Schubert. Moment Musical n°3

Belle et douce soirée, ou bien si elle commence, bonne journée à vous.

Le carnaval de Paolo

Le carnaval de Venise ouvre ses portes aujourd’hui pour plusieurs jours. L’occasion d’écrire un nouveau petit texte, accompagné d’une photo.

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Il était temps d’emprunter une autre image pour se montrer à la face du monde. Un peu de tulle transparent sur un costume noir brodé de fils d’or, du taffetas couleur pourpre pour cacher sa chevelure, des plumes d’oiseau de Paradis, une cape de velours parsemée d’éclats d’étoiles, des gants de soie, un loup pour dissimuler ce qu’il faut d’un visage, un peu de rose sur les joues et de rouge sang sur les lèvres, Paolo sera bientôt un autre.
Ce jour de carnaval, il avait comme mission de trouver dans la foule vénitienne son jumeau d’adoption, son ami, son double, son confident. C’était un jeu que les deux complices s’étaient inventé. Ils avaient confectionné chacun de leur côté un costume à partir des mêmes éléments qu’ils avaient pris soin de choisir ensemble. Aujourd’hui, parmi les gens costumés qui déambulent dans la cité, ils devaient se reconnaître, uniquement à l’aide des tissus identiques.
Paolo avait écrit en blanc sur un papier rouge : “Chi trova un amico, trova un tesoro” et l’avait glissé dans la poche arrière de son pantalon. C’est ainsi qu’il partit à l’assaut des canaux, des places et des ruelles, à la recherche du trésor qu’était son ami. Son cœur battait un peu plus fort que d’habitude et ses yeux masqués dévisageaient chaque personne croisée, à la recherche des étoffes qui ressemblaient aux siennes. Il commença sa course devant l’église San Giacomo dell’Orio, en passant par la rue Colombo, la rue del Paradisio, puis il emprunta une gondole pour passer de l’autre côté de la rive et rejoindre le théâtre Goldoni puis celui de la Fenice, et continua vers la rue de Mandola… Aucuns vêtements, aucuns tissus ne ressemblaient aux siens, mais il espérait encore.
Dans les méandres de la ville qu’il connaissait comme sa poche, il cherchait son ami, son double, son confident.
Ils ne s’étaient jamais rencontrés auparavant…

Icônes en fils de lin

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Vladimir Denshchikov est ukrainien. En utilisant une technique de tissage appelée « macramé », il invente de magnifiques icônes religieuses entièrement constituées de fil de lin.
Né le 1 Juillet 1952 à Kiev, diplômé du théâtre universitaire de la ville, il voulait devenir acteur. D’abord directeur, puis directeur artistique de la Crimée Simferopol Maxim Gorki de l’académie de théâtre dramatique russe, Vladimir Denshchikov est depuis 2007 enseignant et directeur de l’Institut de la Culture Simferopol.

Son unique passe-temps est celui de réaliser ces icônes. Des réalisations délicates et minutieuses pour un incroyable travail artistique. Vladimir Denshchikov peint les visages et les mains de ses icônes, le reste étant réalisé avec du fil de lin finement tressé à la main, en milliers de nœuds.
Un merveilleux travail qui rend ainsi hommage à l’art russe et aux icônes orthodoxes.Vladimir Denshchikov_2

A suivre, ce petit reportage sur son travail…

Montmartre, année 50

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« Artist in Montmartre, Paris ». Photo Ruth Orkin, 1950

Je… je t’aime !

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Smile

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Atelier du jour

L’inspiration donne des ailes… Je crois que je m’arracherai de cette toile uniquement quand elle sera entièrement terminée.
D’ici là, je mets tout le reste entre parenthèse.

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Atelier du jour

Il m’aura fallu une journée complète et une partie de la nuit pour me battre avec cette créature ailée, inspirée de mes dernières marionnettes articulées.
La composition est là, les couleurs aussi mais ce n’est qu’une ébauche, il me reste bien des choses à faire.
A suivre…

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Atelier du jour

Il faut bien reconnaître quand on n’est pas fait pour quelque chose. Moi c’est la nature morte.
Je crois que j’aime trop ce qui est vivant, ce qui bouge et qui raconte des histoires et que la « nature morte » ne m’apporte aucune satisfaction. C’est mort ! Alors j’ai décroché ce tableau de ma galerie (qui avait été peint pour une exposition sur Frida Kahlo où j’avais exploré différentes facettes de l’artiste mexicaine) et l’ai recouvert de plusieurs couches de Gesso, sans regrets et même avec joie, pour retrouver une toile blanche et pouvoir ainsi m’inventer une nouvelle histoire…
A suivre.

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Ouverture Galerie

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La galerie se prépare pour un nouvel accrochage… Ce premier dimanche du mois, nous serons le 5 février et ma galerie sera ouverte de 14 heures à 18 heures (Galerie de la Maison du Chat Perché, 114 ruelle de l’église. Vieux village médiéval de Ternand, 69620)
Le diction du mois : « Février et mars trop chauds, mettent le printemps au tombeau. »
Bon weekend à vous !

Atelier du jour

Hier, poupée en morceaux, voilà que Frida s’est articulée ce matin…

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Atelier du jour

Retour à l’atelier pour une nouvelle marionnette articulée. Après les deux Phœnix et avant Alice, c’est Frida Kahlo qui frappe à la porte…
Bonjour !

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« Plongeons »

Voici un documentaire court (16 minutes 12) sur le thème du vertige, de la peur et de la peur vaincue, signé par Maximilien Van Aertryck et Axel Danielson.

