On peut trouver cette série intitulée « Like a doll » dans le dernier numéro du Vogue Italia.
Le jeune mannequin Lindsey Wixson, qui fêtera bientôt ses 18 ans, prend la pose sous l’objectif du photographe Tim Walker.
Extravagant, comme à son habitude, Tim Walker signe là une série inquiétante et surréaliste, quelque part entre « Alice au pays des merveilles », « Baby Doll », « Qu’est-il arrivé à Baby Jane » et « La petite Poucette »…
Géant !
Parus dans Vogue, voici 3 autoportraits de la danseuse Sylvie Guillem. Février 2004.
« Depuis le début, je vais naturellement vers ce qui m’attire, à l’instinct. Au pire, je m’en contente, au mieux, je m’en émerveille. Je me fais confiance. Un train passe ? Je monte sans me poser la question de la durée du voyage. Je fais les choses comme elles se présentent. Et quand je ne veux plus que ça dure, ça ne dure pas. »
Marilyn Monroe photographiée par André de Dienes.
Fin d’été 1946. Malibu.
L’année 1946 est une année importante dans la vie de Marilyn Monroe.
Le 19 juin, elle se rend pour la première fois aux studios de la 20th Century Fox. Elle vient tout juste de décolorer ses cheveux qui sont à présent blonds.
Elle obtiendra son premier entretien avec Ben Lyon le 17 juillet qui, conquis, lui fera passer ses premiers essais caméra deux jours plus tard. Elle signera son contrat avec la Fox fin août et changera son nom en Marilyn Monroe.
En attendant d’être actrice, elle pose en tant que modèle pour de nombreux photographes. Parmi eux, André de Dienes qui la photographiera régulièrement tout au long de sa vie.
Elle s’appelle encore Norma Jeane Dougherty suite à son mariage en 1942, mais va entamer une procédure de divorce qui sera prononcé en septembre de cette année là.
Ces photographies font partie d’une séance qui eut lieu à la fin de l’été sur une falaise longeant une plage de Malibu.
André De Dienes avait acheté un livre à 15 $ chez un bouquiniste, le journal d’une femme en Ecosse commencé en 1830 et compilant ses pensées et poèmes avec ceux d’auteurs célèbres. Le photographe voulait partager sa trouvaille avec Marilyn. Ils aimaient beaucoup échanger sur la philosophie et poésie. Certains passages du livre émurent Marilyn, et plus particulièrement un poème intitulé « Lines on the death of Mary » (« Quelques vers sur la mort de Mary ») et pour lequel Marilyn s’identifia. Après la lecture, André de Dienes la photographia, capturant différentes émotions qu’il lui demanda d’interpréter.
« A mesure que j’élargissais son cadre de vie, j’abordais avec elle des thèmes plus graves. Je la familiarisais avec la poésie, à travers des citations choisies. Souvent un vers trouvait en elle un échos. Elle le répétait ; je la sentais le graver dans sa mémoire, et je notais qu’elle retenait surtout les plus mélancoliques : « La vie est une coquille fragile » ou « La gloire est le deuil éclatant du bonheur ». Elle avait vingt ans, n’avait jamais connu la griserie du succès, et déjà une ombre voilait son éclat, son rire. Un jour que nous nous reposions sur une plage entre deux séances de photos, je décidai de fixer les expressions nouvelles que je découvrais sur le visage de Marilyn. La cadrant en gros plan, je lui demandai d’exprimer d’instinct, sans réfléchir, le bonheur, la surprise, la réflexion, le doute, la sérénité, la tristesse, l’angoisse… la mort. A l’évocation de la mort, elle saisit la couverture pliée et s’en couvrit la tête. La mort, pour elle, c’était le noir, la disparition. Je tentai d’obtenir d’elle une autre réaction. La mort était peut-être un commencement, l’espoir d’un au-delà lumineux… Elle secoua la tête : « La mort, pour moi, c’est ça » Elle m’offrait son visage, désespéré, figé, le regard éteint, la bouche soudain décolorée. Pour elle, la mort était « la fin de tout ». Je classai cette série de photos poignantes avec leur date : 1946. Je les ai oubliées longtemps. »
André de Dienes
Voici un texte écrit par Dany B, professeur d’art plastique, inspiré par sa visite dans mon exposition « Fragments d’un voyage imaginaire ».
Que c’est touchant d’inspirer une plume…
Je la remercie infiniment pour ses mots, sa délicatesse et son regard attentif sur ma peinture.
Bel instant…
Laissez l’agitation, elle restera dehors, suivez Christophe dans son domaine d’exposition.
Découverte de l’installation, un instant de lumière poétique vous enveloppe, mystère ou alchimie des formes et des couleurs agissent.
