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Rose Valland. Capitaine Beaux-Arts

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Une bande dessinée sur Rose Valland dont je retraçais le parcours il y a quelques jours.
La première partie de l’album retrace en bande dessinée la vie de Rose Valland, la deuxième partie est une chronologie détaillée et richement illustrée de photos et documents inédits de l’époque.
Un livre pédagogique et passionnant, indispensable pour la nouvelle génération et pour le souvenir de Rose Valland, injustement méconnue.

extrait

Citation

chinois

Ouverture Galerie

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Premier dimanche du mois…
Demain la Galerie sera ouverte, de 14h à 18h.
Il fera beau, la douceur revient, il n’y a plus de neige, et j’ai commandé du soleil pour cette journée !

Carnet de voyage

Le voyage n’est pas prévu pour tout de suite, mais peut-être l’envie de partir m’a-t-elle poussé à préparer la couverture de mon prochain carnet de voyage ?
Sud de la Chine, loin du bruit et de la frénésie urbaine, au milieu des rizières en terrasse, des champs de coton, des plantations de thé, des montagnes où l’air est pur, où la nature est capricieuse mais l’âme humaine tellement pure…
Les minorités du Ghizou épargnées jusque là sont en danger. Leurs maisons de bois et leurs coutumes ancestrales ont résisté au temps et à tous les régimes mais elles sont aujourd’hui aux portes de la modernité.
Jusqu’à quand vont-elles résister ?

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Croquis

Hier soir, voilà que mon crayon m’a démangé jusque tard dans la nuit ! Oui, la machine se remet en route dirait-on… Série de croquis travaillés dans le silence de la nuit, avec Lhasa à l’écoute, Kings of convenience, Ane Brun, Andew Bird, Alela Diane, que de la douceur pour les oreilles…
Cinq d’entre eux sortent de l’ensemble.

Un plateau en bois sculpté m’inspire un sujet sur Tahiti, des couples de dormeurs où la légèreté des vêtements dévoile les intimités cachés, une Alice au lapin qui piétine une carte de la Reine et son Valet, et puis le croquis d’hier avec le chat qu’il manquait à la composition…
De quoi travailler pendant plusieurs semaines !

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Frida Kahlo intime

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Depuis 10 ans, les romans et biographies sur Frida se multiplient comme des petits pains. J’en ai lu quelques uns et voici les deux qui sont à mes yeux essentiels à la compréhension du personnage.

Un livre de Le Clézio “Diego et Frida” datant de 1993, nous entraine dans l’art et la révolution, la rencontre d’un couple mythique, hors du commun. Deux biographies réunies qui nous fait passer de l’un à l’autre, avec comme toile de fond le Mexique et ses actualités. Le travail de muraliste de Diego, les souffrances de Frida, la rencontre avec Trotski, le voyage en Amérique… Un amour infini pour l’autre qui se traduit en peinture, avec deux styles éloignés mais pourtant tellement complémentaires.
Dans l’écriture de Le Clézio, qui connait bien son sujet, on sent la fièvre, les odeurs, les passions, les tourments, et l’amour immense de ces deux artistes révolutionnaires. Une grande épopée, pour voyager un peu, beaucoup, passionnément…

Le second, “Frida Kahlo par Frida Kahlo” est paru en 2007, à l’occasion du centenaire de sa naissance.
Des lettres écrites de sa main pendant trente années de sa vie, de 1922 à 1954, adressées à nombre de personnages publics tels Diego Rivera bien sûr, mais aussi le compositeur Carlos Chavez, le poète Carlos Pellicer, Abby Rockefeller, Ella et Bertram D. Wolfe ou encore Nikolas Murray.
Pourquoi son œuvre est violente et passionnée ? Comment expliquer Frida Kahlo ?
Et bien tout est là !
Pour la comprendre réellement, entrer dans son intimité, lire ses propres mots, francs, directs et bruts. Lire les souffrances abominables, les tortures d’un corps mutilé, les amours enflammées, les combats et ses convictions pour la politique Mexicaine, pour sa peinture.  A lire comme un journal intime puisqu’il n’y a pas de réponse à ces lettres.
C’est émouvant et poignant, comme sa peinture, comme son regard…

Paul Gauguin

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Poupée de cire, sans son…

Exercice de style…
Essayer de donner la vie à une chose inerte et en plastique. Poupée de cire, poupée sans son, silencieuse… Outre le plaisir de faire de la photographie, c’est aussi le moyen de mettre en scène cette poupée transformée en modèle d’Irina Ionesco pour m’en servir par la suite. Après quelques essais pas très convainquant, je me suis arrêté sur celles-ci pour en faire un premier croquis.
En prévision, un tableau presque blanc avec dentelles, perles, roses, coussins, gants et collants, avec des motifs pastels de couleurs délicates.
Tiens, il manque peut-être un chat blanc sur la gauche du dessin, jouant avec une pelote de laine… blanche ! Oui, il faudra le rajouter. Assurément…

