Esquisse chinoise

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Sur toutes les lèvres on entend “c’est la rentrée !”
Oui, c’est bien la rentrée, la fin d’un été avec de beaux jours qui subsistent…
Pour ma part, je n’ai jamais cessé de travailler ces dernières semaines, à penser, à imaginer mes prochains tableaux. Future exposition de fin d’année, “Jardin d’hiver, divers jardins”.
Un carnet de notes, des feuilles volantes et des croquis en vrac, sur le papier comme dans ma tête. Trouver le thème et le tableau qui sera sur l’affiche.
Voilà celui qui m’inspire le plus. Une chinoise, un éventail, une table rouge avec des bonzaïs, un verre, peut-être d’alcool de riz, des coussins aux motifs colorés, avec un fond d’écritures chinoises.
La robe sera fleurie et blanche comme la neige. Jardin d’hiver…

J’ai posé nu pour Spencer Tunick !

Je n’aime pas être nu devant du monde et je crains la foule. Alors qu’est-ce qui m’a poussé à me dénuder parmi 700 personnes ce 20 août à Aurillac ?
La réponse ? Spencer Tunick. Faire partie de son œuvre, aussi petite que soit ma participation. Pour le photographe que j’admire, pour son art.
Le festival de théâtre de rue d’Aurillac fête ses 25 ans d’existence et pour l’occasion, les organisateurs ont invité le photographe pour une de ses fameuses performances. Je me suis inscrit 10 jours auparavant et je reçois une convocation 3 jours avant de partir pour Aurillac. Le rendez-vous aura lieu à 5h15 du matin, c’est tout ce que je sais. Tout reste secret, rien de doit être dévoilé, du lieu, de la photo ni du nombres de participants. Une seule information a circulé, il y aura des parapluies, en hommage à René Magritte. Bel accessoire ! Ça promet d’être beau tous ces parapluies, déployés ou non…

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Jeudi 19 août. Je reçois un SMS à 23 heures avec les informations pratiques. Un bus nous attendra parking P1 pour nous emmener sur le lieu secret.
Vendredi 20 août. Le réveil sonne à 3h50 ce matin. Appréhension mais délicieuse inquiétude. A 5h15 je suis bien sur le parking P1, il y a là un bus avec une étrange destination qui clignote dans la nuit : SPENCER TUNICK ! On nous débarque après un petit quart d’heure de route dans la ville endormie. Une masse humaine se déplace silencieusement, venue de toute part. Il y a là des festivaliers qui ne se sont pas couchés, encore imbibés d’alcool, qui chahutent un peu, et d’autres qui viennent tout juste de se réveiller…
On grimpe sur un chemin goudronné, puis on attend. On fait la queue pour signer un papier cédant un droit à l’image, la notre. Photo et vidéo comprises et on “assume tous les risques de dangers liés à cet évènement d’art”. Soit ! Je donne mon papier à l’une des dizaines de personnes assises derrière des tables alignées. Il y a là un micro de France Inter. On fournit un sac plastique blanc à ceux qui n’ont rien pris pour mettre leurs vêtements , j’avais pour ma part apporté un sac de sport. On prend au passage un parapluie noir et on remonte cette petite rue jusqu’aux champs qui bordent Aurillac.
Dans l’obscurité on devine l’échafaudage du photographe, monté tout en haut du pré. J’imagine déjà la photo prise dans cette herbe avec la ville en fond, mais dans quelles positions va-t-il nous faire poser ? Serons-nous allongés ? Debout ?
On attend que le jour se lève… Les plus jeunes ricanent, friment un peu le torse nu, fument et finissent leurs bières, allongés sur le sol. D’autres grignotent.
On vient enfin nous parler, ce n’est pas trop tôt ! C’est dans un mégaphone éraillé qu’on nous donne les premières consignes et qu’on nous remercie de notre présence. Au signalement, on grimpe donc en haut du terrain un peu accidenté, en slalomant entre les bouses de vaches. Il y a là un groupe de journalistes armés de caméras et de télé-objectifs sur pieds, parqués dans un espace bien déterminé.
Au sommet nous attendent les lettres de l’alphabet piquées au sol, un repère pour nos effets personnels. Je choisis le K qui se trouve un peu au milieu dans un creux avec des arbres à l’arrière qui me plaisent bien. Attente. Un coq chante au loin, la nature est belle… Ça sent bon.
Le mégaphone nous annonce l’arrivée de Spencer Tunick qui se fait rapidement, sous les applaudissements des fidèles, et nous traduit chacune de ses paroles :
“Je suis heureux de ne pas avoir à chanter sous la pluie.  Je ne veux pas seulement que vous preniez du bon temps, mais que vous ayez conscience de participer à un travail artistique”.
Il nous explique une à une les prises de vue qu’il a préparé et les poses que nous devrons prendre. Les hommes, les femmes, les parapluies… Pas de bagues, pas de colliers, pas de bracelets, pas de montres, pas de chaussettes, pas de sourires aux lèvres, et on doit respecter les indications du chef. Les gens tatoués et ceux qui ont des traces de maillot de bain se placeront au fond. Il nous présente un à un ses assistants pour la photo, vidéo et organisation. Applaudissements général.
Disciplinés, nous regagnons notre lettre alphabétique et attendons le signal pour nous dévêtir. Il est 7 heures du matin.
Le mégaphone crie alors “Déshabillez-vous !” Ça y est ! On se met à nu très rapidement comme il était demandé, on s’arme de nos parapluies déployés et en avant ! Je fais le vide dans ma tête, je ne pense à rien. Ça ricane un peu, mais rapidement les regards se font complices et le silence s’installe. Là, une vision surréaliste s’offre à mes yeux ! Il n’y a plus de ciel, mais un nuage noir au-dessus de ma tête, 700 corps rosés en dessous et le vert de l’herbe que nous foulons, c’est d’une beauté irréelle ! Graphique. Quel spectacle magnifique pour nos yeux et ceux de Spencer Tunick ! Quelle belle idée ! Que c’est beau ! J’en tremble d’émotion…
Et quelle sensation étrange de se retrouver nu dans la rosée du matin, un parapluie ouvert, parmi tous ces gens inconnus ! Unique.

