César 2012 »
Par Christophe Renoux le 20 fév 2012 dans Cinéma | 0 Commentaires
Par Christophe Renoux le 20 fév 2012 dans Cinéma | 0 Commentaires
Par Christophe Renoux le 14 fév 2012 dans Cinéma | 1 Commentaire
14 février. L’amour, l’amour…
En 1967, un Maxence- Jacques Perrin peroxydé courait après une Delphine-Catherine Deneuve dans « Les demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy…
Je l’ai cherché partout, tout autour de la Terre
De Bali à Lima, des Cousettes aux Marquises
Du ciel de l’île de Sein, au ciel de lit d’Elise
Je l’ai couru partout et de partout j’espère
Le seul fait d’exister la rend incomparable
Le seul fait d’être là la rend plus désirable
Que mille filles nues, dans mille rêves fous
J’ai fait le tour du monde, je l’ai cherché partout…
En 1970, on retrouve le même couple et leur fol amour dans un autre film de Jacques Demy, « Peau d’Ane ».
Et la chanson « Rêves secrets d’un Prince et d’une Princesse ».
Ecrites par Michel Legrand, deux chansons idéales pour un tel jour non ?
. Je ne savais pas que tu m’aimais
. En êtes-vous certain désormais
. Il aura suffit d’un anneau d’or
. Il aura fallu qu’on nous jette un sort….
. Nous ferons ce qui est interdit
. Nous irons ensemble à la buvette
. Nous fumerons la pipe en cachette
. Nous nous gaverons de pâtisseries
. Mais qu’allons-nous faire de tous ces plaisirs
Il y en a tant sur terre…
Par Christophe Renoux le 12 fév 2012 dans Cinéma | 0 Commentaires
Extrait du magnifique film de Zabou Breitman « Se souvenir des belles choses ». Dialogue devant un tableau d’Odilon Redon, « L’ange déchu ».
Isabelle Carré, lumineuse comme jamais et Bernard Campan tout en subtilité.
Se souvenir de ce film…
Par Christophe Renoux le 3 fév 2012 dans Cinéma, Photographie | 1 Commentaire
Par Christophe Renoux le 25 jan 2012 dans Cinéma | 2 Commentaires
Par Christophe Renoux le 22 jan 2012 dans Cinéma, Photographie | 0 Commentaires
Marilyn Monroe photographiée par André de Dienes.
Fin d’été 1946. Malibu.
L’année 1946 est une année importante dans la vie de Marilyn Monroe.
Le 19 juin, elle se rend pour la première fois aux studios de la 20th Century Fox. Elle vient tout juste de décolorer ses cheveux qui sont à présent blonds.
Elle obtiendra son premier entretien avec Ben Lyon le 17 juillet qui, conquis, lui fera passer ses premiers essais caméra deux jours plus tard. Elle signera son contrat avec la Fox fin août et changera son nom en Marilyn Monroe.
En attendant d’être actrice, elle pose en tant que modèle pour de nombreux photographes. Parmi eux, André de Dienes qui la photographiera régulièrement tout au long de sa vie.
Elle s’appelle encore Norma Jeane Dougherty suite à son mariage en 1942, mais va entamer une procédure de divorce qui sera prononcé en septembre de cette année là.
Ces photographies font partie d’une séance qui eut lieu à la fin de l’été sur une falaise longeant une plage de Malibu.
André De Dienes avait acheté un livre à 15 $ chez un bouquiniste, le journal d’une femme en Ecosse commencé en 1830 et compilant ses pensées et poèmes avec ceux d’auteurs célèbres. Le photographe voulait partager sa trouvaille avec Marilyn. Ils aimaient beaucoup échanger sur la philosophie et poésie. Certains passages du livre émurent Marilyn, et plus particulièrement un poème intitulé « Lines on the death of Mary » (« Quelques vers sur la mort de Mary ») et pour lequel Marilyn s’identifia. Après la lecture, André de Dienes la photographia, capturant différentes émotions qu’il lui demanda d’interpréter.
« A mesure que j’élargissais son cadre de vie, j’abordais avec elle des thèmes plus graves. Je la familiarisais avec la poésie, à travers des citations choisies. Souvent un vers trouvait en elle un échos. Elle le répétait ; je la sentais le graver dans sa mémoire, et je notais qu’elle retenait surtout les plus mélancoliques : « La vie est une coquille fragile » ou « La gloire est le deuil éclatant du bonheur ».