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“Minotauromaquia”

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Picasso au cœur du labyrinthe de la création, à la rencontre de son œuvre et luttant contre ses démons…
”Minotauromaquia”. Brillant court métrage de Juan Pablo Etcheverry (2004) qui a reçu une multitude de récompenses. A visionner ci-dessous…

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Juan Pablo Etcheverry est né à Montevideo (Uruguay) en 1975. Il a étudié les beaux-arts à l’Université de Barcelone et a travaillé dans le domaine du multimédia comme réalisateur, scénariste et monteur.
Le site de l’artiste : ICI

Autoportrait

Fascinants autoportraits…
Comment se représenter, quel cadrage, quelle attitude avoir, quelle histoire (se) raconter, etc… ?
On trouve souvent des autoportraits nus, comme si le vêtement parlait trop, et empêchait le regard du spectateur de se plonger vraiment vers le sujet photographié. Le corps débarrassé de tout code d’appartenance.

Ici, curieuse façon de se mettre en scène, mais le geste est beau…
Autoportrait de l’artiste Bruce Nauman, en 1966.

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Voilà mon courrier d’Art Postal terminé !
Des couleurs, des fleurs, les adresses du destinataire, de l’expéditeur, un timbre Botero et voilà…
Frida nous montre l’article de Van Gogh entouré d’un coup de rouge à lèvres sur la page d’un dictionnaire.

Elle sera en route demain matin pour rejoindre ses petites sœurs déjà arrivées à destination.
De remettre l’atelier en route, les collages, les pinceaux, la peinture, on dirait que l’inspiration semble se réveiller. Tant mieux, je commençais à trouver le temps long sans tout cela…

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Flocons, Frida et Art Postal

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Ce soir, de gros flocons de neige ont recouvert tout le paysage d’un manteau blanc, alors que le soir tombait sur la colline d’en face.
Nuit blanche…

Ces derniers jours à l’atelier ont été consacré à l’Art Postal, en réponse aux belles enveloppes et objets que l’on m’a envoyé. Ce soir, je continue de peindre ces enveloppes, dans le soir glacial de l’hiver qui est loin d’être fini…

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Et puis j’ai entrepris aujourd’hui une enveloppe-carton pour une exposition organisée par l’artiste Danielle Jacqui ayant pour thème… Frida Kahlo.
Frida et Van Gogh très exactement. La mienne tient en main une page de dictionnaire parlant de Vincent Van Gogh.
L’exposition aura lieu à Aubagne les 13 et 14 février prochain. Pour la Saint Valentin. Etrange… Ces deux artistes auraient-ils pu être amoureux s’ils avaient pu se rencontrer ?
Ci-dessous, deux photos de la pièce en cours, peut-être terminée demain ? Il manque un peu de couleurs, des fleurs en tissus dans les cheveux, les timbres et l’adresse…

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Rose Valland

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Héroïne de guerre…
Pendant l’occupation, Rose Valland est conservatrice du musée du Jeu de Paume.  En France, les allemands commencèrent le pillage des œuvres d’art dans les musées et les collections privées, principalement celles appartenant aux juifs déportés ou en fuite. Ils utilisèrent le musée du Jeu de Paume comme dépôt central avant d’orienter les œuvres vers différents lieux et hautes personnalités allemandes.
Pendant ce monumental pillage nazi, Rose Valland commença secrètement à enregistrer la plupart des œuvres qui transitaient par le musée du jeu de Paume.
Pendant quatre ans, elle nota dans de grands carnets la trace de ces mouvements : d’où venaient les œuvres, où elles allaient, à qui elles appartenaient, pour quel dignitaire nazi elles étaient destinées, etc. Elle remplit des centaines de fiches avec précision, prit des photos des œuvres, déchiffra les papiers carbone allemands dans les poubelles du musée, écouta des conversations des officiels nazis. Elle risqua sa vie en fournissant des informations à la Résistance sur les trains qui transportaient les œuvres afin qu’elle ne fasse pas sauter ces convois contenant d’innombrables chefs d’œuvres.
Le musée du jeu de Paume fut visité par des hauts dignitaires nazis et Rose Valland était présente le 3 mai 1941, quand Hermann Göring  vint sélectionner personnellement certains des tableaux volés pour alimenter sa propre collection. Dès l’automne 1944, elle informe les Américains sur les sites supposés de stockage des œuvres volées en Allemagne pour éviter leur bombardement et faciliter leur récupération.

