Archive for février, 2010

A mon neveu »

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Voilà que je viens d’être tonton !
Un premier courrier pour mon neveu tout neuf, qui servira aussi de déco dans sa chambre puisqu’on peut accrocher l’objet.
Un ourson messager de tous mes vœux de Bonheur…
Du bonheur que cet enfant, du bonheur pour les parents émerveillés…

Repos… »

litMe voilà de retour après des jours d’immobilité.

Ne plus pouvoir s’asseoir, ne pas pouvoir rester debout, le dos courbé…
Rester allonger, en attendant que ça passe a dit l’osthéopathe, et 6 semaines de repos complet. Mince alors !

Je n’aime pas l’immobilité, alors qu’il y a tant à faire… Mais cela ne m’a pas empêché de voyager. J’ai imaginé de nouvelles choses, de nouveaux projets, de nouvelles envies, de nouveaux tableaux, avec leurs compositions et leurs couleurs. Dans ma tête se sont bousculé les idées, et j’ai bien tout imprimé dans ma mémoire qui me fait parfois défaut, mais jamais quand il s’agit de ma peinture. Quand une belle idée est là, comment l’oublier ?
Et l’envie de commencer me prend…

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Aimez… le chocolat ! »

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“Aimez le chocolat à fond, sans complexe ni fausse honte : sans un grain de folie, il n’est point d’homme raisonnable”.

Ko Siu Lan raccrochée »

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Les 4 bannières de Ko Siu Lan seront installer de nouveau sur la façade des Beaux-Arts de Paris sur demande du ministre de la culture Frédéric Mitterrand.
L’artiste s’est dite “très contente” de cette décision et a accepté de raccrocher son œuvre.

Une artiste chinoise censurée »

Vous pensez que cela se passe en Chine ? Et bien non, c’est en France, à Paris, Ecole des Beaux-Arts.
Ko Siu Lan est une jeune artiste qui travaille sur le slogan, le signe,  l’idéogramme chinois…
Elle a installé mercredi sur la façade des Beaux-Arts 4 bannières avec écrit “TRAVAILLER”, “MOINS”, “GAGNER”, “PLUS”. Ces 4 mots vous appelle sans doute une phrase devenue célèbre… C’est justement cela qui fâche les autorités !
Le jour même, l’école a décidé de décrocher l’installation de sa façade.
Travail trop explosif pour rester in situ, certains membres de l’école et des personnes du ministère de l’Education s’en offusquaient déjà“, lui a-t-on dit !

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«Je viens de Chine. Je ne peux pas croire que cela m’est arrivé en France. C’est une censure très brutale, sans discussion», déclare l’artiste. « Cet incident reflète bien le climat de peur politique dès qu’on touche à Sarkozy en France, et à quel point la liberté d’expression est bafouée dès que des intérêts économiques sont en jeu »

Performeuse engagée, Ko Siu Lan se recouvre de sang lors des commémorations de Tian’anmen, ayant longtemps travaillé au Tibet pour des ONG, elle fait voyager dans le monde entier des performances sur le sort des Tibétains. Ko Siu Lan a étudié plusieurs années en France avant de retourner en Chine. Elle participe à l’exposition intitulée «Seven Day Week end de sept jours», qui présente à partir de samedi les œuvres d’étudiants du programme de recherche «La Seine» associant trois écoles.

Ko Siu Lan demande simplement que son œuvre soit raccrochée avant le vernissage de l’exposition, samedi, et fera appel à la justice si tel n’est pas le cas.

Espérons qu’elle gagne ce combat. Liberté, Liberté…

Pour découvrir le travail de l’artiste, voici son site : ICI

La Comtesse de Castiglione »

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Voilà une femme exceptionnelle, artiste visionnaire d’une incroyable modernité, mais incomprise en son temps. On salue aujourd’hui son oeuvre artistique, singulière et prémonitoire.

Juillet 1856, la jeune Comtesse de 19 ans pousse la porte du célèbre atelier qui photographie les gens du monde, Mayer & Pierson. Elle reviendra régulièrement se faire tirer le portrait durant 40 ans.
Femme sans doute la plus photographiée de son temps, on sait qu’en 1913, Montesquiou possédait 434 clichés. Il fut ébloui par sa célèbre beauté :
“Je n’oublierai jamais l’émotion qui s’empara de moi le jour où j’appris qu’une femme vivait derrière les persiennes constamment closes d’une certaine encoignure de la place Vendôme et que cette femme était celle dont le nom était synonyme de beauté”.

