Voici le nouveau clip du groupe parisien Hold Your Horses, réalisé par la boîte de production L’Ogre. Il met en scène les membres du groupe dans des tableaux mythiques allant de La Cène de Léonard de Vinci aux sérigraphies d’Andy Warhol, en passant par Frida Kahlo et Gustav Klimt. De quoi réviser son histoire de l’art de façon originale ! Belle idée et belle réalisation.
Picasso au cœur du labyrinthe de la création, à la rencontre de son œuvre et luttant contre ses démons…
“Minotauromaquia”. Brillant court métrage de Juan Pablo Etcheverry (2004) qui a reçu une multitude de récompenses. A visionner ci-dessous…
Juan Pablo Etcheverry est né à Montevideo (Uruguay) en 1975. Il a étudié les beaux-arts à l’Université de Barcelone et a travaillé dans le domaine du multimédia comme réalisateur, scénariste et monteur.
Le site de l’artiste : ICI
Nicole Kidman photographiée par Steven Meisel en 1999, et Madame X peinte par John Singer Sargent en 1884.
Petite histoire de ce célèbre tableau…
1884. Sargent est un peintre américain vivant à Paris, très apprécié par le public et la critique. Cette année là, il peint le portrait de Madame Pierre Gautereau qu’il avait poursuivie pour obtenir la chance de la peindre. Sargent écrit à l’une de leurs connaissances communes :
« J’ai grand désir de peindre son portrait et j’ai raison de croire qu’elle le permettra et s’attend à ce que quelqu’un propose un tel hommage à sa beauté. … Vous pouvez lui dire que je suis l’homme d’un prodigieux talent »
Il lui faut toute une année pour achever le portrait.
Ci-dessous, la première version du tableau de Madame Gautreau, avec son fameux décolleté, sa peau si blanche et son port de tête altier, et surtout cette bretelle tombée sur son épaule. Audacieux et sensuel.
Sargent l’expose au Salon des Beaux-Arts et déclenche immédiatement des réactions si négatives et violentes qu’il décide de quitter la France pour s’exiler à Londres. Il remet en place la bretelle pour tenter d’apaiser le scandale, mais le mal est fait. Les commandes françaises se tarissent et il écrit à son ami Edmund Gosse en 1885 qu’il envisage d’abandonner la peinture pour la musique ou les affaires.
Une carrière de peintre défaite pour une simple bretelle…
A propos de Madame X, il écrira en 1915 « Je suppose que c’est la meilleure chose que j’ai faite »
Il conservera cette peinture fièrement exhibée dans son studio de Londres jusqu’à ce qu’il la vende au Metropolitan Museum of Art de New York en 1916, quelques mois après la mort de Madame Gautreau.
Le photographe Steven Meisel aurait peut-être du faire glisser la bretelle sur l’épaule de Nicole Kidman, histoire de boucler la boucle, et de redonner à Madame X l’image originelle et sensuelle voulut par le peintre.
Il y a des sujets que j’aime à reprendre régulièrement. Un même thème, pour voir comment évolue mon travail et puis parce qu’il y a mille façons de travailler un même sujet.
C’est le cas pour ces deux monochromes blancs, avec un garçon roux. “Le petit tailleur” et “Le jeune poète”. Jouer avec les gammes de blancs et gris, ajuster la couleur en fonction des cheveux orangés…
Deux années séparent ces peintures et ce n’est pourtant pas le même tableau.
“Le petit tailleur” et son bouquet de fleurs blanches. Fleurs qu’on retrouve dans la seconde pièce en motifs sur le fauteuil. La couleur “gris-bleu” du même fauteuil était celle du mannequin de couture. Les deux petits carrés d’interrupteurs graphiques chez le petit tailleur, qu’on retrouve en sucre chez le poète…Sur la table ronde, rien n’a bougé, un verre, une lettre, une tasse à café. Mais notre “jeune poète” griffonne des vers de Rilke sur un papier. A moins que ce ne soit le contenu du courrier ? Peinture inspirée du livre “Lettres à un jeune poète”.
Deux tableaux pour un même thème, deux histoires qui ne se ressemblent pas.
On me commande régulièrement des tableaux avec un thème, ou un format spécial, pour une occasion particulière ou pour s’offrir, tout simplement…
Là, on me demande une dame un peu ronde, avec un chat. Liberté dans la pose et les couleurs…
Je viens de le terminer. Cadeau de Noël à mettre sous le sapin.
Quelques esquisses pour mettre en place les éléments, un croquis abouti à envoyer pour valider le projet, et en route pour la peinture définitive que voilà !