A la libération, Rose Valland travailla en tant que membre de la Commission de récupération artistique. En 1947, elle est nommée au poste central de la récupération artistique en Allemagne et se rend alors dans toutes les zones d’occupation, y compris la zone soviétique. Elle témoigna au procès des dirigeants nazis à Nuremberg, participa à la récupération des œuvres volées et aida à la reconstruction des musées allemands.
Rose Valland et son équipe auront retrouvé  60000 des œuvres pillées, dont 45000 seront restituées à leurs propriétaires.

A son retour en France en 1953, elle devient chef du service de protection des œuvres d’art puis est nommée en 1955 conservatrice des Musées nationaux. En 1961, elle publia ses expériences sous l’Occupation dans un livre Le Front de l’art (réédité en 1997). Le film Le train de John Frankenheimer (1964) est basé sur ce
livre (le personnage inspiré de Rose Valland est interprété par Suzanne Flon).
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Rose Valland a pris sa retraite en 1968, mais a continué à travailler sur la restitution des œuvres pour les Archives françaises. Elle reçut pour son travail de nombreuses décorations françaises et étrangères : Légion d’Honneur, Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres, Médaille de la résistance. Les Etats-Unis lui remirent la Médaille présidentielle de la Liberté et en 1951, elle est officier de la Bundesverdienstkeuz, l’Ordre du Mérite de la République fédérale d’allemagne.

Rose Valland meurt en 1980 à l’âge de 82 ans dans une relative solitude à Ris-Orangis. Elle est enterrée dans son village natal de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs où un collège porte son nom.
Qui connait Rose Valland aujourd’hui, qui fut si importante pour l’histoire de l’Art ? Sans elle, on ne connaitrait sans doute pas une partie des grandes œuvres exposées aujourd’hui dans nos musées…
Le 25 avril 2005, le ministre français de la culture Renaud Donnedieu de Vabres dévoile une plaque commémorative à son nom sur la façade du Jeu de paume.
Pour lire son discours : ICI

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Une exposition sur Rose Valland a lieu actuellement et jusqu’au 2 mai 2010 au Centre d’histoire de la résistance et la déportation de Lyon.
Toute sa vie à lire sur les murs du musée, quelques photos et documents lui ayant appartenu, quelques vidéos sur le pillages des œuvres…
Renseignements : ICI

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Keith Haring par Leibovitch

Magnifique idée ! Fallait oser, la photographe Annie Leibovitch l’a fait en 1986.

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La niche

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Madame X

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Nicole Kidman photographiée par Steven Meisel en 1999, et Madame X peinte par John Singer Sargent en 1884.

Petite histoire de ce célèbre tableau…
1884. Sargent est un peintre américain vivant à Paris, très apprécié par le public et la critique. Cette année là, il peint le portrait de Madame Pierre Gautereau qu’il avait poursuivie pour obtenir la chance de la peindre. Sargent écrit à l’une de leurs connaissances communes :
« J’ai grand désir de peindre son portrait et j’ai raison de croire qu’elle le permettra et s’attend à ce que quelqu’un propose un tel hommage à sa beauté. … Vous pouvez lui dire que je suis l’homme d’un prodigieux talent »

Il lui faut toute une année pour achever le portrait.
Ci-dessous, la première version du tableau de Madame Gautreau, avec son fameux décolleté, sa peau si blanche et son port de tête altier, et surtout cette bretelle tombée sur son épaule. Audacieux et sensuel.

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Sargent l’expose au Salon des Beaux-Arts et déclenche immédiatement des réactions si négatives et violentes qu’il décide de quitter la France pour s’exiler à Londres. Il remet en place la bretelle pour tenter d’apaiser le scandale, mais le mal est fait. Les commandes françaises se tarissent et il écrit à son ami Edmund Gosse en 1885 qu’il envisage d’abandonner la peinture pour la musique ou les affaires.
Une carrière de peintre défaite pour une simple bretelle…
A propos de Madame X, il écrira en 1915 « Je suppose que c’est la meilleure chose que j’ai faite »
Il conservera cette peinture fièrement exhibée dans son studio de Londres jusqu’à ce qu’il la vende au Metropolitan Museum of Art de New York en 1916, quelques mois après la mort de Madame Gautreau.

Le photographe Steven Meisel aurait peut-être du faire glisser la bretelle sur l’épaule de Nicole Kidman, histoire de boucler la boucle, et de redonner à Madame X l’image originelle et sensuelle voulut par le peintre.

