Category: Autoportraits

Autoportrait en pieds »

Je n’aime pas les pieds en général et les miens en particulier.
Je trouve ça moche un pied. Un peu ridicule. Une palme découpée en petits boudins pour faire des « doigts de pieds ». Un doigt de pied ! Un doigt de la main, certes, mais un doigt de pied, quand on y pense…
Les orteils à l’air dans les sandales des vacanciers… J’évite de les regarder, je pourrais avoir un malaise.
Alors je me soigne en prenant mes pieds en photo. Et en les montrant de surcroît.
Exercice de style en Guadeloupe, où ils étaient fort dévêtus en cette forte chaleur.
Itinéraire de 2 palmes durant une semaine de vacances…

Image © Christophe Renoux

Miroir… »

Pensée du matin…
A 6h30, il y avait comme une lumière divine derrière les nuages, inondant le village perché sur la colline d’en face. Il fait déjà chaud à cette heure.
Et mon reflet dans l’ordinateur m’interroge sur le fait que ce blog est un miroir. Un miroir où l’on peut me regarder mais dans lequel je voudrais éviter de me voir.

Image © Christophe Renoux

 

Jean-Michel Basquiat. Autoportraits »

Photographie Lizzie Himmel

 

Le site de Jean-Michel Basquiat :
http://www.basquiat.com

Autoportrait. Par Olivier Valsecchi »

Pourquoi se mettre à nu pour un autoportrait ? Qu’est-ce qui pousse à se révéler ainsi ?
Des questions qui trottent dans ma tête… J’ai mes réponses, mais qu’en est-il des autres ? Il doit y avoir d’autres explications que je n’imagine pas.
Alors je pose ces questions là au photographe Olivier Valsecchi qui a travaillé sur ce thème. Le nu, il en a fait son arme, sa marque. Un style difficile qu’il dépoussière, entre autre, avec cendre et lumière pour son merveilleux travail de sa série « Dust » (pour revoir le post, c’est ICI )
Voici sa réponse, lumineuse :

« Pour répondre à ta question je pose nu car je n’aime pas les vêtements d’une façon générale en photo, la nudité est intemporelle, le vêtement marque une époque et une mode. Le choix des vêtements est quelque chose de toujours très compliqué et j’élude ce problème pour plus de facilité.
La nudité est naturelle pour moi, je n’en fais pas un pataquès. Je n’ai pas l’ombre d’un tabou et le sexe masculin est encore très… tabou.
Aussi, la photo permet de s’exposer d’une façon qu’on a généralement pas l’habitude de voir en vrai autrement que sur une plage naturiste. La nudité ajoute alors un élément de fiction, quelque chose qui n’existe pas.
Je n’ai pas du tout le sentiment de me révéler rien qu’en posant nu. Je me révèle bien davantage dans le sens des images que par mon simple corps qui n’est autre qu’un vêtement de chair, une couche, cela ne me représente pas. Je ne suis pas matériel, tout ce qui est physique et palpable a très peu d’intérêt.
Le vêtement a une fonction sociale, que j’imagine mal dans mes photos dans la mesure où je m’attache à une ambiance et un sens plutôt qu’un descriptif environnemental. »

Le site d’Olivier Valsecchi, ICI

500 pesos pour Frida et Diego »

La Banque Centrale à Mexico vient d’éditer un nouveau billet de banque de 500 pesos (30 euros) avec les autoportaits du célèbre couple Frida Kahlo et Diego Rivera. Les deux artistes qui ont marqué le XXe siècle autant par leur peinture que par leur engagement politique se retrouvent dos à dos sur ce même billet.
Quelle bonne idée !

On retrouve ici un montage de 2 tableaux de Frida Kahlo : « Autoportrait » (Détail. 1940) et « L’Etreinte amoureuse de l’univers, la terre, moi, Diego et Monsieur Xolotl » (Détail. 1949)

Voici un petit film-fiction où l’on retrouve les deux peintres en balade, tourné pour la sortie du billet :

Autoportraits de Van Dongen »