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Photographie Jean-Pierre Thibaudat

L’armée de Mary Poppins se déplace au ralenti. On zigzague sur ce terrain en pente, entre bouses de vaches et chardons, pour trouver notre place dans le pré. Il nous faut le recouvrir en entier, entre 2 cordons noirs tendus aux extrémités. “Bouchez les trous !” crie le mégaphone. On bouge, les assistantes nous déplacent un peu. J’entends le crépitement des déclencheurs des appareils photos de la presse sur ma droite. Je me protège à l’aide de mon parapluie, tant que la séance n’a pas commencé. Il fait un peu froid, le soleil n’est toujours pas là et la rosée du matin perle sur mes orteils. Pas de soleil, car Spencer Tunick ne veut aucune ombre portée sur le sol, pour mettre les parapluies noirs en valeurs, sans doute. Les assistantes courent, la photographe officielle photographie, les journalistes parqués mitraillent, et nous, nous restons là, nus avec notre parapluie à la main. Des riverains dans la maison d’en face sortent sur leur balcon, et prennent aussi des photos. On leur demande de rentrer chez eux. Je me sens un peu comme un animal piégé.

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Photographie Jean-Pierre Thibaudat

Nous voici en place. Une première photo avec les parapluies sur notre tête. “Regardez le sol, Spencer ne doit pas voir vos têtes !” hurle le cône métallique.
Deuxième photo de dos, puis troisième avec le parapluie au bout d’un bras tendu à la verticale, puis tendu à l’horizontal. Remerciements.
On ordonne aux femmes de quitter le pré, pour une autre installation dans la ville. Nous, on reste là. Ordre de s’allonger sur l’herbe qui pique, un parapluie sur deux ouvert. “Beautiful, guys !” lance le photographe, il doit être content.
J’ai hâte de voir le résultat. Un cliché grand format sera exposé sur la façade de l’Hôtel de ville demain.
Remerciements ultimes, on a déjà terminé. On replie nos parapluies à l’instant même où le soleil apparait derrière la colline, puis on remonte le pré pour rejoindre nos vêtements. Tout ce petit monde redescend vers la ville, un peu grisé par cette aventure hors du commun. Il est 8h30.
Aurillac se réveille à peine, le festival dort encore.