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Mes vagabondages…

Me voici de retour après 15 jours de vagabondage entre Lille, Paris et les montagnes enneigées. Après avoir programmé à l’avance les posts de ce blog pour qu’il n’y ait pas un grand vide trop longtemps, je pris mon petit sac, et en route pour la récolte d’émotions…
Je fus étonné par Lille que je ne soupçonnais pas être aussi belle ! Quelques restes des fêtes de fin d’année sur la grand-place, un froid glaçant, le jour qui ne semblait jamais se lever sur les superbes façades, se réchauffer le corps et l’esprit au “Furet du Nord”, la grande librairie où l’on pourrait rester des heures…

lille2jpglille1Rencontre inattendue avec le Dalaï Lama, entre peinture italienne, manga chinois et drapeau américain.  Cohabitation volontaire ?

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Arrivée à Paris et découverte de La Niche, la galerie toute récente des Chats Pelés que j’adore ! Il y avait là Christian Olivier, l’un des membres des Chats Pelés et chanteur des Têtes Raides qui faisait son p’tit tour dans la boutique. Discussion… Achat de l’excellent disque de Jean Corti produit par la maison. Accordéon, accordéon…

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Rencontre dans le quartier Saint-Germain avec Madonna, Margueritte Duras et quelques grands hommes facilement repérables à l’angle de ces deux rues… Curieux casting.

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Je peux vérifier dans le métro que la RATP a effectivement bien fait supprimer la fumée de cigarette aux lèvres du Gainsbourg de l’affiche. Pfff…
Jolie petite table noire en terrasse, comme aurait sans doute aimé Gainsbourg…

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Exposition Fernand Pelez au Petit Palais. Sa peinture “Grimaces et misère” a été pour moi un choc émotionnel il y a bien longtemps. Voir une grande exposition et découvrir d’autres tableaux m’a ravi. Je reviendrai très prochainement parler de ce peintre de la misère.

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J’ai parcouru quelques expositions dans des musées ou galeries qui ne méritaient pas le détour, quelques déceptions, quelques colères… Les expressionnistes au musée Marmottan, James Ensor, une femme galeriste-marchande bien connue qui parle de ses artistes en euros et pas en sentiments, une autre galerie qui ose vendre une “reproduction originale signée” par un dessinateur de bande dessinée, format 40cmX 60cm à 2300 € ! Une reproduction originale… On croit rêver !
Heureusement j’ai fini mon séjour par la très belle exposition sur Fellini au Jeu de Paume. En partant j’ai pensé bien fort que sa folie et son imagination manquait cruellement au cinéma. J’en reparlerai ici bientôt.
Et puis au hasard des rues, je suis tombé sur le cimetière de Passy que je ne connaissais pas du tout. Voici quelques clichés de ce beau lieu.
Oui, j’aime les cimetières, pour le repos, pour méditer, se souvenir, et faire vagabonder nos pensées…

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“Songs from a room”

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Au dos de cet album de Léonard Cohen, une photo. Chacun s’est fait une idée de cette fille qui tape à la machine dans une chambre close. Est-elle à l’origine du titre de cet album ? Quelle histoire cela nous raconte, nous évoque ?
Vincent Delerm nous donne sa version dans son dernier album, dans la chanson “From a room”.
Vrai ou faux ? Là encore, chacun son avis…

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“Et le type expliquera que la fille en photo à l’arrière de “Songs from a room” n’est pas du tout celle avec laquelle Léonard Cohen vivait à l’époque, que c’était juste une amie du photographe et que Cohen aimait bien cette image, que ça n’a pas été pris début août dans une maison du sud de la France, mais à dix kilomètres de Los Angeles, que la fille ne sait même pas faire marcher la machine à écrire sur laquelle elle a l’air de taper une nouvelle de deux pages, derrière les volets fermés, pendant le cagnard de quinze heures, que la photo a été prise un matin début mars, que c’est marrant d’avoir pensé que Cohen avait fait l’amour avec elle, juste avant de prendre la photo, parce que c’est une fille qui n’aime que les filles.”
Vincent Delerm

La noyée

Un film d’Abraham Polonsky, “Le voleur de chevaux”, 1971.
Une bande originale de Mort Shuman avec une chanson de Serge Gainsbourg rarement entendue.
Petit bijou mélodique que voici. La seule image de Serge Gainsbourg chantant cette chanson en dehors du film. A écouter encore et encore…
Pour information, on peut l’entendre interprétée par Carla Bruni sur son premier album, et par Yann Tiersen sur l’album “c’était ici”.