Kees Van Dongen (de son vrai nom Cornelis Théodorus Marie van Dongen) est né le 26 janvier 1877 à Delfshaven, dans la banlieue de Rotterdam (Pays-Bas) et mort, à l’âge de 91 ans, le 28 mai 1968 à Monaco.
Voici trois autoportraits réalisés à l’âge de 18 ans, 45 ans et 58 ans.
Le premier est un contre-jour au graphisme simplifié et sobre où l’artiste se cache dans le contraste de la lumière.
Dans le second, Van Dongen affirme son style dans le trait et la couleur et se montre tel qu’il se rêve, idéalisé en Dieu des mers et des océans, le torse nu.
Le troisième est presque un nu académique où l’artiste se dévoile brutalement, sans retenue ni maniérisme, dans un style moins marqué.
Les yeux sont plus en plus précis. Plus le temps passe et plus Van Dongen se dénude, se dévoile, montre son corps et son regard.
En avançant en âge, un artiste laisse-t-il sa pudeur au vestiaire ? Perd-il son audace des premières heures ? Cherche-t-il une vérité sans artifice ? Se rêve-t-il en Adam au milieu de son propre Paradis inventé ? Ou bien décide-t-il de ne raconter qu’une histoire simple, celle d’un être débarrassé du poids de son passé, et prêt à accepter son image dans le miroir que la nature lui impose ?

Autoportrait en bleu. 1895

Autoportrait en Neptune. 1922

Autoportrait. 1935

Lucas Cranach. Autoportrait »

Lucas Cranach. Autoportrait, 1531. Coblence, Château de Stolzenfels

Voici un autoportrait de Lucas Cranach qui a été découvert il y a quelques dizaines d’années. Datant de 1531, il est le seul autoportrait autonome connu de l’artiste qui s’est maintes fois représenté dans ses œuvres au milieu d’autres personnes, dans une scène religieuse ou parmi les courtisans.
Le fond noir met le sujet en valeur et augmente l’intensité du regard tourné vers le spectateur. Le peintre révèle une image de lui-même sombre et énigmatique, où règne un sentiment de mélancolie.
Introspection d’un artiste qui se donne à voir…

 

Autoportrait »

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« Self portrait », 1932.
Le surréaliste Herbert Bayer se représente stupéfait d’avoir dans la main droite une tranche de son bras gauche.
Un corps en morceaux, qui se démonte, et le regard inquiet de Bayer serait-il le terrible pressentiment de l’Histoire en marche, ou un simple délire d’artiste ?

Pan Yu-liang »

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Artiste peintre chinoise, Pan Yuliang 潘玉良, est née à Yangzhou (province du Jiangsu) le 14 juin 1895 ou le 22 mai 1894 selon les sources, sous le nom de Zhang Yuliang.
Son père décède l’année de sa naissance, et sa mère alors qu’elle a 8 ans. Elle est vendue à une maison close de Wuhu à l’âge de 13 ans où elle est élevée pour devenir prostituée.
Elle attira l’attention de Pan Zanhua, un riche fonctionnaire, qui acheta sa liberté et la prit comme seconde épouse en 1913.
En 1918 elle entre à l’école des beaux-arts de Shanghai.
En 1921 elle arrive à Lyon pour faire partie de la première promotion d’étudiants entrant à l’Institut franco-chinois. Elle suit des cours à l’école nationale des beaux-arts où elle étudie la technique de la peinture à l’huile et rencontre quelques succès.
En 1925 elle part en Italie où elle étudie la peinture à l’huile et la sculpture.
A la fin de l’année 1928, elle retourne en Chine pour y enseigner à l’académie des beaux-arts de Shanghai et à l’université nationale de Nanjing sous la direction de Xu Beihong qu’elle avait connu en France.
En 1938, déçue par les controverses suscitées par ses peintures de modèles nus, elle retourne en France pour y rester jusqu’à sa mort le 22 juillet 1977. On retrouva dans son sous-sol 4000 œuvres.

Pan Yuliang fait partie de ces artistes chinois formés en Europe et subissant une très forte influence de l’art français. Si cette influence se ressent considérablement dans ses œuvres, elle préserve tout de même la vitalité de la ligne chinoise.
Certaines de ses œuvres sont conservées dans des musées parisiens (On peut en voir à Paris, au Musée de la ville et au musée Cernuschi) mais la plus grande partie se trouve au Musée provincial de l’Anhui à Hefei, terre d’origine de son mari.

A lire, une biographie écrite par Marie-Laure de Shazer, « Pan yu liang la femme peintre Sino Française qui rêvait d’être Manet », et un roman de Jennifer Cody Epstein, « The Painter from Shanghai » sorti en 2008, inspiré de sa vie.

