Camille

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Lettre de Camille Claudel à Rodin.

« Monsieur, ce sont des heures de travail, des heures d’interrogation, des heures où mon âme a brûlé.
Pendant que vous mangiez, rigoliez, pendant que vous vous bâfiez de la vie, j’étais seule avec ma sculpture, et c’est ma vie qui se coulait peu à peu dans cette glaise, mon sang que je laissais s’enfouir au plus profond, mon temps de vie… »

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Conversation

Texte écrit par mon amie Françoise Casile, pour le bulletin de l’Association des Amis d’Isabelle Adjani, en 1993. Comme le jeu des interviews ne me plait guère et qu’elle me connait si bien, elle écrivit ce texte sans mon aide. Un texte qui change des questions-réponses classiques, et que j’aime beaucoup.

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« J’ai rendez-vous avec un peintre.
On m’a dit de lui que sa réserve est sans retenue. Interrogateur interrogé, je m’interroge sur la façon de l’aborder dans ce salon où nous devons nous retrouver. L’endroit ressuscite en moi la phrase de Baudelaire : « Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées où git tout un fouillis de robes surannées. »

Illuminée par ce vieux refrain, je décide de me glisser dans la peau « tissulaire » d’un canapé converti aux dimensions de mon imaginaire : entendre et raconter. Comme une tranche de vie silencieuse et secrètement animée, où je goûterais, distante et paradoxalement avenante, à tous les plaisirs. Où j’écouterais, muette, les confessions d’un enfant de l’Art.

Alors, si l’inconnu vous attire, glissez-vous avec moi dans mon délire d’une vision, sublimée par la transcription poétique de mes propos soliloques.

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Le Roi Arthur

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SENSATION

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue:
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien:
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud


Une certaine idée du bonheur

ideebonheur1« Une certaine idée du bonheur ». Un livre qui retrace mes 20 ans de création avec l’évolution de mon travail tout au long de ces années là.
A la sortie du livre, Alain Vollerin, critique d’art de Mémoire des Arts, a écrit et publié ce texte élogieux :

« Les textes sont de Françoise Casile. Michèle Bernard, chanteuse engagée et têtue signe la préface.
Très beau livre dont la mise en page est l’œuvre du frère de Christophe, Romain Renoux.
Nous imaginons Christophe Renoux épanoui, dans le pays des pierres dorées, à Ternand, en Beaujolais, face à l’immensité de ce silence nécessaire pour accomplir une œuvre, loin de toutes les tentations de la mode.
Christophe compose entre peinture et illustration, des toiles ardentes, sur des supports attentivement construits avec des papiers déchirés et collés. Christophe a le temps, il est donc soigneux. Ces fonds étudiés portent leurs sujets, ils en décuplent la force. Christophe Renoux invente une nouvelle proportion. Nous n’irons pas par quatre chemins, nous ferons appel à de grands exemples : Rodin qui déconstruisit la forme en sculpture, comme Cézanne le fit en peinture, et Modigliani, qui prolongea langoureusement le cou de ses personnages. Christophe Renoux, lui, a donné naissance à un type de personnalité masculine et féminine qui fera un jour sa renommée, car il symbolise sa signature, son identité. Il n’a plus besoin de se référer à Caravage ou à tout autre exemple de l’histoire de l’art. Il peut désormais s’engager pleinement sur la voie qui s’ouvre devant ses pas, comme lorsqu’il évoque : Duel maniériste, Alice au lapin, la bergère et le ramoneur, l’arche de Frida, la rousse au chocolat, le déjeuner d’Hyménée etc… »

Livre en vente dans ma galerie à Ternand ou par correspondance.
(Couverture cartonnée, 80 pages, format 22 cm x 30 cm, prix 35€+ port 4€, ou colissimo 6,50€)