On reste Dieu merci à la merci d’une étincelle
quelque part à Paris, au fin fond du bar d’un hotel
Dès la prochaine vie se jurer de se rester fidèles
Quelle aventure, quelle aventure
La superbe…
Quelle aventure.
J’adorais la météo marine… Elle vient de disparaitre de ma radio préférée.
J’aimais écouter le soir, sans les comprendre, tous ces termes mystérieux qui sont, c’est certain, tellement précieux pour tous les marins.
Avec la belle voix de Marie-Pierre Planchon, on suivait les vents et pressions, précipitations, nébulosités, l’anticyclone des Açores, mer d’Irlande, Yeu, Ouessant, Fisher, Viking, Dogger, Tyne, Forties, Cromarty, Finisterre, Humber, Shannon, vent de nord est 2 à 4, dépression 998 hecto pascal, vent de force 2 à 3 fraîchissant 4 dans l’après-midi…
C’était joli à entendre ! Etrange poème surréaliste pour néophyte…
Ça manque à mon imagination qui aimait se laisser emporter par ces flots de noms inconnus et énigmatiques.
Un tableau de René Magritte a été volé à 10 heures ce matin dans le musée consacré au surréaliste belge, situé au n°135 de la rue Esseghem à Jette. “L’Olympia”, un nu représentant Georgette Magritte sur fond de paysage de bord de mer et coquillage…
Les membres du musée ainsi que deux touristes ont été braqués par deux personnes armées. Les auteurs de ce vol ont pris la fuite à pied avant d’embarquer dans une voiture, le tableau sous le bras. L’œuvre étant estimée entre 3 et 4 millions d’euros, on peut s’attendre à une demande de rançon…
Le couple Magritte fut domicilié à l’adresse du musée, de 1930 à 1954. Le peintre y réalisa la moitié de ses oeuvres, soit environ 800 tableaux, gouaches et dessins. La majeure partie du mobilier inclus dans les appartements ont appartenu au couple Magritte (piano, meubles de la chambre à coucher, etc…) Ce musée renferme également une collection permanente de documents biographiques concernant le peintre.
Pour reprendre une célèbre formule, je dirais que “Ceci n’est pas un hold-up !”
Mais quelle histoire peuvent-ils bien se raconter ?
Lui regarde droit devant, tout en ajustant un coussin pour le confort de sa belle, qui a cessé de s’éventer pour un instant.
Temps suspendu…
Un moment avant les étreintes… ou juste après ?
Petit jeu de mot sur le titre.
Une question me taraude… On appelle “muse” une femme qui inspire un artiste ou un poète, mais comment appelle-t-on un homme qui inspire un ou une artiste ? Un “museau”, un inspirateur ? Pas très beau !
Y a-t-il une réponse, ou bien manquerait-il un nom dans notre langue, si riche et belle ?
Colette s’étire comme chaque matin
Regard furtif vers ses escarpins…
Les perles qui ornent son long cou
tintent et attirent le blanc matou.
Nico, le chat toujours complice
Attend l’arrivée du beau Fabrice.
Voici une peinture qui devait figurer dans le livre de “La légende des chats de Ternand”.
Je me suis lâché au niveau des déchirures, des matières… Un peu trop peut-être, cette peinture paraissant un peu trop “brute” par rapport aux autres illustrations du livre.
Mais j’aime beaucoup ces matières et le temps passé à expérimenter les griffures, les brûlures et les déchirures…
Alice courait un peu trop vite pour rejoindre le lapin pressé qui ne cessait de regarder sa montre. Le jour commençait à décliner peu à peu et déjà les chaumières ouvraient leurs grands yeux de lumière.
Alice s’essoufflait sérieusement quand un papillon qui prenait son temps à virevolter tranquillement de fleur en fleur, de champignon en champignon, eu raison de sa course.
Elle s’arrêta brusquement et se raisonna. En bonne “aquoiboniste”, elle se dit :
- “A quoi bon courir après un lapin coureur de temps?
A quoi bon courir après le temps?
A quoi bon courir tout court?”
Elle se laissa tomber à terre, releva la chaussette glissée à sa cheville et aperçut le lapin blanc rebrousser chemin. Il s’était débarrassé de sa maudite montre en la donnant au Comte Léminute qui passait par là, reléguant ainsi sa folie de la “course-au-temps” à son prochain…
Le chat Pitre, alerté par les cris de rage du Comte, jurant de ne pas être à l’heure à son rendez-vous, vint en curieux suivre la scène.
Ces petites bêtes pas si bêtes entouraient à présent Alice dont le cœur avait repris son rythme normal. La journée prenait fin. Au loin, on pouvait voir un feu de cheminée venant d’un foyer où l’on avait le temps de prendre son temps. Qu’y avait-il à dîner pour ce soir?