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La photographie de mode n’existait pas encore et la comtesse de Castiglione invente le genre en se mettant en scène. Elle n’est pas un modèle passif, elle célèbre elle-même son image, de façon inventive, avec des poses inattendues, des vêtements qu’elle dessine et qu’elle crée, des accessoires qu’elle choisit avec grand soin, mettant en valeur son corps et bousculant sans complexe les codes de l’époque pour sublimer son image.

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Un jour elle lance au photographe :
“Avez-vous bien conscience de ce que Dieu accomplit pour vous en vous faisant le collaborateur de la plus belle créature qui ait existé depuis le commencement du monde ?”
Elle donne un titre à chaque photographie. Sous l’un de ses portraits, en 1861, elle copie ces deux vers :
“En voyant la Douleur si belle, Qui pourrait vouloir du Bonheur ?”

Dans les années 1880, elle sombre dans l’anonymat et la neurasthénie, elle s’enferme dans son hôtel situé au 26 de la place Vendôme et ne sort que la nuit, pour ne pas qu’on voit ce que le temps a fait subir à sa beauté.

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Elle finit pas détruire tous les miroirs de son appartement, mais continua de “célébrer chaque jour les funérailles de sa beauté” en posant devant l’objectif.
Alors que personne ne pouvait la voir à la lueur du jour, seuls les photographes avaient droit de regard sur la progression de la vieillesse sur son visage et son corps.
Elle mourut en 1899, à l’âge de 62 ans, et fut inhumée au cimetière du Père Lachaise.

Ces moments de pose n’étaient-ils pas l’essence même de sa vie ? Ne voulait-elle pas tout simplement rendre immortel ce qu’elle avait de plus
précieux, sa beauté, qu’elle voulait ériger au rang d’œuvre d’art ?
A son époque ce comportement était choquant. Serait-il perçu de la même manière aujourd’hui ?
On pense à Cindy Sherman et ses autoportraits obsessionnels, et au travail de Sophie Calle, entre autres…
La comtesse de Castiglione, n’était-elle pas tout simplement en
avance sur son temps ?

Un livre magnifique retrace son parcours photographique avec 130 clichés.

livre

Kitch »

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Rose Valland. Capitaine Beaux-Arts »

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Une bande dessinée sur Rose Valland dont je retraçais le parcours il y a quelques jours.
La première partie de l’album retrace en bande dessinée la vie de Rose Valland, la deuxième partie est une chronologie détaillée et richement illustrée de photos et documents inédits de l’époque.
Un livre pédagogique et passionnant, indispensable pour la nouvelle génération et pour le souvenir de Rose Valland, injustement méconnue.

Le site de l’éditeur : ICI

extrait

Citation »

chinois

Ouverture Galerie »

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Premier dimanche du mois…
Demain la Galerie sera ouverte, de 14h à 18h.
Il fera beau, la douceur revient, il n’y a plus de neige, et j’ai commandé du soleil pour cette journée !

Carnet de voyage »

Le voyage n’est pas prévu pour tout de suite, mais peut-être l’envie de partir m’a-t-elle poussé à préparer la couverture de mon prochain carnet de voyage ?
Sud de la Chine, loin du bruit et de la frénésie urbaine, au milieu des rizières en terrasse, des champs de coton, des plantations de thé, des montagnes où l’air est sain, où la nature est capricieuse mais l’âme humaine tellement pure…
Les minorités du Ghizou épargnées jusque là sont en danger. Leurs maisons de bois et leurs coutumes ancestrales ont résisté au temps et à tous les régimes mais elles sont aujourd’hui aux portes de la modernité.
Jusqu’à quand vont-elles résister ?

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Croquis »

Hier soir, voilà que mon crayon m’a démangé jusque tard dans la nuit ! Oui, la machine se remet en route dirait-on… Série de croquis travaillés dans le silence de la nuit, avec Lhasa à l’écoute, Kings of convenience, Ane Brun, Andew Bird, Alela Diane, que de la douceur pour les oreilles…
Cinq d’entre eux sortent de l’ensemble.

Un plateau en bois sculpté m’inspire un sujet sur Tahiti, des couples de dormeurs où la légèreté des vêtements dévoile les intimités cachés, une Alice au lapin qui piétine une carte de la Reine et son Valet, et puis le croquis d’hier avec le chat qu’il manquait à la composition…
De quoi travailler pendant plusieurs semaines !

