Le bateau de papier

Écrit et jouée par Sandrine Gelin et Claudine Lebègue, cette pièce pour petits et grands est une petite perle.
« L’Attendeuse » et « la Bougeante » vont à travers un voyage initiatique fait de peurs, de mensonges, de fou rires, de solitude, de différences en malentendus, de lâchetés en héroïsme, se retrouver sur un même chemin.
Elle fut longue la route….
Si ce « bateau de papier » vogue par chez vous, ne le ratez pas…

Le bateau de papier
envoyé par claudinelebegueClip, interview et concert.

Willy Ronis

Willy Ronis fêtera ses 99 ans cette année, à Arles, où le festival de photographies lui consacre une exposition rétrospective (80 de ses photographies seront présentées à l’église Sainte-Anne).
Né le 14 août 1910 à Montmartre à Paris, il est un de ces photographes que l’on qualifie d’« humanistes », à l’instar de Robert Doisneau qui lui a longtemps fait de l’ombre. Ils ont incarné la photographie française au lendemain de la seconde guerre mondiale. Au sein du Groupe des VI, dont l’ambition était d’attirer l’attention sur une certaine « french touch de la photographie française », ils ont mis en lumière la réalité sociale, l’anecdote, la vie quotidienne, la tendresse… comme autant de témoignages d’une époque.
Ce grand photographe a définitivement rangé ses appareils en 2001.

Ci-dessous, quelques photos marquantes ainsi qu’un petit reportage où Willy Ronis nous parle de son travail.
Petites histoires photographiques d’un humaniste à l’œuvre… Emouvant.

(Vous pouvez cliquer sous le titre, sur « photographie » pour découvrir d’autres posts concernant le photographe…)

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« Je n’ai jamais poursuivi l’insolite, le jamais vu, l’extraordinaire, mais ce qu’il y a de plus typique dans notre existence quotidienne. » Willy Ronis.

Le chant des cailloux

Au cours de mes promenades, où que je sois, je ramasse toujours des branches, des petits bois aux formes particulières, des capsules ou des canettes rouillées, et aussi des cailloux.
Cailloux peu ordinaires, ou bien qui me parlent. Oui, le cailloux parle. Lorsque j’en repère un, différent des autres, il semble me crier « Emporte-moi! ».
Et c’est ainsi que tous ces cailloux crieurs se retrouvent à la maison. Ils viennent parfois d’Egypte, du Mexique ou d’Inde, n’ont aucune valeur apparente mais pour moi, ils sont précieux.
J’aime celui trouvé il y a 25 ans à Vérone, dans la cour de Juliette qu’un Roméo a peut-être jeté à son balcon ; la petite pierre blanche avec un trou au centre et roulée par la mer jusqu’à cette plage Grecque ; celui qui a une forme d’oiseau venu d’une montagne en Corse ; et puis le dernier, venu d’Abou Simbel, petit cailloux à la blancheur éclatante que les premiers rayons du soleil me révélèrent.
Certains ont servi de support à des artistes et j’aime à croire qu’ils s’entendent à merveille.
A moins qu’ils ne soient jaloux « Toi, tu as été décoré, et pas moi…. »
Non, un cailloux ne parle pas.
Vraiment pas ?

cailloux

Boris Vian

« On dit de lui qu’il n’en faisait qu’à sa tête. On avait beau dire, il n’en faisait surtout qu’à son cœur », affirmait son ami Jacques Prévert.
23 juin 1959. Voilà 50 ans, jour pour jour que Boris Vian nous quittait.
Ecrivain, poète, parolier, scénariste, musicien, peintre, chanteur et éternel adolescent que les plus jeunes redécouvrent aujourd’hui…
Pour en savoir plus : Voir son site

bvian
«
Le plus clair de mon temps, je le passe à l’obscurcir, parce que la lumière me gêne.»
L’écume des jours

Boris

Irrésistible chanson « à l’italienne » suivie d’une interview en anglais.
Court mais bon…

cd

Sortie du jour…
D’Olivia Ruiz à Philippe Katerine en passant par M, Juliette, Arthur H, Emily Loizeau ou les comédiens Jean-Louis Trintignant, Edouard Baer et Carole Bouquet, la scène française rend hommage à Boris Vian avec un double album de reprises également décliné sur scène.
Dommage peut-être que Carla Bruni chante la « Valse des mannequins » (et non pas « Fais-moi mal, Johnny »), et qu’Arielle Dombasle reprenne « j’suis snob ». Un peu trop évident non?

