Sortie aujourd’hui du premier film de Mathieu Demy, « Americano ».
Il s’est amusé à truffer son film de références personnelles qui sont là pour son plaisir et pour le notre, sans conséquence pour la compréhension du film. Il y a une Lola, en hommage à son père Jacques Demy, et puis il y a des images de lui enfant, jouant dans « Documenteur » tourné par sa mère Agnès Varda, qui enrichissent le film. Entre autre… Comme on les aime tous dans la famille, le film sera forcément beau et émouvant.
Synopsis :
Martin vit à Paris avec Claire. Leur relation est dans une impasse. Lorsqu’il perd sa mère, restée en Californie, Martin doit retourner dans la ville de son enfance pour s’occuper des formalités liées à son héritage.
Arrivé à Los Angeles, il retrouve Linda, une amie de la famille, qui le mène jusqu’à l’appartement de sa mère, dans un quartier qu’il a bien connu lorsqu’il vivait avec elle. Des images de son enfance refont alors surface, et le troublent. Incapable d’affronter cette épreuve, il fuit vers Tijuana où il s’égare sur les traces de Lola, une jeune femme mexicaine qu’il a connue jadis, et qui a depuis occupé une place importante dans la vie de sa mère. Il la retrouve à l’Americano, un club dans lequel elle danse tous les soirs… Mais pour faire son deuil, Martin va devoir revisiter son passé.
Avec Mathieu Demy, Salma Hayek, Géraldine Chaplin, Chiara Mastroianni, Carlos Bardem.
On connait ces fameux portraits de la Divine Greta Garbo, forcément magnifique !
En novembre 2004, Robert Wilson s’est amusé à retrouver cette ambiance Hollywodienne avec Isabelle Huppert, en s’inspirant de la photo originale d’Edward Steichen, prise en 1928.
Le photographe s’est attelé à la « peinture » de portraits de célébrités (travail avec Brad Pitt, Winona Ryder, Jeanne Moreau, Juliette Binoche…) Ce ne sont pas des images figées mais des portraits vivants, bien qu’ils soient presque immobiles et filmés dans un plan séquence de 3 à 12 minutes.
« L’idée, c’est qu’au premier regard, il n’y ait pas de mouvement. Mais au bout d’un moment, vous pouvez voir un petit mouvement. C’est comme si une nature morte prenait vie » explique Robert Wilson. Commandées pour être diffusés à la télévision, les portraits peuvent aussi être diffusés sur de grands écrans, lors d’installations dans des musées et des galeries d’art.
Michelle Williams. La voilà en tête d’affiche de « My week with Marilyn » de Simon Curtis, incarnant l’icône de toutes les icônes.
Un biopic sélectif puisque le film se concentrera sur une période très précise de la vie de Marilyn Monroe : le tournage du film de Laurence Olivier « Le prince et la danseuse », durant lequel la comédienne entra en conflit avec son réalisateur et partenaire, et se lia d’amitié avec l’assistant d’Olivier, Colin Clark. Le film s’inspire du livre éponyme de Colin Clark.
Michelle Williams y donnera la réplique à Kenneth Branagh (Laurence Olivier), Eddie Redmayne (Colin Clark), Dominic Cooper (Milton Greene, associé de Marilyn), Emma Watson (Lucy, une assistante costumière), Judi Dench (l’actrice Sybil Thorndike) et Derek Jacobi (Sir Owen Morshead, bibliothécaire du château des Windsor). Julia Ormond et Dougray Scott devraient eux aussi rejoindre la distribution pour camper respectivement Vivien Leigh et Arthur Miller.
La date de sortie est prévue le 23 novembre prochain aux USA.
L’un peint la beauté, les doigts trempés dans les gouaches ; l’autre la cultive, les mains plongées dans la terre.
L’un est le patron, l’autre l’employé. Après le travail, ils parlent. Entre les salades qui montent et les « belles fesses » des citrouilles, le peintre et le jardinier se rencontrent, se trouvent. Un dialogue inattendu, moqueur et franc, empreint de simplicité et de tendresse, de gravité parfois, de profondeur toujours.
Ce soir à la télévision, « Dialogue avec mon jardinier ». Le film de Jean Becker tiré du livre d’Henri Cueco.