On retrouve son histoire racontée dans le film chinois « Hua Hun » (Une âme hanté par la peinture), sorti en 1995, avec Gong Li dans le rôle de l’artiste.

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Pour finir, voici 3 autoportraits de l’artiste.

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Autoportrait ? »

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Photographie Gérard Gery

Nous sommes au Mexique. C’est jour de repos pour Brigitte Bardot sur le tournage du film « Viva Maria » de Louis Malle. Elle sourit, allongée sur le sol de sa maison au cœur même de Cuernavaca, à 500 m du Zocalo, la place centrale, un appareil photo posé devant elle.
A qui sourit-elle ? Au photographe ou à son reflet dans la glace ?

René Magritte »

Voici 2 autoportraits photographiques de René Magritte.
Le premier a été fait dans un photomaton du jardin des plantes. Paris 1924.

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"La coquetterie". Autoportrait au photomaton @ADAGP, Paris, 2004

Le second à été pris à Perreux-sur-Marne, en 1928.

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"Autoportrait au masque vide" @ADAGP, Paris, 2004

Quand la pudeur s’efface »

Je n’avais pas soupçonné à quel point un autoportrait était révélateur d’une humeur, d’un état passager, d’un moment particulier, présent…
C’est en voyant les trois clichés qui suivent que je me suis fait cette réflexion. Une évidence sous mes yeux.
En dessous, je pourrais écrire cette légende :
« Il y a des fois où tout semble s’écrouler autour de soi, on essaye de se protéger mais on se retrouve dans un grand vide, démuni, fragile et vulnérable. Pourtant il y a de la lumière de l’autre côté du mur, si l’on sait se retourner pour la voir. »
Et l’on s’étonne que les images soit si impudiques, mais tellement sincères et vraies.
La pudeur s’efface pour donner sa vérité.

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AutoFocus »

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L’attention grandissante que portent les artistes actuels à la question de l’identité est sans doute à l’origine de l’essor de l’autoportrait dans l’art contemporain et notamment dans la photographie.
Un livre richement documenté qui explore les multiples travaux d’artistes travaillant sur eux-mêmes.

Autoportrait »

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 » La pudeur me retint de montrer mon visage nu; aussi m’affublais-je d’un turban rouge, aux plis compliqués. Mon buste émergerait d’une pénombre, vêtu d’une fourrure d’apparat. De trois quarts, sans saint protecteur, tel quel, j’orientai mon regard vers le spectateur – du jamais vu ! – avec résolution.

Afin de déjouer Narcisse et Mnémosyne, je devais m’oublier pour bien me voir, tel qu’un peintre m’aurait détaillé…

En écrasant la pâte, en jouant avec l’ombre et la lumière pour le modelé de mes joues d’homme mûr, je dévidais mes jours et leurs détours. Ces émotions, ces réminiscences m’éprouvèrent aussi durement que la préparation du retable. Un tel retournement sur soi étreint l’âme…  ».

Un livre d’Elisabeth Bélorgey (Editions Fayard, 2000) retrace la vie du célèbre peintre flamand Van Eyck dans un roman en forme d’autobiographie fictive. « Autoportrait de Van Eyck »

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Vincent Malléa »

Vincent Malléa est photographe, mais son travail va au-delà puisqu’il intervient sur ses clichés. Il assemble et travaille en couches successives les morceaux de sa photographie originale qu’il superpose pour reconstruire le tirage initial. Mosaïque de papier. Ces morceaux sont collés sur un châssis, avec de petits décalages qui donnent à l’image une vibration particulière, puis vient la peinture, le dessin, parfois l’écriture et enfin le vernis.
Matières, déchirures, collage de papier, peinture, couleurs vives, calligraphie, tout un univers bien à part qui se reconnait au premier coup d’œil. Pour Vincent Malléa, la photographie est une base, un support, pour s’évader vers les chemins de la création…
Dans ces images colorées, on trouve de l’humour, de la gravité, de la légèreté, un mélange d’onirisme et de réalité, sublimé par le regard perfectionniste de l’artiste. Son œuvre est un gros bonbon rose, ou l’humour et l’érotisme s’unissent devant nos yeux médusés.
Voici en guise d’illustration quelques autoportraits… Entre l’enfance, la pudeur et un brin de provocation, la personnalité de l’artiste se révèle ici sans retenue.