Elle avait vingt ans, n’avait jamais connu la griserie du succès, et déjà une ombre voilait son éclat, son rire.
Un jour que nous nous reposions sur une plage entre deux séances de photos, je décidai de fixer les expressions nouvelles que je découvrais sur le visage de Marilyn. La cadrant en gros plan, je lui demandai d’exprimer d’instinct, sans réfléchir, le bonheur, la surprise, la réflexion, le doute, la sérénité, la tristesse, l’angoisse… la mort.
A l’évocation de la mort, elle saisit la couverture pliée et s’en couvrit la tête. La mort, pour elle, c’était le noir, la disparition. Je tentai d’obtenir d’elle une autre réaction. La mort était peut-être un commencement, l’espoir d’un au-delà lumineux… Elle secoua la tête : « La mort, pour moi, c’est ça »
Elle m’offrait son visage, désespéré, figé, le regard éteint, la bouche soudain décolorée. Pour elle, la mort était « la fin de tout ».
Je classai cette série de photos poignantes avec leur date : 1946. Je les ai oubliées longtemps. »
André de Dienes
Par Christophe Renoux le 20 jan 2012 dans Cinéma, Musique | 0 Commentaires
Le 15 février prochain sortira le film de Pierre-Henry Salfati intitulé « Je suis venu vous dire… »
Une autobiographie réinventée qui donne la parole à Serge Gainsbourg qui parle à la première personne.
Le réalisateur a utilisé simplement ce que le chanteur a dit aux uns et aux autres, que ce soit édité ou encore inédit… En l’entendant autrement, usant de tous ses sous-entendus, parfois passés inaperçus, en reconstruisant, en réaménageant, mais le laissant se raconter là où on ne l’attend pas vraiment. Un film en forme d’épure, à la manière où il semblait vouloir le faire lui-même.
Avec Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Emilie de Preissac, Clément Van Den Bergh…
Durée : 1h38
Bande-annonce à voir, ne serait-ce que pour entendre les quelques notes du si délicieux « Aquoiboniste » :
Par Christophe Renoux le 15 jan 2012 dans Cinéma | 2 Commentaires
A l’occasion de la sortie en DVD de “My Little Princess”, Eva Ionesco revient sur son film, inspiré de sa propre vie. Celle d’une enfant dont la mère, photographe, avait fait son modèle pour des images érotiques.
Film bouleversant avec des acteurs magnifiques.
Les bonus du DVD sont intéressants. On y trouve une interview d’Eva Ionesco (30 minutes), celle de Bertrand Burgalat, compositeur de la musique du film (30 minutes) et les essais d’Anamaria Vartolomei (7 minutes)
Voici l’histoire du film avant, pendant et après sa conception…
Durée de la vidéo : 9 minutes 39.
Par Christophe Renoux le 10 jan 2012 dans Cinéma, Photographie | 1 Commentaire
Par Christophe Renoux le 9 jan 2012 dans Cinéma | 0 Commentaires
… et Jeanne déambule dans les rues de Paris, en attendant son amant criminel prisonnier d’un ascenseur.
La trompette de Miles Davis qui résonne, comme une longue plainte traduisant le désarroi de l’héroïne…
Beau. Classique. Magnifique Jeanne Moreau.
Ce soir sur le petit écran. TV5 Monde à 21 heures 05.
Film de Louis Malle. 1958. Noir et blanc. 90 minutes.
Avec Jeanne Moreau, Maurice Ronet et Lino Ventura.
Petit histoire de la musique du film.
Dans la nuit du 4 au 5 décembre 1957, cinq musiciens improvisèrent directement devant les images du film. (René Urtreger au piano, Kenny Clarke à la batterie, Pierre Michelot à la contrebasse, Barney Wilen au saxophone ténor)
Le film avait été projeté à Miles Davis une quinzaine de jours auparavant. Il avait donné quelques indications sur les thèmes et harmonies aux musiciens qui allaient l’accompagner et c’est au studio du Poste Parisien que le groupe joua en regardant les images, projetées sur un écran de fortune. Chaque scène est passée en boucle et les musiciens improvisèrent jusqu’à ce que tout le monde soit satisfait.