Vous cherchez une réalité dans le rêve graphique du sujet ? Vous êtes dans son monde.
Y a-t-il des parfums ? Des rites ? Des personnages connus ?
… Situations improbables d’un cocon…
… Ne pas réfléchir mais ressentir…
… Laisser le vent…
Le vert n’est pas acide, c’est un sirop onctueux, le ton est là pour vibrer, jouer la menthe et la fraîcheur. Le rouge pour monter à la tête. Vous vous enivrez de motifs sur soie, velours, taffetas… Le charme agit.
Shéerazade : s’enfoncer avec elle dans la nuit des contes, dans les coussins moelleux chatoyants de fleurs, découvrir ses contours au bord des transparences.
Voici Frida insouciante et sereine évoquant la vie d’une autre Frida tragique, peintre, amoureuse des fleurs, des chants d’oiseaux multicolores.
Vos yeux croisent les regards immenses mais doux malgré le noir profond. Ils ne voient rien de cet univers créé pour eux.
Les mains s’attardent en toute simplicité innocentes et molles. Lignes et rythmes serpentent dans les canapés, les tentures Vermer.
Christophe voyage dans le charme des dépaysements. Le sourire ?
… Bel instant.
Le 15 février prochain sortira le film de Pierre-Henry Salfati intitulé « Je suis venu vous dire… »
Une autobiographie réinventée qui donne la parole à Serge Gainsbourg qui parle à la première personne.
Le réalisateur a utilisé simplement ce que le chanteur a dit aux uns et aux autres, que ce soit édité ou encore inédit… En l’entendant autrement, usant de tous ses sous-entendus, parfois passés inaperçus, en reconstruisant, en réaménageant, mais le laissant se raconter là où on ne l’attend pas vraiment. Un film en forme d’épure, à la manière où il semblait vouloir le faire lui-même.
Avec Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Emilie de Preissac, Clément Van Den Bergh…
Durée : 1h38
Bande-annonce à voir, ne serait-ce que pour entendre les quelques notes du si délicieux « Aquoiboniste » :
« Le gros, la vache et le mainate ». Ecrit par Pierre Guillois et mis en scène Bernard Menez.
Voilà une comédie musicale complètement givrée menée par une brochette d’hurluberlus : un homme qui tombe en cloque, deux tatas irascibles, un bébé qui dégoûte tout le monde, un oiseau de malheur et un strip-teaseur étonnant qui apporte un peu de grâce à cette farce ! Petites grivoiseries ou vastes plaisanteries, le spectacle prend un malin plaisir à nous entraîner dans un monde d’absurdités délicieuses, nous offrant pirouettes et chansonnettes réjouissantes.
On retrouve ici Jean-Paul Muel et Pierre Vial, deux hommes de théâtre et notables de la scène, affublés comme des courtisanes de faubourg, se livrant aux pires extravagances.
Ici l’humour est rarement correct, mais on rit de bon cœur, abandonné aux facéties d’acteurs hors du commun.
« C’est à mourir de rire ! Du pur burlesque, entre théâtre de l’absurde et cabaret. Ce spectacle est de très loin le plus réjouissant que l’on a vu depuis des lustres ». (Télérama)
« Un feu d’artifice de coups de théâtre au service d’un happening jubilatoire. Opérette délirante qui compile, pour rire, fantasmes homos et gay attitude. (…) Un petit bijou d’humour noir… qui repousse à l’extrême les limites du rire. « Le gros, la vache et le mainate » mérite au minimum d’être honoré d’un Molière ». (Les Inrockuptibles)
Voici un lien avec interviews et extraits de la pièce : ICI
Cette « opérette barge », comme indique le sous-titre, se jouera à Lyon au Théâtre de la Croix-Rousse, du 24 au 28 janvier.
Toutes les informations : ICI
La nature est complètement givrée !
Le brouillard gomme le paysage, mais parfois une esquisse se dévoile. Les vignes et leurs fils tendus de blanc, parallèles. Un graffiti semble lui aussi pris dans la glace.
L’hiver. Le blanc. Le froid. Tout est givré.
Bon soir à vous.
De l’art postal dans ma boîte ces jours-ci ! Un carton de Mani Souque venu du Sud et une carte customisée par Carole Fromenty avec couture et paillettes. Kitch juste comme j’aime !
Et puis ma réponse à ces envois, et à Carole en gardant le même thème.
Diffusé hier sur Arte, ce premier des 3 volets sur « L’artiste et son autoportrait ».
Nous suivons ici Dürer, Velasquez, Vigée-Lebrun, Dalì et Warhol. Tous ces artistes ont en commun une vision idéalisée de lui-même. De quoi nous parlerons-nous dans les 2 prochains épisodes ?