Vincent Malléa lance en ce moment son tout nouveau label de portraits artistiques exécutés sur commande. On devine ici de quelle façon obsessionnelle il photographie ses modèles, comme si c’était de lui dont il s’agissait, comme autant d’autoportraits, inlassablement…

Son site PROFILE SPLENDA, où l’on peut suivre pas à pas, en vidéo, l’élaboration d’un portrait : ICI

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"En avant". 2002. Collection particulière. De la série "En avant"

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Ground Zero - 2005. Collection privée

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"The American Superfake". 2005. Collection particulière. De la série "Serie Rose"

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Wincent HSH (recto & verso) 2009. Création pour la campagne Com'Test, Aides (65x81cm)

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"Pain Capital". 2009. Burlesque Vanity Superbonus. Angela Transbury + François Sagat + Wincent

Claude Monet par lui-même »

A l’occasion de l’exposition Monet au grand Palais, voici quelques autoportraits de l’artiste.
L’évolution de son travail est très visible avec ces quatre tableaux. Le pinceau devient peu à peu plus léger, plus pur, il va à l’essentiel.

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Kahlo, père et fille »

Voici deux autoportraits. Deux êtres qui s’adoraient.
Le premier est celui du photographe Guillermo Kahlo, déclencheur à la main.
Le second celui de sa fille Frida, qui fit ce cliché pour son père. Au dos de la photo, elle écrivit ces mots :
 » Ta fille s’est prise ici en août 1930 et te dédie this photo with buten of amour. Freon ».
Sur ces deux clichés on retrouve des similitudes : une maison, avec une porte et une fenêtre ouverte, le visage dans l’encadrement, une cigarette… Accueil, ouverture sur le monde, liberté ?
La seule différence, c’est le regard car l’un fixe l’appareil, l’autre pas. Frida, déjà perdue dans ses pensées…

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« Christophe Renoux nu » »

Non, je ne parle pas soudain de moi à la 3eme personne du singulier comme Alain Delon !
Si ce titre peut paraitre surprenant, il l’a été pour moi lorsque j’ai découvert par mon blog que des petits coquins tapaient depuis plusieurs jours ces mots sur un moteur de recherche ! C’est tout à mon honneur et m’en voilà flatté quand aujourd’hui on recherche plus la nudité d’une starlette télévisée ou d’un Yoann Gourcuff ! Est-ce mon post sur ma participation à la photo de Spencer Tunick qui a émoustillé certains esprits ? Je ne saurais jamais. Quoi qu’il en soit, le résultat obtenu en tapant ces mots là est le lien vers mon blog et les posts où figure le mot « nu ». Rien de plus.
Alors, pour ne pas les déçevoir, je dis à ces chercheurs impudiques :
veuillez trouver ci-joint le document recherché « Christophe Renoux nu« .
Par lui-même !

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Autoportraits en Frida Kahlo »

Autoportrait de Yasumasa Morimura

Autoportrait de Yasumasa Morimura

Frida Kahlo inspire les artistes, peintres et photographes, au point que certains d’eux n’hésitent pas à se représenter dans la peau de la belle mexicaine.
Comme le japonais Yasumasa Morimura ou l’espagnol Emilio Lopez-Menchero qui ont fait leur spécialité de se grimer en divers célébrités.

Autoportrait de emilio Lopez-Menchero

Autoportrait de Emilio Lopez-Menchero

Ci-dessous, le photographe américain Aaron Nace a choisi lui aussi de travailler sur la base d’un autoportrait de Frida Kahlo.
Voilà 3 garçons pour une Frida, 3 visions différentes de Kahlo, 3 autoportraits fantasmés. Ils se sont réveillés un matin, et à des milliers de kilomètres ont eu la même envie, se mettre dans la peau de l’artiste mythique.
Sans doute pour sentir la passion fiévreuse et leur sang bouillir sous leur peau…

Autoportrait de Aaron Nace

Autoportrait de Aaron Nace

Autoportrait »

Edouard Boubat.
Il rencontra Lella en 1947, en même temps que la photographie.
Elle devint sa muse, puis sa femme.
La voilà assise à ses côtés.
Quand amour et photographie se rencontrent…

boubat