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Frida Kahlo intime »

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Depuis 10 ans, les romans et biographies sur Frida se multiplient comme des petits pains. J’en ai lu quelques uns et voici les deux qui sont à mes yeux essentiels à la compréhension du personnage.

Un livre de Le Clézio “Diego et Frida” datant de 1993, nous entraine dans l’art et la révolution, la rencontre d’un couple mythique, hors du commun. Deux biographies réunies qui nous fait passer de l’un à l’autre, avec comme toile de fond le Mexique et ses actualités. Le travail de muraliste de Diego, les souffrances de Frida, la rencontre avec Trotski, le voyage en Amérique… Un amour infini pour l’autre qui se traduit en peinture, avec deux styles éloignés mais pourtant tellement complémentaires.
Dans l’écriture de Le Clézio, qui connait bien son sujet, on sent la fièvre, les odeurs, les passions, les tourments, et l’amour immense de ces deux artistes révolutionnaires. Une grande épopée, pour voyager un peu, beaucoup, passionnément…

Le second, “Frida Kahlo par Frida Kahlo” est paru en 2007, à l’occasion du centenaire de sa naissance.
Des lettres écrites de sa main pendant trente années de sa vie, de 1922 à 1954, adressées à nombre de personnages publics tels Diego Rivera bien sûr, mais aussi le compositeur Carlos Chavez, le poète Carlos Pellicer, Abby Rockefeller, Ella et Bertram D. Wolfe ou encore Nikolas Murray.
Pourquoi son œuvre est violente et passionnée ? Comment expliquer Frida Kahlo ?
Et bien tout est là !
Pour la comprendre réellement, entrer dans son intimité, lire ses propres mots, francs, directs et bruts. Lire les souffrances abominables, les tortures d’un corps mutilé, les amours enflammées, les combats et ses convictions pour la politique Mexicaine, pour sa peinture.  A lire comme un journal intime puisqu’il n’y a pas de réponse à ces lettres.
C’est émouvant et poignant, comme sa peinture, comme son regard…

Paul Gauguin »

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Poupée de cire, sans son… »

Exercice de style…
Essayer de donner la vie à une chose inerte et en plastique. Poupée de cire, poupée sans son, silencieuse… Outre le plaisir de faire de la photographie, c’est aussi le moyen de mettre en scène cette poupée transformée en modèle d’Irina Ionesco pour m’en servir par la suite. Après quelques essais pas très convainquant, je me suis arrêté sur celles-ci pour en faire un premier croquis.
En prévision, un tableau presque blanc avec dentelles, perles, roses, coussins, gants et collants, avec des motifs pastels de couleurs délicates.
Tiens, il manque peut-être un chat blanc sur la gauche du dessin, jouant avec une pelote de laine… blanche ! Oui, il faudra le rajouter. Assurément…

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“Minotauromaquia” »

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Picasso au cœur du labyrinthe de la création, à la rencontre de son œuvre et luttant contre ses démons…
“Minotauromaquia”. Brillant court métrage de Juan Pablo Etcheverry (2004) qui a reçu une multitude de récompenses. A visionner ci-dessous…

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Juan Pablo Etcheverry est né à Montevideo (Uruguay) en 1975. Il a étudié les beaux-arts à l’Université de Barcelone et a travaillé dans le domaine du multimédia comme réalisateur, scénariste et monteur.
Le site de l’artiste : ICI

Autoportrait »

Fascinants autoportraits…
Comment se représenter, quel cadrage, quelle attitude avoir, quelle histoire (se) raconter, etc… ?
On trouve souvent des autoportraits nus, comme si le vêtement parlait trop, et empêchait le regard du spectateur de se plonger vraiment vers le sujet photographié. Le corps débarrassé de tout code d’appartenance.

Ici, curieuse façon de se mettre en scène, mais le geste est beau…
Autoportrait de l’artiste Bruce Nauman, en 1966.

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Frid’art postal »

Voilà mon courrier d’Art Postal terminé !
Des couleurs, des fleurs, les adresses du destinataire, de l’expéditeur, un timbre Botero et voilà…
Frida nous montre l’article de Van Gogh entouré d’un coup de rouge à lèvres sur la page d’un dictionnaire.

Elle sera en route demain matin pour rejoindre ses petites sœurs déjà arrivées à destination.
De remettre l’atelier en route, les collages, les pinceaux, la peinture, on dirait que l’inspiration semble se réveiller. Tant mieux, je commençais à trouver le temps long sans tout cela…

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