Film de 26 minutes.
Daniel. Photographié au cimetière de Vaux en Beaujolais il y a quelques années.
Jeune homme rebelle et tourmenté, violent envers les autres et lui-même. Comme un petit animal blessé…
Devant mon objectif, les démons s’enfuirent et l’ange apparu. Apaisé. Temps suspendu dans les allées du cimetière.
Ce n’est pas par hasard si j’avais choisi cet endroit. Propice au recueillement, ce lieu l’aura-t-il aidé à faire une pause salvatrice ?
Voici quelques clichés de cette lumineuse séance.
A l’occasion de la sortie en DVD de “My Little Princess”, Eva Ionesco revient sur son film, inspiré de sa propre vie. Celle d’une enfant dont la mère, photographe, avait fait son modèle pour des images érotiques.
Film bouleversant avec des acteurs magnifiques.
Les bonus du DVD sont intéressants. On y trouve une interview d’Eva Ionesco (30 minutes), celle de Bertrand Burgalat, compositeur de la musique du film (30 minutes) et les essais d’Anamaria Vartolomei (7 minutes)
Voici l’histoire du film avant, pendant et après sa conception…
Durée de la vidéo : 9 minutes 39.
Voici un post que j’avais publié il y a quelques semaines, mais la diffusion de cette émission a été reportée.
Le voici de nouveau car c’est ce soir à la télévision.
Je ne pensais pas parler un jour d’une émission de TF1, et pourtant !
Chaque semaine, l’équipe de « Tous ensemble » part à la rencontre d’une famille en difficulté et font appel à toutes personnes de la région pouvant travailler bénévolement sur le chantier de leur maison afin de tout mettre en œuvre pour sauver cette famille de l’impasse. Maladie, deuil, endettement, tous ces drames imprévisibles qui peuvent faire basculer du jour au lendemain une famille qui n’aura pas de toit sur la tête. Les élans de solidarité parfois peuvent faire chaud au cœur : Entreprises, particuliers, tout le monde retrousse ses manches et se jette dans l’aventure. Tous ensemble.
Si je parle de cette émission, c’est parce que l’on m’a sollicité il y a quelques semaines pour faire un don pour la décoration d’une maison à deux pas d’ici, dans le village de Dieme. « Tous ensemble » aide un couple et ses deux enfants suite à un endettement causé par le dépôt de bilan de l’entreprise qui devait faire tous les travaux dans leur maison. Plus d’argent en poche, cette famille vivait dans un garage prêté par un ami, en attendant…
J’ai confié à la décoratrice de l’émission 3 reproductions de tableaux, offert aux parents mon livre « Une certaine idée du bonheur » et à leurs enfants les 2 autres livres.
J’espère que cela mettra un peu de couleurs dans leur maison et leur vie, et je leur souhaite plein de petits et grands bonheurs pour les années à venir.
L’émission sera visible aujourd’hui sur TF1 à 17h50 (durée 50 minutes)
Le site de l’émission « Tous ensemble », pour voir ou revoir les émissions : ICI
J’avais déjà parlé d’Ane Brun ICI et LÀ.
La voici en public pour un concert avec un orchestre philharmonique, donné à Noël dans le théâtre de Tivoli, Copenhague.
On retrouve cette chanson dans son dernier album « It All Starts With One » (2011).
Et toujours de l’émotion en entendant sa voix enivrante…
Cette photographie de l’artiste allemand Andreas Gursky, datant de 1999 et intitulée « Rhein II », a été vendue à 4,34 millions de dollars (3,1 millions d’euros) lors d’une séance de vente aux enchères qui a eu lieu il y a quelques semaines chez Christie’s à New York. La photographie la plus chère du monde.
Lignes parallèles composant le chemin, le fleuve, le gazon et l’horizon, elle nous montre un paysage des rives du Rhin. Le cadrage frontal et l’élimination de toute présence humaine rendent le motif presque abstrait. Le photographe a fait une retouche en effaçant une usine située au bord du fleuve pour rendre l’image plus simple et plus forte.
« Je me fous des paysages ordinaires du Rhin. Ce qui m’intéresse ce sont les paysages les plus modernes », déclare-t-il.
Né en 1955 à Leipzig (ex-Allemagne de l’Est), Andreas Gursky a été formé à l’école des Beaux-Arts de Düsseldorf. L’artiste s’est spécialisé dans les photographies monumentales à très haute définition.
Cette œuvre a été exposée au Musée d’art moderne de New York (MOMA), ainsi qu’à Munich et à Melbourne.
Dimensions : 363 x 185 cm
Tirage Chromogénique sur plexiglass