Menhir Parade, suite…

Travail du week-end.
La peinture du menhir avance, pas à pas : Le marin a enfin les pieds dans l’eau, les queues des sirènes ont des reflets irisés, des mèches blondes dans les cheveux et deux nouveaux oiseaux bretons trouvent place au-dessus de la seconde sirène.
J’appelle affectueusement ces deux sirènes « mes truites ».

4 réflexions au sujet de « Menhir Parade, suite… »

  1. Très joli travail pictural.
    J’adore les couleurs et les contrastes.
    Les teintes de peau ainsi que le travail sur les roses sont fabuleux.
    Cependant, la posture du marin m’interroge.
    Etant dessiné de 3/4 dos, comment peut-il avoir les jambes de profil? Et la tête me semble aussi un peu décalée pour qu’il puisse voir la jolie sirène se penchant sur lui, d’autant moins du fait que l’ensemble des personnages a des yeux à l’égyptienne, vus de face, alors que les personnages ont tous des visages dessinés de profil.
    Est-ce volontaire?
    Je trouve l’effet un peu perturbant et isolant les personnages les uns par rapport aux autres.

  2. j’aime beaucoup!
    le format est impressionnant!
    ça va être facile a déménager, ça ^^
    moi j’aime bien les positions, même si le marin est en vrac
    ça donne un côté naïf sympathique!

  3. Françoise, pour répondre à vos interrogations, le marin est bien de 3/4 et de profil. Sur la photo, on ne distingue pas tous les détails, et l’ombre des épaules (qui aident à la compréhension de la pose) n’était pas encore peinte. Une chose qu’il faut noter également, ce sont les déformations causées par les volumes cabossés du menhir lorsqu’on tourne autour.
    En ce qui concerne la positions des jambes et leur logique, je sors en général du cadre académique pour trouver ma liberté picturale. C’est justement ce qui m’intéresse dans ce style là, qui permet des libertés dans les gestes et les postures. Ici, le marin est attiré et ébloui par sa sirène et en est tout chamboulé, son corps ne répond plus. Les canadiens appellent ça « tomber en amour ». C’est la raison pour laquelle il est « en vrac » comme dis joliment Cris, et on ne sait pas s’il tombe à la renverse ou s’il est en lévitation, en tout cas il oublie son corps tout entier pour écouter son cœur et le chant doucereux de son envoûtante sirène.
    J’ai cherché une position, à mes yeux, qui soit élégante et un peu décalée pour donner cet effet de vacillement.
    J’espère avoir répondu à vos questions et espère que cela ne vous tourmentera pas davantage !

  4. Merci pour l’explication, Christophe.
    Elle m’éclaire davantage sur vos intentions et le pourquoi de cette posture improbable.
    Je me doute que le support de travail que vous avez apporte quelques déformations et donc vous donne plus de difficultés pour rendre certains détails. Et il est vrai que je n’ai réagi qu’à ce stade du travail parce que véritablement, la posture m’a heurtée. Et je me suis dit qu’un raccourci des jambes en 3/4 étant donné votre talent, ne vous aurait pas posé problème à dessiner. Ce qui du coup m’interrogeait encore plus sur les motivations de la posture.
    La belle triangulation de composition entre les 3 personnages en aurait été il me semble renforcée par une posture du marin plus logique et il me semble aussi que le dialogue nécessaire des regards des personnages (avec des yeux représentés de profil de façon classique et non de face à l’égyptienne) aurait été encore plus intense.
    Quand je vois votre travail pictural sur ce menhir, je repense un peu à la naissance de Vénus de Botticelli (dans un autre style) et vous savez à quel point sur ce tableau de Botticelli, le jeu des regards et des postures donne de la force à l’oeuvre. Ma remarque ne visait donc qu’à vous aider à rendre votre oeuvre (et le lien entre les personnages) encore plus intense et magnétique. J’espère ne pas vous avoir froissé car cela n’était pas du tout dans mes intentions.

    Cordialement
    Françoise

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