Avec Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin, Fanny Cottençon…
Synopsis :
Un peintre parisien ayant acquis une honnête réputation, fait un retour aux sources et s’installe au cœur de la France profonde pour prendre possession de sa maison d’enfance. Par annonce, il demande un jardinier pour s’occuper du grand terrain qu’il n’a ni le goût, ni le talent d’entretenir. Un homme se présente. Il sera le jardinier.
Le côtoyant au long des jours, le peintre découvre par touches impressionnistes un homme qui d’abord l’intrigue puis l’émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde…
« Il y avait quelque chose de spécial chez moi, et je savais ce que c’était. J’étais le genre de fille qu’on retrouve morte dans une chambre minable, un flacon de somnifères vide à la main. »
Marilyn Monroe, 1954.
C’est en 1954 que l’agent de Marilyn, Charles Feldman, contacta Ben Hecht pour lui demander d’aider l’actrice à écrire ses mémoires. À 28 ans, elle a déjà tourné une vingtaine de films, dont ses premiers succès « Niagara » et « Les hommes préfèrent les blondes« , et elle est lasse des inventions et potins des feuilles à scandale. Elle lui dicte les mots qu’il couche sur le papier… Pour des raisons personnelles, elle ne poursuivit pas ces séances de travail, mais confia le texte inachevé au photographe Milton Greene, son ami de toujours. Vingt ans après avoir recueilli ces feuillets, douze ans après cette soirée d’août où Marilyn s’est endormie à jamais dans la solitude de sa villa, Milton Greene décida de révéler au public ce que la star elle-même avait à dire…
Qui était Marilyn Monroe ? Une blonde un peu gourde qui pose nue sur des calendriers, sex-symbol et actrice ingénue ? Ou une jeune femme mélancolique, perfectionniste, cultivée, passionnée de littérature ?
Lire cette Confession inachevée, c’est se rapprocher d’elle, entendre sa voix bien reconnaissable dévoiler les deux faces de sa personnalité, raconter les étapes de sa brève existence.
D’abord Norma Jean, l’enfant dont la mère est internée, ballottée entre différentes familles d’accueil, puis la jeune fille qui crie son manque d’amour, son besoin constant d’attirer l’attention, et épouse le premier homme qu’elle fréquente. Enfin Marilyn, le sex-symbol qui côtoie et déteste Hollywood, avec ses ratés, ses dragueurs et ses escrocs, qui se heurte à la jalousie des femmes, mais qui reste lucide sur la tragédie de son milieu d’adoption. « À Hollywood, la vertu d’une jeune fille a beaucoup moins d’importance que le style de sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, pas sur le reste. Hollywood, c’est un endroit où on vous offre mille dollars d’un baiser et cinquante cents de votre âme. Je le sais, j’ai assez souvent refusé la première proposition et tenu bon pour les cinquante cents. »
Tiraillée entre les paillettes et les coulisses, entre la beauté et la souffrance, ce n’est pas qu’une fragile Marilyn qui se livre ici, mais aussi une observatrice lucide et intelligente.
Traduit par Janine Herisson / Préface de Joshua Greene
Editions : Robert Laffont
Parution : 13 octobre 2011
Format : 135 x 215 cm
Prix : 20 €
ISBN : 2-221-12743-9
Après Isabelle Adjani, ce sera au tour de la magnifique Juliette Binoche d’incarner Camille Claudel dans le prochain film de Bruno Dumont.
Le film se consacrera plus particulièrement à la période durant laquelle l’artiste fut internée, de 1913 (à l’âge de 48 ans) jusqu’à la fin de ses jours en 1943.
«Le film se déroulera durant la période où elle a été internée. Ce sera intéressant parce que ça parle d’une femme et de la création. Les femmes sont si créatives, pas seulement parce qu’elles ont des bébés, mais parce qu’il faut que l’on trouve un épanouissement en nous. Particulièrement autour de 40 ans» déclare l’actrice. On attendra avec impatience le résultat de cette rencontre prometteuse.
En attendant l’ouverture de l’exposition Romy Schneider, en novembre prochain…
Et puis l’un des moments les plus poignants du cinéma de Romy Schneider, dans « L’important c’est d’aimer » d’Andrzej Żulawski. 1975.
Une scène vue et revue tant de fois, mais tellement bouleversante !
Une actrice de cinéma contrainte de jouer des rôles ingrats se voit photographiée lors d’une scène qu’elle n’arrive pas à jouer.
Emotion.
Sortie aujourd’hui du film de Philippe Garrel « Un été brûlant ».