Une piscine. Un plongeoir de 10 mètres. Une caméra orientée vers le tremplin. Le son est réglé pour que le spectateur entende ce qui se passe là-haut. Hommes ou femmes se prêtent à l’expérience.
Il y a ceux qui sont seuls, ceux qui montent à deux, ceux qui s’avancent jusqu’au bord du tremplin et ceux qui ne s’approchent pas, ceux qui regardent en bas, ceux qui crient au moment de sauter et ceux qui restent muets, mais tous ont hésité à faire ce grand saut. Alors, qu’est-ce qui les pousse à sauter ? Que représente la hauteur ? Sauter, faire demi-tour ou redescendre, qu’est-ce qui demande le plus de courage ?
Expérience unique où le résultat n’est jamais prévisible. Etonnant.

Alice de Lewis

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Défi du dimanche

Voici une ultime photo accompagnée d’un texte pour clôturer cette semaine d’écriture quotidienne. Merci de nouveau à Jane Agou de m’avoir fait goûter les petits bonheurs de l’écriture en lien avec quelques unes de mes photographies. Si j’avais déjà fait parler mes personnages de peinture, jamais je ne m’étais exprimé sur ce travail là.
DIMANCHE

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Le Temps est un jeune garçon à vélo qui passe devant nos yeux en nous disant qu’il faudrait parfois nous arrêter pour admirer ce qui nous entoure, sans qu’on devine qu’il est déjà trop tard.
Le temps est passé…

Défi du samedi

Suite du défi de la semaine : une photo et un texte…
SAMEDI

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Elle avait installé des guirlandes d’œillets d’Inde autour d’elle, puis aligné consciencieusement des coupelles de terre le long des berges du fleuve et attendait que le soir tombe pour les allumer. Elle attendait. Avec la patience d’un sage, les bras croisés. Elle attendait que le jour s’en aille pour honorer les Dieux, parce qu’en Inde, c’est la nuit qu’on s’adresse à eux. Plongés dans l’obscurité, ils ne voient pas la misère du monde, éblouis par les milliers de petites flammes qui scintillent devant leurs yeux.

Défi du vendredi

Suite du défi de la semaine avec photographie et texte…
VENDREDI

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Il aimait la peinture par-dessus tout et avait Ingres dans la peau au point de se fondre chaque instant de chaque jour dans une des peintures du grand peintre. Dès le lever du jour il se réveillait et s’asseyait au bord de son lit comme la Baigneuse Valpinçon avant de prendre son bain comme La Source… Toute son existence était un musée vivant à l’intention du maître néo-classique mais il ne l’avait pas choisi. C’était ainsi.
Il s’appelait Jean-Dominique.

Défi du jeudi

Suite du défi de la semaine, une image et un texte…
JEUDI

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Elle s’appelait Frida et notait chaque matin dans un gros cahier ce que son cœur lui dictait, sans réfléchir. On trouvait là des citations, des textes courts et parfois longs, écrits à l’encre bleue, violette ou noire selon ses envies, des dizaines d’adjectifs alignés les uns derrière les autres, des dessins crayonnés, des gribouillis au feutre, des poèmes, quelques ratures, des photos de famille agrafées, des coupures de journaux collées, des graffitis, des soupirs, des sourires, des pages cousues, des aquarelles, des rêves en bleu et des espoirs en rose, une plume d’oiseau rare en guise de marque-page, des mots d’amour quand son cœur s’emballait, des petits mots, des gros mots, des mots doux, des mots troublés par une larme tombée là, des cœurs découpés en creux dans une page, des souvenirs de vacances épinglés, une tache de café, bref… tout un roman. En sept années écoulées, cet ouvrage improvisé avait considérablement grossi et reflétait sa vie, son être et tout ce qui faisait sa personnalité.
Et puis un jour, en l’ouvrant, son sang se glaça sous sa poitrine. Il n’y avait plus une page à l’intérieur ! Elles avaient disparues une à une et il ne restait que la couverture cartonnée. Sa vie couchée là jour après jour s’était mystérieusement volatilisée mais apparurent à la place deux images d’elle, face à face, comme un miroir. C’était comme si sa vie écrite s’était transformée en chair et en os photographique.
Elle referma alors le cahier et écrivit à l’encre rouge sur la couverture  « Les deux Frida ».

Défi du mercredi

Suite de ce défi d’une semaine où je dois publier une image/un texte… C’est mon amie Jane Agou qui m’a nommé pour ce défi hors du commun. On peut lire ses délirants écrits sur son blog « Attention les vélos dans ma tête » et c’est ICI.
MERCREDI.

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« Nouveautés » qu’il s’appelait. Le magasin flambant neuf avait ouvert au printemps. Mais ce qu’il y avait à l’intérieur était tellement à la mode qu’à l’automne tout était démodé ! Il ferma aussitôt !
Dès lors, l’unique visiteur voulant pénétrer les lieux se trouva être un rayon de lumière qui tentait quotidiennement de passer sous la porte. Mais la boutique fermée préfère le noir. C’est LA couleur classique par excellence, parfaite pour la journée et idéale pour sortir le soir. In-dé-mo-dable chère madame !

Défi du mardi

Deuxième jour du défi photographie/écriture…
MARDI.

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Rien, il ne resta rien dans la pièce après le passage d’une cigogne qui déposa trois bébés obèses sur la cheminée de la maison. Tout s’effondra en cinq secondes et demie !
C’est la raison pour laquelle il est préférable de ne jamais abandonner son parapluie, même en prenant son bain.