Le monde s’est dédoublé

« …Regarde derrière les nuages
Il y a toujours le ciel bleu azur
Qui lui vient toujours en ami
Te rappeler tout bas
Que la joie est toujours à deux pas
Il m’a dit prends patience
Mon amie prends patience
Vers un nouveau rivage
Ton cœur est emporté… »

« Le monde s’est dédoublé. » C’est beau, et c’est porté par la voix puissante et magnifique de Clara Ysé

Letters to Bach

La chanteuse israëlo-américaine Noa, belle et indispensable militante pour la paix, possède un de mes tableaux qui la représente en mère et enfant, avec une colombe pour veiller sur cette maternité mais aussi sur notre monde un peu trop blessé et malmené. Surprise en regardant cette vidéo promotionnelle pour annoncer son merveilleux travail autour de Bach ! « Letters to Bach. »
Elle m’avait bien confié, après un concert, que ce tableau était en bonne place dans son salon, et bien on peut le deviner par ici, dans son cadre noir, entre elle et son guitariste Gil Dor.
Un peu ému et fier aussi…

Tamino

Le théâtre de Gleizé nous régale une nouvelle fois avec une belle programmation. Parmi les artistes invités, il y aura TAMINO. Un jeune homme… comment dire ? Tellement… Tellement… Enfin… Bref, il faut écouter pour voir et ressentir. Frissons garantis.
Et surtout il faut aller le voir en vrai si vous êtes dans la région, le 13 novembre.

 

Jacques Higelin. Monté au ciel

Après « Tombé du ciel », il y retourne, avec les étoiles pour compagnes.
Un grand poète nous quitte. Tristesse…

« Sur la terre des damnés, solitaire,
Étranger aux vérités premières énoncées par des cons,
J’avais touché le fond de la misère
Et je crie, et je pleure, et je ris au pied d’une fleur des champs,
Égaré, insouciant dans l’âme du printemps, cœur battant,
Cœur serré par la colère, par l’éphémère beauté de la vie. »
(« Tête en l’air »)
« Et dis-toi qu’il n’y a pas de plus grand malheur que de laisser mourir le rire dans ton cœur »
 

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Tamino

De la douceur qui réchauffe en plein cœur d’un hiver glacial…
Tamino, surnommé « L’ange ténébreux ». A 21 ans, ce garçon est déjà un grand, son « Habibi » le prouve comme les autres titres de son trop court premier EP. C’est un peu comme si un petit frère de Louis Garrel avait avalé Jeff Buckley et Radiohead à la fois, mais ses origines belges et égyptiennes font que son style n’appartient qu’à lui. Envoûtant ? Renversant ? Sans doute les deux à la fois.

Elvis

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Il y a tout juste quarante ans, Elvis Presley disparaissait.
Ses ventes de disques, sa popularité et sa légende sont toujours intactes et aujourd’hui 16 août, 50 000 fans sont attendus à Graceland, sa célèbre résidence à Memphis dans le Tennesse.
Il y a quelques années déjà, j’avais réalisé ce portrait du chanteur à mon retour des États-Unis.
Eternel…

« Les oiseaux rares » 2017

J’avais envoyé il y a bien longtemps sur un courrier destiné à Michèle Bernard un petit dessin sur l’enveloppe fait avec vignette de souche de timbres. Une minuscule illustration qu’elle a repris pour en faire le logo des « Oiseaux rares » et qu’elle décline depuis des années de belle façon. J’aime particulièrement l’affiche de cette nouvelle saison.
Allez y faire un tour, que de talents se réunissent à Saint-Julien-Molin-Molette !

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Les oiseaux rares : 14e édition !!

Stage-festival chanson organisé par l’association « Musiques à l’Usine »
Saint Julien Molin Molette / Pilat – Loire

– Mercredi 26 juillet 2017 une SCÈNE OUVERTE au public aura lieu dans la salle des fêtes de St Julien Molin Molette : une occasion de partager le plaisir de chanter.

– Vendredi 28 juillet 2017 spectacle « VEAUX, VACHES, COCHONS,… Z’HUMAINS »
Spectacle que Michèle Bernard et les intervenants du stage : Anne Sylvestre, Rémo Gary, Elisabeth Ponsot, Claudine Lebègue, Hélène Grange ont imaginé cette année.
Une fois de plus, ils seront plus d’une centaine à participer au stage de création et d’interprétation de chansons organisé par l’association « Musiques à l’Usine ».
Ils, ce sont des chanteurs amateurs ou en voie de devenir professionnels, voire professionnels.
Ce sera une occasion renouvelée d’écouter et de découvrir des chansons interprétées individuellement, des chansons polyphoniques (à plusieurs voix mixtes) proposées par Michèle Bernard et chantées par le grand chœur de 100 participants.
Avec les musiciens Jean- Luc Michel, Jean-Pierre Caporossi, Emmanuel Le Poulichet, Jeanne Garraud, Nicolas Frache, Julien Delooz et toute la fine équipe de Musiques à l’Usine.
Spectacle présenté sur la place aux 6 fontaines.