Louis Malle dira plus tard : « le film en était métamorphosé. Quand on a ajouté la musique, il a soudain décollé. » Il aura suffit d’une séance de deux heures et demi pour que la trompette de Miles Davis soit définitivement inséparable de l’errance nocturne de Jeanne Moreau. Cette expérience unique permis à Miles Davis de prendre conscience de la puissance évocatrice de sa musique. D’après Gilles Mouëllic (Jazz et cinéma, éditions des Cahiers du cinéma, 2000), « La contemplation de quelques images de Paris en noir et blanc où Jeanne Moreau cherche l’amour perdu a peut-être changé l’histoire du jazz. »
Nous sommes bien là devant l’une des plus belles rencontres du jazz et du cinéma.
Par Christophe Renoux le 6 jan 2012 dans Cinéma, Peinture | 0 Commentaires
Film de Lech Majewski qui est sorti la semaine dernière…
Avec Rutger Hauer, Charlotte Rampling, Michael York…
Synopsis :
Année 1564, alors que les Flandres subissent l’occupation brutale des Espagnols, Pieter Bruegel l’Ancien, achève son chef d’œuvre « Le Portement de la croix », où derrière la Passion du Christ, on peut lire la chronique tourmentée d’un pays en plein chaos.
Le film plonge littéralement le spectateur dans le tableau et suit le parcours d’une douzaine de personnages au temps des guerres de religions. Leurs histoires s’entrelacent dans de vastes paysages peuplés de villageois et de cavaliers rouges. Parmi eux Bruegel lui-même, son ami le collectionneur Nicholas Jonghelinck et la Vierge Marie.
Un voyage étonnant au cœur du travail de l’artiste…
Bande-annonce :
BRUEGEL, LE MOULIN ET LA CROIX : BANDE-ANNONCE HD par baryla
Par Christophe Renoux le 19 déc 2011 dans Cinéma | 0 Commentaires
Du lundi 19 au vendredi 23 décembre, Agnès Varda vous donne rendez-vous sur Arte à partir de 22h00 pour une série documentaire réalisée et commentée par ses soins.
Des plages de Copacabana, en passant par le Nantes cher à son Jacquot d’époux, le Portugal de Manoel de Oliveira ou encore le Bruxelles de l’artiste Kikie Crêvecoeur, c’est toujours avec un regard lumineux et brillant qu’Agnès Varda regarde le monde. Si on la suit à l’occasion de ses voyages, mais c’est aux autres qu’elle donne la parole, avec cette curiosité enfantine qui la caractérise.
Filmer la vie en train de se faire, son arbre en train de repousser, les petits instants du quotidien qui rendent la vie plus douce…
De ci, de là, on ne se lassera jamais de glaner les images du monde qu’elle nous donne à voir, ni son cinéma qui ne ressemble à aucun autre.
La critique de Laurent Delmas :
Au total cinq épisodes de 45 minutes chacun dans lesquels Agnès Varda pratique avec délectation et pour notre plus grand bonheur l’art fécond du « Marabout de ficelle », autrement dit du coq-à-l’âne artistique. Pour ne prendre en exemple que le premier de ces épisodes, on y découvre ainsi, avec Varda comme guide, l’ile virtuelle de Chris Marker (et au passage, comme un vrai bonheur, quelques vues presque volées de son incroyable atelier de travail audiovisuel, véritable caverne d’Ali Baba du monde des images et des images du monde), le « refuge », une installation nantaise du créateur Stéphane Thidet, soit une incroyable maison noyée en permanence sous les eaux, une ancienne photographie revisitée par la caméra de Varda, sans oublier un passage par le Nantes de Demy et par un invité de marque en la personne de Manoel de Oliveira qui n’hésite pas à se « battre contre le derstin » la canne à la main devant la caméra de Varda,… Et ainsi de suite pendant près de quatre heures que l’on regarde avec émerveillement tant les artistes dénichés par la cinéaste stimulent notre imagination, qu’ils soient connus ou inconnus de nous, peu importe évidemment. On est proprement emporté dans cette ronde d’images fortes et belles parmi lesquelles des créations de Varda elle-même. A l’image de cet arbre que Varda a fait couper dans sa cour parce que trop envahissant et qui repousse à la vitesse grand V (oui, comme Varda !), la cinéaste nous surprend encore et toujours : ici est Agnès, ici tu dois danser !
Par Christophe Renoux le 6 déc 2011 dans Cinéma | 1 Commentaire
Petit extrait du film « On connait la chanson » d’Alain Resnais. 1997.
Vous connaissiez les chevaliers paysans de l’an mil au lac de Paladru ?
Bande annonce… irrésistible elle aussi ! Souvenez vous…
Par Christophe Renoux le 30 nov 2011 dans Cinéma | 0 Commentaires
Sortie aujourd’hui du premier film de Mathieu Demy, « Americano ».