Avec Louis Garrel, Monica Bellucci, Céline Sallette, Jérôme Robart…
Synopsis : Paul rencontre Frédéric par un ami commun. Frédéric est peintre et vit avec Angèle, une actrice qui fait du cinéma en Italie. Pour vivre en attendant d’être acteur, Paul fait de la figuration. Sur un plateau, il rencontre Elisabeth qui est aussi figurante. Ils tombent amoureux. Frédéric invite Paul et Elisabeth à Rome.
Ressort sur les écrans aujourd’hui ce superbe film de Jerry Schatzberg datant de 1970 et sortit le 30 janvier 1972.
On retrouve Faye Dunaway, rayonnante et belle à faire peur.
Le synopsis :
Ancienne égérie de la mode, Lou Andreas Sand s’est isolée dans une maison au bord de l’océan où elle tente de vivre autrement, en se consacrant à la poésie et à la sculpture. Abîmée par la dépression et les excès, elle reçoit la visite de son ami photographe Aaron Rhinehardt qui est désormais cinéaste. Celui-ci est venu enregistrer des entretiens avec l’ancien mannequin en vue de réaliser un film sur sa vie. Au fil de son récit, Lou exhume les souvenirs de son ascension, puis de sa déchéance, qui s’organisent en un montage fragmentaire de faits réels et d’évènements fantasmés…
Voici la bande-annonce suivit d’un extrait du film :
Dans la rubrique « Ce soir à la télévision », suite… !
Après le très beau « Séraphine », vous pourrez voir sur la même chaîne « Musée haut, musée bas », de Jean-Michel Ribes, tiré de sa pièce de théâtre.
Une satire des milieux de l’art et de la culture, du genre de visiteurs qu’on peut trouver dans un musée et une certaine critique l’art contemporain aujourd’hui. C’est drôle et délicieux, à peine caricatural car on entend tellement de bêtises dans un musée !
La distribution est tellement éblouissante que je ne pourrais pas citer tous les acteurs, et c’est amusant de les découvrir au fur et à mesure des scènes.
On pourra retrouver un Fabrice Luchini en gardien épuisé par la beauté qui l’entoure, André Dussolier perdu dans une exposition de photographies de sexes masculins, Valérie Lemercier qui lance son « J’adore cette période qui va de Vinci à Warhol« , Isabelle Carré qui s’émerveille de tout… Tant de portraits croqués avec justesse par le Jean-Michel Ribes.
« Musée haut, musée bas », ce soir sur France 3 à 23 heures 20. (2008) Durée 95 minutes.
Il n’y a pas réellement de bande-annonce, mais des petits « teasers », en voici quelques uns mis bout à bout…
Ce soir à la télévision, ne ratez pas « Séraphine ». La vie de Séraphine Louis dite « de Senlis », peintre naïve, découverte par un collectionneur allemand après la Première Guerre. Elle peint sous l’ordre de son ange gardien dit-elle, qui guide son inspiration puisqu’elle n’a jamais appris.
Portrait de deux solitudes qui se tendent les mains, difficilement… D’un côté Séraphine, que son entourage considère à peine comme un être humain, et de l’autre le collectionneur, homosexuel et allemand dans la France de l’après-guerre.
Le film est sobre et touchant, avec des moments magiques, et une très belle lumière… Très peu de couleurs mis à part les tableaux de Séraphine qui illuminent l’écran. Yolande Moreau trouve ici un rôle à sa mesure, elle est émouvante, fragile et magnifique.
Quand l’art met des couleurs dans une vie âpre et difficile…
Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec Camille Claudel. Elles sont nées la même année, en 1864, et sont mortes à un an d’intervalle. Elles ont toutes les deux sacrifié leurs vies pour se jeter dans leurs créations sans jamais avoir été comprises.
Séraphine de Senlis est morte de faim en 1942, à l’hôpital psychiatrique de Clermont-de-l’Oise et Camille Claudel est morte de faim en 1943, à l’hôpital psychiatrique de Montdevergues, près d’Avignon.
Elles auront eu toutes les deux un film à la hauteur de leur talent pour les faire connaitre au plus grand nombre.
Connaissaient-elles l’existence de l’autre ? Elles auraient pu se rencontrer. Qu’auraient-elles partagé alors ? Je me le demande… et c’est beau à imaginer.