Voici un lien sur le reportage de France 3 : ICI

Le lendemain, rendez-vous place de l’Hôtel de Ville où le cliché est bien là, accroché sur la façade. C’est une photo de l’assistante de Spencer Tunick, mais pas la photo officielle.
Repérage… Oui, je suis bien là. Heureux et fier de faire partie de l’œuvre de Spencer Tunick.
J’imagine déjà de nouveaux sujets pour mes prochains tableaux, et peindre une nouvelle fois un hommage au travail du photographe, comme je l’avais fait après sa venue à Lyon. (Voir le post : ICI)

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Spencer Tunick est présent sur la place, accessible et disponible. Je me lance dans un anglais approximatif pour lui dire combien j’aime son travail et celui-ci en particulier.

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Oui, je recommencerai si d’aventure il venait une quatrième fois en France…
Je me lèverai aux aurores, me dévêtirai, me laisserai guider et surprendre de nouveau, imperturbable, sans pudeur et sans entraves en suivant inlassablement les délires et la marche de l’Empereur Tunick.

Jim Denevan

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La fin du mois d’août arrive, les plages vont peu à peu se déserter…
Un homme sera heureux, c’est Jim Denevan, artiste américain. Fan de surf et de mer, il pratique le Land Art sur les plages californiennes, armé d’un râteau ou d’un bâton de pèlerin pour partir à la quête de son art. Des formes géométriques parfaites et démesurées, vouées à être détruites par les eaux et les pas de passants.

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Le New York Times magazine, National Geographic, Elle, GQ, The Surfers Journal, House and Garden, Outside, et bien d’autres journaux ont parlé de son œuvre éphémère.
Jim Denevan construit son dessin avec le principe de triangulation, et ne voit jamais le résultat en restant les pieds sur le sable. Il lui faudra prendre des ailes pour voir d’en haut les subtilités de ses constructions. Jouer avec la nature, avec le paysage, avec l’immensité…
Du grand art !

Voici une vidéo expliquant son travail et son site : ICI

“Jardin d’hiver” annoncé

Ma prochaine exposition en duo avec Nathalie Guet Desch, sera annoncée dans le bulletin municipal de Gleizé en septembre. Voilà la page nous concernant.
Jardin d’hiver, divers jardins… Il y aura des fleurs, de la couleurs, des jardins extérieurs, d’autres intérieurs, du reposant et du bonheur… et puis il y aura des choses qu’on ignore encore, mais qui seront douces, assurément, en ce début d’hiver qui pointera son nez.

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Citation

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Autoportrait

Peter Beard. Photographe et plasticien.
Allongé au sol, il écrit sur l’un de ses somptueux carnets de voyages africains, où s’entremêlent collages, photos, textes et matières diverses.
Un crocodile semble le dévorer, mais l’artiste s’en moque. Plongé dans son art, il ne sent pas la mort venir.
L’art plus fort que tout. Est-ce là le message de l’artiste ?

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Mes tableaux chez vous

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Garçon modèle

Voudrais-tu poser devant mon objectif pour moi un jour ?”
Le grand “non” qui s’imposa à moi immédiatement fit place peu à peu à un “peut-être”. Après réflexion vint un “pourquoi pas”, puis un “oui”. Comme un défi à relever, car il est difficile pour moi de poser.
Les questions pleuvent alors. Comment poser ? Comment se comporter ? Sourire, être sérieux ? Regarder ou non l’objectif ? Comment avoir l’air naturel, et pas d’un idiot ? Quelles poses, quelles attitudes ? Si l’appareil ne m’aime pas, si je ne suis pas à la hauteur de l’attente du photographe…
Je décide alors de me laisser porter par Lafabe. Au diable ces questions encombrantes ! Parce que j’aime son travail, sa vision des choses et des êtres, son œil, ses cadrages si particuliers, ses couleurs surannées, et sa série “Pastel Time” pour laquelle les photos seront faites.
Plusieurs séances s’enchainèrent en 1 an : Série faussement endormi dans un lit de draps bleus, nu dans le même lit aux draps rouges, série Baroque Vénitien avec un costume créé pour le carnaval, ou alors dans la nature…
Le résultat fut étonnant à chaque fois. Surpris par les cadrages, les gros plans et les détails, sa vision de ma personnalité. J’ai aimé les photos mais elles révélèrent parfois des choses que je ne connaissais pas de moi ou que je n’aime pas vraiment. Je me suis vu différemment. Difficile de se regarder à travers un autre œil, de se voir autrement. Dérangeant. Mais j’aime, tout compte fait !
Quelques clichés ont été sélectionnés, certains ont été développés et sont en vente aujourd’hui. Voici ces photos que j’aime beaucoup…
Dis Lafabe, c’est pour quand la prochaine séance ?!