Raoui (le conteur)

souadmassiVoilà une chanson de Souad Massi que j’aime particulièrement.
Jeune femme algérienne née en 1972, avec des cicatrices plein ses chansons, elle possède la richesse mélodique des grandes prêtresses du folk, et poursuit ainsi cette tradition de conteuses en devenant la mille et une lumière céleste de la musique.
Juste une guitare, une voix prenante, et des notes qui frissonnent…
Un petit bijou, simple et précieux.

Traduction:

Raconte, ô conteur
Raconte une histoire, qu’elle soit une légende
Parle-nous des gens d’antan
De Loundja, la fille de l’ogresse et du fils du Sultan

Commence par « Il était une fois »
Offre-nous des rêves
Commence par « Il était une fois »
Chacun d’entre nous a une histoire au fond de son cœur
Raconte, oublies que nous sommes grands
Comme si nous étions des enfants
Nous voulons croire à toutes les histoires
Parle-nous du paradis et de l’enfer
De l’oiseau qui n’a jamais volé
Donne-nous le sens de la vie

Raconte, comme on t’a raconté
Sans en rajouter, sans en enlever
Prends garde, nous avons une mémoire
Raconte, fais que l’on oublie notre réalité
Abandonne-nous dans ce « Il était une fois ».

Et si vous voulez lire les paroles originales, les voici…
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La plage

Retour de Cannes. Soleil, plage, balade, lecture, tranquilité…
Tranquilité?
Voici un texte écrit sur la plage ces jours-ci, accompagné des croquis et notes prises pendant ce séjour.

cannes
Cannes, vendredi 12 juin, 10h30

Pas trop de monde encore sur cette plage… Je m’avance et cherche une place, un peu à l’écart. Un couple âgé, à plat ventre sur leur serviette m’observe attentivement. Je me déshabille… chaussures dans le sable, bermuda sur les chevilles, tee shirt plié en quatre. Je mets en place ma serviette, et m’enduit de crème solaire. Imperturbable. Je sors mes carnets de notes, mes bouquins et m’allonge enfin. Les quatre yeux ne m’ont pas lâché. Que pensent-ils de mon maillot de bain fleuri?
A deux pas, s’installent à leur tour une mère, ses deux filles blondes et un bébé tout neuf de quelques mois, nommé Lili. Chargement énorme de glacières, serviettes, coussins, jouets en plastique spécial plage, un seau, une pelle, un râteau… Cette trop jeune demoiselle, qui reste en plein soleil sans protection, pousse des cris de joie. Sans fin… Les trois femmes parlent en chœur à l’enfant comme on parle généralement à tous les bébés de cet âge, c’est-à-dire de façon niaiseuse. Bizou-bizou, areuh-areuh… A peu près comme ce vieux monsieur au maillot de bain rétro parle à son caniche noir, en dépensant son peu d’énergie à lui courir après. Il salue un autre vieux monsieur que je n’avais pas remarqué jusqu’ici. Et pourtant! Bedonnant et très poilu, marron-foncé-tendance-grenat pour la couleur, enfoncé dans une chaise de camping rouge, il lit son journal avec une casquette vissée sur le crâne. On peut y lire en lettres dorées : « NY city ».
A l’opposé, une vieille femme, très sèche, brûle sous le soleil. Si elle cherche à bronzer davantage, je crois que c’est impossible, elle est carbonisée!
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