de Noël à mettre sous le sapin.
Quelques esquisses pour mettre en place les éléments, un croquis abouti à envoyer pour valider le projet, et en route pour la peinture définitive que voilà !

croquis1damechat4

Un artiste au travail »

Observons Michel Julliard au travail, avec cette belle vidéo.
Entendre le bruit de la plume qui gratte le papier…