Il s’est amusé à truffer son film de références personnelles qui sont là pour son plaisir et pour le notre, sans conséquence pour la compréhension du film. Il y a une Lola, en hommage à son père Jacques Demy, et puis il y a des images de lui enfant, jouant dans « Documenteur » tourné par sa mère Agnès Varda, qui enrichissent le film. Entre autre… Comme on les aime tous dans la famille, le film sera forcément beau et émouvant.
Synopsis :
Martin vit à Paris avec Claire. Leur relation est dans une impasse. Lorsqu’il perd sa mère, restée en Californie, Martin doit retourner dans la ville de son enfance pour s’occuper des formalités liées à son héritage.
Arrivé à Los Angeles, il retrouve Linda, une amie de la famille, qui le mène jusqu’à l’appartement de sa mère, dans un quartier qu’il a bien connu lorsqu’il vivait avec elle. Des images de son enfance refont alors surface, et le troublent. Incapable d’affronter cette épreuve, il fuit vers Tijuana où il s’égare sur les traces de Lola, une jeune femme mexicaine qu’il a connue jadis, et qui a depuis occupé une place importante dans la vie de sa mère. Il la retrouve à l’Americano, un club dans lequel elle danse tous les soirs… Mais pour faire son deuil, Martin va devoir revisiter son passé.
Avec Mathieu Demy, Salma Hayek, Géraldine Chaplin, Chiara Mastroianni, Carlos Bardem.
Bande-annonce :
Par Christophe Renoux le 8 nov 2011 dans Cinéma, Photographie | 0 Commentaires
On connait ces fameux portraits de la Divine Greta Garbo, forcément magnifique !
En novembre 2004, Robert Wilson s’est amusé à retrouver cette ambiance Hollywodienne avec Isabelle Huppert, en s’inspirant de la photo originale d’Edward Steichen, prise en 1928.
Le photographe s’est attelé à la « peinture » de portraits de célébrités (travail avec Brad Pitt, Winona Ryder, Jeanne Moreau, Juliette Binoche…) Ce ne sont pas des images figées mais des portraits vivants, bien qu’ils soient presque immobiles et filmés dans un plan séquence de 3 à 12 minutes.
« L’idée, c’est qu’au premier regard, il n’y ait pas de mouvement. Mais au bout d’un moment, vous pouvez voir un petit mouvement. C’est comme si une nature morte prenait vie » explique Robert Wilson. Commandées pour être diffusés à la télévision, les portraits peuvent aussi être diffusés sur de grands écrans, lors d’installations dans des musées et des galeries d’art.
Par Christophe Renoux le 5 nov 2011 dans Cinéma | 0 Commentaires
Michelle Williams. La voilà en tête d’affiche de « My week with Marilyn » de Simon Curtis, incarnant l’icône de toutes les icônes.
Un biopic sélectif puisque le film se concentrera sur une période très précise de la vie de Marilyn Monroe : le tournage du film de Laurence Olivier « Le prince et la danseuse », durant lequel la comédienne entra en conflit avec son réalisateur et partenaire, et se lia d’amitié avec l’assistant d’Olivier, Colin Clark. Le film s’inspire du livre éponyme de Colin Clark.
Michelle Williams y donnera la réplique à Kenneth Branagh (Laurence Olivier), Eddie Redmayne (Colin Clark), Dominic Cooper (Milton Greene, associé de Marilyn), Emma Watson (Lucy, une assistante costumière), Judi Dench (l’actrice Sybil Thorndike) et Derek Jacobi (Sir Owen Morshead, bibliothécaire du château des Windsor). Julia Ormond et Dougray Scott devraient eux aussi rejoindre la distribution pour camper respectivement Vivien Leigh et Arthur Miller.
La date de sortie est prévue le 23 novembre prochain aux USA.
Bande annonce du film en VO :
Par Christophe Renoux le 30 oct 2011 dans Cinéma | 0 Commentaires
L’un peint la beauté, les doigts trempés dans les gouaches ; l’autre la cultive, les mains plongées dans la terre.
L’un est le patron, l’autre l’employé. Après le travail, ils parlent. Entre les salades qui montent et les « belles fesses » des citrouilles, le peintre et le jardinier se rencontrent, se trouvent. Un dialogue inattendu, moqueur et franc, empreint de simplicité et de tendresse, de gravité parfois, de profondeur toujours.