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Voici le lien sur le blog de Lafabe : ICI

Kitch

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Chats perchés

Surprise sur le toit en travaux des voisins d’en dessous ! Une chatte a pondu 2 petits chatons. Ils vivent entre bâches, tuiles, planches cloutées, tout un univers abandonné et libre depuis 6 mois…
Deux habitants de plus à Ternand pour perpétuer la légende !

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Dolorès del Rio

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Née le 3 août 1905 à Durango au Mexique, de son vrai nom Lolita Dolorès Martinez Asunsolo Lopez  Negrette, et petite cousine de l’acteur Ramon Navarro.

Elle fit ses études à Madrid et à Paris où elle rencontre l’avocat Jaime Del Rio. Elle tombe amoureuse et  l’épouse. Elle a 15 ans et lui 33 ans. Elle le quitte quelques années plus tard.
Dolorès Del Rio fait la connaissance du cinéaste américain Edwin Carewe qui lui propose un contrat à Hollywood. Elle accepte et part pour la Californie.

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1926, premier grand rôle à succès dans “Les chemins de la gloire”.

1930, elle est amoureuse du directeur de la M.G.C Cedric Gibbons qu’elle épouse.
A cause de son accent trop prononcé, les grands rôles de composition lui sont refusé.
On la qualifie de “plus belle femme du monde“, et son amie Marlène Dietrich de “plus belle femme d’Hollywood”. Elle tourne beaucoup mais attend toujours le rôle de sa vie.

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1942. Rencontre avec Orson Welles qui lui fera une cour assidue et dira d’elle : ” C’est la plus belle femme que j’aie rencontrée“, et lui proposera de tourner dans “Voyage au pays de la peur”. Echec commercial et illusions perdues… Dolorès Del Rio rentre  effondrée dans son pays natal et s’installe définitivement à Mexico.
Auréolée de sa gloire Hollywodienne, elle devient la grande star du cinéma mexicain et l’actrice fétiche du grand cinéaste national Emilio Fernandez. Il la dirigera dans 6 films qui seront ses plus gros succès : “Les abandonnés”, “La mal aimée”, “Marla Candelaria”…
Sa gloire est au plus haut et fera connaître le cinéma mexicain dans le monde entier.
John Ford l’engage pour “Dieu est mort” avec Henry Fonda, puis elle incarne la mère d’Elvis Presley dans “Les Cheyennes”en 1964.

Elle passa les dernières années de sa vie à soulager l’enfance misérable, en  ouvrant avec le soutien du gouvernement de nombreuses crèches pour accueillir les enfants abandonnés. On la surnomme Mama Lolita.

Dolorès Del Rio décède le 10 avril 1983, qui fut décrété jour de deuil national, à Nexport Beach en Californie.

Slim Aarons la photographia dans une piscine à Acapulco en 1952.

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Bonne journée !

Ce matin, le soleil s’est levé à 6h11 sur la colline d’en face. Les jours se raccourcissent petit à petit, sans que l’on n’y fasse vraiment attention. La saison glisse lentement vers la prochaine, mais c’est toujours l’été.
Je ne sais pas de quoi sera faite cette journée qui commence, mais elle sera belle, avec de jolies choses dedans. J’ai décidé !
Je vous souhaite également de belles choses à entreprendre, à voir, à découvrir, à surprendre, à respirer, à construire, à embellir, à vivre… Qu’elle soit belle, tout simplement. Bonne journée !

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Dessiner la Chine suite…

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Papier kraft froissé, couleur terre ou couleurs chaudes pour enfants des minorités Dong ou Miao, et femme vêtue de vêtements bleu indigo pour l’instant seulement couleur crayon.
La valse des dessins continue sans que je sache vraiment quoi en faire par la suite, mais qu’importe.
Peindre. dessiner. Continuer…

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Bernard Buffet

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Autoportraits au soleil levant

Voici un post écrit en juillet, en période de canicule. Egaré sur mon ordinateur, je le publie aujourd’hui…

8 juillet. Couché hier à minuit, et réveillé ce matin à 5 heures… Impossible de dormir, alors je me suis levé. Le ciel sur la colline d’en face était rose, il faisait frais, contre toute attente. Alors j’ai attendu le lever du soleil puisque j’avais l’honneur de voir ce spectacle matinal.

