Reines des Prunes

Cette année, les deux pruniers du jardin ont décidé d’être généreux. Un peu trop même!
Les vents de ces derniers jours ont fait tomber 15 kilos de fruits à terre. Mais qu’en faire? Une fois avoir donné quelques kilos aux voisins, mis de la compote au congélateur, ne reste qu’à faire de la confiture…
Ce dimanche a été très occupé à cette tache.
Je termine ce matin les finitions, avec toujours les petits dessins sur les coroles des pots. Cette fois-ci c’est une série de « Reines des Prunes ».
Le pire dans l’histoire, c’est qu’il reste autant de fruits sur les arbres!

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Cailloux

Voici mes cailloux peints….
« Un cœur à prendre », « Hélène la semeuse de pollen » et « La Fleur de mon secret ».
Ce sont les trois premiers, il y en aura d’autres. Ce sera en fonction de leur découverte. Comment seront les prochains? Quel lieu, quelle forme, quelle histoire?
Souvenez-vous, je vous avais appris que les cailloux chantaient…

cailloux

Le bateau de papier

Écrit et jouée par Sandrine Gelin et Claudine Lebègue, cette pièce pour petits et grands est une petite perle.
« L’Attendeuse » et « la Bougeante » vont à travers un voyage initiatique fait de peurs, de mensonges, de fou rires, de solitude, de différences en malentendus, de lâchetés en héroïsme, se retrouver sur un même chemin.
Elle fut longue la route….
Si ce « bateau de papier » vogue par chez vous, ne le ratez pas…

Le bateau de papier
envoyé par claudinelebegueClip, interview et concert.

Le chant des cailloux

Au cours de mes promenades, où que je sois, je ramasse toujours des branches, des petits bois aux formes particulières, des capsules ou des canettes rouillées, et aussi des cailloux.
Cailloux peu ordinaires, ou bien qui me parlent. Oui, le cailloux parle. Lorsque j’en repère un, différent des autres, il semble me crier « Emporte-moi! ».
Et c’est ainsi que tous ces cailloux crieurs se retrouvent à la maison. Ils viennent parfois d’Egypte, du Mexique ou d’Inde, n’ont aucune valeur apparente mais pour moi, ils sont précieux.
J’aime celui trouvé il y a 25 ans à Vérone, dans la cour de Juliette qu’un Roméo a peut-être jeté à son balcon ; la petite pierre blanche avec un trou au centre et roulée par la mer jusqu’à cette plage Grecque ; celui qui a une forme d’oiseau venu d’une montagne en Corse ; et puis le dernier, venu d’Abou Simbel, petit cailloux à la blancheur éclatante que les premiers rayons du soleil me révélèrent.
Certains ont servi de support à des artistes et j’aime à croire qu’ils s’entendent à merveille.
A moins qu’ils ne soient jaloux « Toi, tu as été décoré, et pas moi…. »
Non, un cailloux ne parle pas.
Vraiment pas ?

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Boris Vian

« On dit de lui qu’il n’en faisait qu’à sa tête. On avait beau dire, il n’en faisait surtout qu’à son cœur », affirmait son ami Jacques Prévert.
23 juin 1959. Voilà 50 ans, jour pour jour que Boris Vian nous quittait.
Ecrivain, poète, parolier, scénariste, musicien, peintre, chanteur et éternel adolescent que les plus jeunes redécouvrent aujourd’hui…
Pour en savoir plus : Voir son site

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«
Le plus clair de mon temps, je le passe à l’obscurcir, parce que la lumière me gêne.»
L’écume des jours

La plage

Retour de Cannes. Soleil, plage, balade, lecture, tranquilité…
Tranquilité?
Voici un texte écrit sur la plage ces jours-ci, accompagné des croquis et notes prises pendant ce séjour.

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Cannes, vendredi 12 juin, 10h30

Pas trop de monde encore sur cette plage… Je m’avance et cherche une place, un peu à l’écart. Un couple âgé, à plat ventre sur leur serviette m’observe attentivement. Je me déshabille… chaussures dans le sable, bermuda sur les chevilles, tee shirt plié en quatre. Je mets en place ma serviette, et m’enduit de crème solaire. Imperturbable. Je sors mes carnets de notes, mes bouquins et m’allonge enfin. Les quatre yeux ne m’ont pas lâché. Que pensent-ils de mon maillot de bain fleuri?
A deux pas, s’installent à leur tour une mère, ses deux filles blondes et un bébé tout neuf de quelques mois, nommé Lili. Chargement énorme de glacières, serviettes, coussins, jouets en plastique spécial plage, un seau, une pelle, un râteau… Cette trop jeune demoiselle, qui reste en plein soleil sans protection, pousse des cris de joie. Sans fin… Les trois femmes parlent en chœur à l’enfant comme on parle généralement à tous les bébés de cet âge, c’est-à-dire de façon niaiseuse. Bizou-bizou, areuh-areuh… A peu près comme ce vieux monsieur au maillot de bain rétro parle à son caniche noir, en dépensant son peu d’énergie à lui courir après. Il salue un autre vieux monsieur que je n’avais pas remarqué jusqu’ici. Et pourtant! Bedonnant et très poilu, marron-foncé-tendance-grenat pour la couleur, enfoncé dans une chaise de camping rouge, il lit son journal avec une casquette vissée sur le crâne. On peut y lire en lettres dorées : « NY city ».
A l’opposé, une vieille femme, très sèche, brûle sous le soleil. Si elle cherche à bronzer davantage, je crois que c’est impossible, elle est carbonisée!
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Pas glop!

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Aujourd’hui, j’ai fleuri le devant de ma maison, pour avoir des couleurs et des belles choses à voir .
Comme j’étais content du résultat et qu’il faisait beau, j’ai pris cette 1ère photo à 14h30.
A 18H30, on me volait la belle plante que j’adorais, juste sous ma boîte aux lettres! On a emporté la plante et sa terre, on me laisse le pot cassé en deux.

Pas glop, pas glop!

Conversation

Texte écrit par mon amie Françoise Casile, pour le bulletin de l’Association des Amis d’Isabelle Adjani, en 1993. Comme le jeu des interviews ne me plait guère et qu’elle me connait si bien, elle écrivit ce texte sans mon aide. Un texte qui change des questions-réponses classiques, et que j’aime beaucoup.

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« J’ai rendez-vous avec un peintre.
On m’a dit de lui que sa réserve est sans retenue. Interrogateur interrogé, je m’interroge sur la façon de l’aborder dans ce salon où nous devons nous retrouver. L’endroit ressuscite en moi la phrase de Baudelaire : « Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées où git tout un fouillis de robes surannées. »

Illuminée par ce vieux refrain, je décide de me glisser dans la peau « tissulaire » d’un canapé converti aux dimensions de mon imaginaire : entendre et raconter. Comme une tranche de vie silencieuse et secrètement animée, où je goûterais, distante et paradoxalement avenante, à tous les plaisirs. Où j’écouterais, muette, les confessions d’un enfant de l’Art.

Alors, si l’inconnu vous attire, glissez-vous avec moi dans mon délire d’une vision, sublimée par la transcription poétique de mes propos soliloques.

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