Ce soir à la télévision, « Dialogue avec mon jardinier ». Le film de Jean Becker tiré du livre d’Henri Cueco.
Avec Daniel Auteuil, Jean-Pierre Darroussin, Fanny Cottençon…

Synopsis :
Un peintre parisien ayant acquis une honnête réputation, fait un retour aux sources et s’installe au cœur de la France profonde pour prendre possession de sa maison d’enfance. Par annonce, il demande un jardinier pour s’occuper du grand terrain qu’il n’a ni le goût, ni le talent d’entretenir. Un homme se présente. Il sera le jardinier.
Le côtoyant au long des jours, le peintre découvre par touches impressionnistes un homme qui d’abord l’intrigue puis l’émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde…
Bande-annonce :
Par Christophe Renoux le 28 oct 2011 dans Cinéma, Lecture | 3 Commentaires
« Il y avait quelque chose de spécial chez moi, et je savais ce que c’était. J’étais le genre de fille qu’on retrouve morte dans une chambre minable, un flacon de somnifères vide à la main. »
Marilyn Monroe, 1954.
C’est en 1954 que l’agent de Marilyn, Charles Feldman, contacta Ben Hecht pour lui demander d’aider l’actrice à écrire ses mémoires. À 28 ans, elle a déjà tourné une vingtaine de films, dont ses premiers succès « Niagara » et « Les hommes préfèrent les blondes« , et elle est lasse des inventions et potins des feuilles à scandale. Elle lui dicte les mots qu’il couche sur le papier… Pour des raisons personnelles, elle ne poursuivit pas ces séances de travail, mais confia le texte inachevé au photographe Milton Greene, son ami de toujours. Vingt ans après avoir recueilli ces feuillets, douze ans après cette soirée d’août où Marilyn s’est endormie à jamais dans la solitude de sa villa, Milton Greene décida de révéler au public ce que la star elle-même avait à dire…
Qui était Marilyn Monroe ? Une blonde un peu gourde qui pose nue sur des calendriers, sex-symbol et actrice ingénue ? Ou une jeune femme mélancolique, perfectionniste, cultivée, passionnée de littérature ?
Lire cette Confession inachevée, c’est se rapprocher d’elle, entendre sa voix bien reconnaissable dévoiler les deux faces de sa personnalité, raconter les étapes de sa brève existence.
D’abord Norma Jean, l’enfant dont la mère est internée, ballottée entre différentes familles d’accueil, puis la jeune fille qui crie son manque d’amour, son besoin constant d’attirer l’attention, et épouse le premier homme qu’elle fréquente. Enfin Marilyn, le sex-symbol qui côtoie et déteste Hollywood, avec ses ratés, ses dragueurs et ses escrocs, qui se heurte à la jalousie des femmes, mais qui reste lucide sur la tragédie de son milieu d’adoption. « À Hollywood, la vertu d’une jeune fille a beaucoup moins d’importance que le style de sa coiffure. On vous juge sur votre apparence, pas sur le reste. Hollywood, c’est un endroit où on vous offre mille dollars d’un baiser et cinquante cents de votre âme. Je le sais, j’ai assez souvent refusé la première proposition et tenu bon pour les cinquante cents. »
Tiraillée entre les paillettes et les coulisses, entre la beauté et la souffrance, ce n’est pas qu’une fragile Marilyn qui se livre ici, mais aussi une observatrice lucide et intelligente.
Traduit par Janine Herisson / Préface de Joshua Greene
Editions : Robert Laffont
Parution : 13 octobre 2011
Format : 135 x 215 cm
Prix : 20 €
ISBN : 2-221-12743-9
Par Christophe Renoux le 18 oct 2011 dans Cinéma | 1 Commentaire
Après Isabelle Adjani, ce sera au tour de la magnifique Juliette Binoche d’incarner Camille Claudel dans le prochain film de Bruno Dumont.
Le film se consacrera plus particulièrement à la période durant laquelle l’artiste fut internée, de 1913 (à l’âge de 48 ans) jusqu’à la fin de ses jours en 1943.
«Le film se déroulera durant la période où elle a été internée. Ce sera intéressant parce que ça parle d’une femme et de la création. Les femmes sont si créatives, pas seulement parce qu’elles ont des bébés, mais parce qu’il faut que l’on trouve un épanouissement en nous. Particulièrement autour de 40 ans» déclare l’actrice.
On attendra avec impatience le résultat de cette rencontre prometteuse.