Voici la bande-annonce de « Séraphine », à voir ce soir sur France 3, à 20 heures 35 :
Ce soir à la télévision sur Arte, le film de Bruno Nuytten « Camille Claudel » (1988)
Tout a été dit sur ce film poignant qui a fait connaitre Camille Claudel au grand public grâce à Isabelle Adjani qui avait organisé une exposition de ses œuvres bien avant de l’avoir incarnée à l’écran. L’actrice qui tenait particulièrement à ce film y est renversante !
A revoir, encore, car les émotions sont toujours là, intactes et bouleversantes.
Sortie aujourd’hui du nouveau film de Christophe Honoré, « Les biens-aimés ».
Réflexion sur le passage de l’insouciance des sixties à la gravité des années 2000. Les personnages nous entraînent dans le Prague des années soixante, le Londres des années 80, le monde du 11 Septembre et le Paris d’aujourd’hui dans une œuvre singulière, mélancolique et romanesque.
Synopsis :
Dans les années 60, Madeleine quitte Paris pour rejoindre son nouveau mari Jaromil à Prague. L’arrivée des chars russes dans la ville marquera leur séparation et Madeleine rentrera en France. Dans les années 90, Véra, la fille de Madeleine, tombe amoureuse à Londres d’Henderson qui se sent incapable de l’aimer. Madeleine et Véra chantent à tour de rôle la fin du XXe siècle, avec une légèreté têtue, sans laquelle elles risqueraient bien de succomber.
Avec Catherine Deneuve, Ludivine Sagnier (Madeleine jeune), Milos Forman, Chiara Mastroianni, Louis Garrel, Michel Delpech, Paul Schneider.
Comme pour son film « Les chansons d’amour« , le réalisateur a confié la composition des chansons à Alex Beaupain.
Durée : 2h15
Voilà deux albums que je ne cesse d’écouter en ce moment, réjouissant pour les oreilles !
La bande originale du film « Le Chat du Rabbin ».
Musique sucrée et épicée, pour voyager… Il y a du piano (on pense à Satie), des violons, de la musique tzigane, des airs entrainant et joyeux.
Du baume pour le cœur…
Et puis il y a un album composé autour du film « Pourquoi tu pleures », par Benjamin Biolay. Exploration musicale qui se lit comme le journal intime d’un futur marié qui s’interroge.
Il y a des belles choses à écouter là aussi. Des reprises, avec « Mon amour, ma chérie », « Reste-moi fidèle« , « C’est magnifique »… Un très beau « You Have Changed » chanté par Ana Zimmer, « L’Homme de ma vie » par Sarah Adler, et son ambiance jazzy, et puis des compositions chantées par son auteur. Ce n’est pas « La superbe », bien évidemment, mais une parenthèse enchantée en attendant le prochain album.
…C’est pas la forme, pas la forme c’est juste le fond c’est pas la peine, pas la peine c’est trop profond…
Marilyn Monroe a posé en 1946 pour une publicité pour la crème Nivea.
On la retrouve ici au centre de la barque (Les photos sembleraient prises par Joe Jasgur)
Marilyn resta fidèle à la fameuse marque.
On sait que la nuit elle dormait avec quelques gouttes de Chanel n°5, mais le jour, elle utilisait du lait bronzant Nivea. La preuve en image avec la bouteille qui fut l’un des premiers produits créés par la marque pour se protéger du soleil.
Voici enfin la sortie du film « My little princess », réalisé par Eva Ionesco.
Avec ce conte autobiographique, quelle sera la vision de l’enfant sur le travail de sa mère, les scandales qui accompagnèrent ses clichés, son interrogation sur les limites de l’art et les relations entre une mère égocentrique et sa fille dévastée… « J’aimerais que mon film montre qu’on ne peut pas tout faire au nom de l’art », déclare Eva Ionesco.
Avec Isabelle Huppert, Anamaria Vartolomei, Denis Lavant, Jehtro Cave…
Durée : 1h45
Synopsis : Hannah et Violetta forment un couple hors du commun : Mère insaisissable et fillette en quête d’amour maternel, artiste fantasque et modèle malgré elle. Lorsqu’Hannah demande à sa fille si elle veut être son modèle, tout bascule dans la vie de Violetta qui vivait jusque là avec sa tendre grand-mère. D’une enfance banale elle devient égérie du milieu branché parisien…
Sortie aujourd’hui du premier film de Katia Lewkowicz, qui semble prometteur…
« Pourquoi tu pleures ? »
Avec Benjamin Biolay, Emmanuelle Devos, Nicole Garcia, Valérie Donzelli…
Bande-annonce :