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Mon reflet dans la fenêtre m’a interpelé… La lumière était belle, et la pénombre prenait des couleurs chaudes et rosées.
Je décide alors de me prendre en photo en même temps que le paysage change, pour voir comment la lumière agit et se transforme sur le décor et sur moi, petit à petit…
Il est 5h17.

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La lune est toujours là, dans ce ciel qui devient bleu peu à peu…
Les rayons jaunes du soleil resplendissent de l’autre côté de la colline. Notre terre tourne…
Il est 5h26.

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La lumière rose fait une place au jaune, il fait jour à présent et les reflets dans les vitres se superposent.
Quelques oiseaux gazouillent, un coq chante au loin, en face peut-être… Le bruit léger du vent dans les feuilles des arbres, les sons de la nature, sereins et rassurant.
Il est 5h38.

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Le rose s’en va, le jaune est moins lumineux et les lumières scintillantes qui éclairent Oingt s’éteignent, on dirait que la journée peut commencer…
Il est 5h47.

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Curieusement, il se met à faire froid. Je m’habille et revient poser dans ses reflets qui m’amusent… C’est graphique et ce serait beau à travailler pour de prochains tableaux. Des transparences, des reflets, un sujet dedans et un autre dehors pourquoi pas, et jouer sur ces niveaux de lectures. Des pistes à envisager…
Il est 5h59.

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Le soleil perce enfin la colline… On ne distingue pas encore le paysage qui est plongé dans l’obscurité, que le soleil n’a pas encore atteint.
Il va brûler durant cette journée qui s’annonce chaude nous a-t-on dit. Pour l’instant il est là, tout simplement et n’a pas encore chauffé le sol, ni même mes os !
Il est 6h04.

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Les premiers rayons fusent et chauffent déjà.
Décidément ces reflets me plaisent, les ombres portées rajoutent à la complexité de la composition. De quoi réveiller ma curiosité pour la suite… Trouver un modèle, faire des essais, des dessins…
Il est 6h10.

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Le bleu du ciel devient celui du jour. Le soleil attaque et moi je vais me recoucher.
Il est 6h17.

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Quotidien

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Saint Amour

Aujourd’hui c’est la Saint Amour. Bonne fête à tous ceux qui se nomment ainsi !
Mais y en a-t-il beaucoup ?
Et est-on toujours amoureux quand on s’appelle Amour ?
Est-on toujours charmant et heureux quand on s’appelle Amour ?
A-t-on un cœur gros comme ça quand on s’appelle Amour ?
En résumé, est-on toujours un amour quand on s’appelle Amour ?

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Mosaïques au jardin

Dans la rubrique “chantier en cours”… !
Entre 2 nuages et 2 averses, je termine enfin les joints de la mosaïque des marches du jardin. Mosaïque faite à partir de carreaux anciens, de pièces cassées d’amies céramistes avant leur passage à la poubelle.
Au 1er plan on trouve la marche d’Annie d’Orefice, la 2eme marche est faite à partir d’anciens carreaux de ciments, la 3eme marche avec des bouts de Francine Triboulet et la dernière ici avec des morceaux émaillés bleus de Dominique Sagnard mélangés à des éclats de miroirs.
Marches d’artistes…

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Au fond du jardin

Des milliers de gens s’agglutinent sur les plages du sud de la France pour trouver leur bonheur…
Le mien, c’est d’être au fond de mon jardin, pour y travailler comme pour me retrouver. Havre de paix que j’aime à partager…

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Dessiner la Chine

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Envie de dessiner la Chine. Mon voyage d’avril au cœur du Guizhou me trotte dans la tête et le besoin de dessiner s’est fait sentir de façon urgente.
Triturer mes photos, dessiner sur du papier journal trouvé sur place, faire des croquis, ça se bouscule un peu. Matière brute qui explose… Faire. Observer. Organiser. Imaginer la suite…
Attendre de voir ce qui sortira pour en faire peut-être un petit livre, un journal de bord ou un carnet de voyage ? Qui sait…

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