Retrouvez-nous sur notre site : www.musikalusine.fr

Vincent Delerm. Photographies

Elle : « Je ne savais pas qu’il était drôle comme ça Vincent Delerm !
Lui : Mais moi non plus, il est génial ! »
Paroles échangées par un couple juste devant moi, hier pendant le concert de Vincent Delerm à Lyon.
Ils ne savaient pas que leurs cœurs allaient chavirer quelques instants après, à la lecture de la lettre qu’adressa Léonard Cohen à sa Marianne préférée, quelques jours après sa disparition. Parce que c’est ça un concert de Vincent Delerm, on passe du rire aux larmes à chaque instant, on est surpris par la scénographie et séduit par les histoires qu’il nous raconte entre deux chansons. Il nous chamboule le cœur et les sentiments. Et quand on sort de ces deux heures généreuses, on peut trouver ses livres. Parce que Vincent Delerm est aussi photographe, de talent, et qu’il accompagne ses clichés par de délicieux textes. Des textes qui ressemblent à ses chansons. Forcément.

vincent_delerm_photographies

Parallèlement à son nouvel album « À présent », Vincent Delerm est dans les librairies avec trois livres qui allient photographies et textes (Editions Actes Sud)
On y trouve des photos comme lui seul sait prendre, avec ses cadrages singuliers et l’œil aiguisé pour voir les petits détails du quotidien.
Le premier, L’été sans fin, titre emprunté à Etienne Daho, réunit un ensemble de photographies prises pendant les vacances. Plage, sable, espadrilles, parasol, océan, location… Chacune d’elles est accompagnée d’une légende, juste, drôle et touchante. Quelques mots bien choisis qui nous parle de moments qu’on a tous vécu un jour.
Le deuxième livre, C’est un lieu qui existe encore, retrace la jeunesse de son grand-père maternel à partir d’entretiens réalisés avant sa disparition. Depuis son enfance jusqu’à la naissance de sa fille, il lui rend un touchant hommage en photographiant les lieux où l’homme est passé, sur fond de Seconde Guerre mondiale.
Enfin, le dernier livre, Songwriting, évoque la route, les tournées, en plusieurs chapitres : Writing, Meeting, Recording, Travelling, Walking, Sleeping, Singing. Chambres d’hôtels, repas d’après concert, trains, salles de spectacle, textes de chanson, portraits de ses amis, Alain Souchon, Jeanne Cherhal, Albin de la Simone, Alain Chamfort… On entre là dans l’intimité d’une tournée.

« La photo, c’est la case manquante, ma façon d’exprimer ce que je ne peux pas décrire en chanson » dit-il.

Après ces deux précédentes publications, « 23 janvier-18 juillet 2009 » et « Probablement », voici une belle trilogie pour se plonger dans les images et les mots d’un poète du quotidien.

Michèle Bernard. Tout’manières

A 8 jours de Noël, ça fait du bien d’entendre cette si belle chanson réaliste, qui nous trotte dans la tête bien après son écoute. Tout’manières.
Indispensable Michèle Bernard !

A lire, cette élogieuse critique de Valérie Lehoux concernant son dernier album, indispensable lui aussi pour retrouver le gout des belles choses :
« Il y a des disques, des livres, des films qui réchauffent. Redonnent un peu confiance en une humanité désespérante et désespérée. Il y a des oeuvres qui émeuvent et consolent. L’album de Michèle Bernard (son premier pour adultes depuis dix ans) est de cette trempe-là. Bouleversant par sa grâce, sa lucidité généreuse, son refus de se résigner. Illuminé de sa voix chaude, cuivrée et claire. En quatorze chansons aux allures de rengaines populaires ou d’échappées polyphoniques, la voici qui nous dit l’urgence d’aimer… et le monde tel qu’il va, de guingois. La société numérisée dont elle n’a pas rêvé (Yvette). Les chewing-gums collés aux trottoirs, petits cailloux de nos destins fugaces. La Syrie crucifiée, abordée à travers la douceur regrettée du savon d’Alep… C’est d’ailleurs le grand art de Michèle Bernard : parler du plus modeste pour exprimer le plus grand. Evoquer une chanson de Graeme Allwright pour interroger sa génération — celle qui a fait 68 — sur ce qu’elle est devenue. Et puis, dans ce monde si peu égotiste, il y a les amis. Ceux qui sont partis (la comédienne Michèle Guigon, le musicien Jean Pacalet) ; ceux qui aident à avancer : Anne Sylvestre, grande soeur d’âme et de musique, qu’elle invite sur un duo reconnaissant (Madame Anne). Autant dire que tout est délicieux. Contemporain, aussi, dans le propos, et d’une grande élégance avec ces arrangements où l’accordéon, le piano, la contrebasse se taillent la plus belle part. Pourtant, Michèle Bernard ne sera pas à la mode. Pas démodée non plus. Depuis quarante années, elle est au-delà, traçant un chemin à elle, à part. Et sur ce chemin-là, on la suit avec ravissement. »