« Les oiseaux rares » 2017

J’avais envoyé il y a bien longtemps sur un courrier destiné à Michèle Bernard un petit dessin sur l’enveloppe fait avec vignette de souche de timbres. Une minuscule illustration qu’elle a repris pour en faire le logo des « Oiseaux rares » et qu’elle décline depuis des années de belle façon. J’aime particulièrement l’affiche de cette nouvelle saison.
Allez y faire un tour, que de talents se réunissent à Saint-Julien-Molin-Molette !

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Les oiseaux rares : 14e édition !!

Stage-festival chanson organisé par l’association « Musiques à l’Usine »
Saint Julien Molin Molette / Pilat – Loire

– Mercredi 26 juillet 2017 une SCÈNE OUVERTE au public aura lieu dans la salle des fêtes de St Julien Molin Molette : une occasion de partager le plaisir de chanter.

– Vendredi 28 juillet 2017 spectacle « VEAUX, VACHES, COCHONS,… Z’HUMAINS »
Spectacle que Michèle Bernard et les intervenants du stage : Anne Sylvestre, Rémo Gary, Elisabeth Ponsot, Claudine Lebègue, Hélène Grange ont imaginé cette année.
Une fois de plus, ils seront plus d’une centaine à participer au stage de création et d’interprétation de chansons organisé par l’association « Musiques à l’Usine ».
Ils, ce sont des chanteurs amateurs ou en voie de devenir professionnels, voire professionnels.
Ce sera une occasion renouvelée d’écouter et de découvrir des chansons interprétées individuellement, des chansons polyphoniques (à plusieurs voix mixtes) proposées par Michèle Bernard et chantées par le grand chœur de 100 participants.
Avec les musiciens Jean- Luc Michel, Jean-Pierre Caporossi, Emmanuel Le Poulichet, Jeanne Garraud, Nicolas Frache, Julien Delooz et toute la fine équipe de Musiques à l’Usine.
Spectacle présenté sur la place aux 6 fontaines.

Retrouvez-nous sur notre site : www.musikalusine.fr

Anniversaire

Jour anniversaire. Frida Kahlo, née le 6 juillet 1907 à Coyoacán au Mexique…

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Lettre à Isabelle

Dans cette lettre, Gérard Depardieu s’adresse à Isabelle Adjani et parle des prémices du chef-d’œuvre réalisé par Bruno Nuytten, Camille Claudel, mais aussi du rôle de l’acteur, de l’incarnation d’un personnage qui hante et bouleverse celui qui lui a prêté son enveloppe charnelle pour finalement l’abandonner et lui laisser une sensation de grand vide.

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Ma chère Isabelle,

J’ai rasé ma barbe ce matin. Maintenant, il faut que je maigrisse. Tu vois, Rodin s’éloigne… Au sens propre, je me désincarne. Je me sens vide, vidé. Dans cet état de désœuvrement, d’entre-deux rôles, je risque tout. Je m’accroche à l’idée de perdre du poids, d’être prêt pour le prochain film. Rodin s’est défendu pied à pied, pendant plusieurs jours, avant de vaciller sur son socle. Je vacille…

Comme ces chevaliers du Moyen Age roulant sous la table le soir d’un tournoi, j’ai besoin d’une ripaille flamboyante, d’une cuite salvatrice. Il me faut cette violence, cette déflagration, je m’éclate, je m’émiette. Oui, c’est le mot, je m’émiette.

Toi, Isabelle, tu es une guerrière, toujours en éveil, prête à recevoir l’ennemi. Tu as régné sur le tournage de Camille Claudel. Tu portais depuis longtemps ce film en toi. Je tournais encore Sous le soleil de Satan quand tu es venue m’en parler pour la première fois. Tu es entrée sans prévenir dans cette auberge d’un autre temps. Il émanait de toi quelque chose de surnaturel, d’impalpable, une sorte d’énergie spirituelle. On devinait en toi une énergie farouche, indomptable, presque anthropophage ! Tu étais venue derrière tes grandes lunettes noires me proposer d’être Rodin. À ce moment, le compteur de la ville de Montreuil a explosé ! Nous avons continué notre conversation à la bougie. C’était une rencontre magique. Notre deuxième rencontre.

J’ai envie d’avoir ta force, Isabelle, de te ressembler, si forte malgré tes attaches fines. Tu es une femme préhistorique, riche de ses grands instincts quand l’homme amputé, coupé de son animalité est un bipède moribond, malade de l’humanité. Si Rodin a pu vivre, sculpter, c’est en s’alimentant des forces vives de Camille, ne lui laissant en partage de leur passion que la folie, un amour épuisé.

Tu vois Isabelle, j’ai rasé ma barbe ce matin, et j’ai du mal à m’en remettre.

(Gérard Depardieu. « Les lettres volées », 1988. Lattès)

Simone…

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« Art History in Contemporary Life »

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Alexey Kondakov, directeur artistique ukrainien, a transposé des personnages de peintures classiques dans des photographies illustrant la vie quotidienne à Kiev en Ukraine, dans la rue, le métro ou le bus, puis dans une nouvelle série qui prend comme toile de fond la ville de Naples.
Ces séries combinent parfaitement les personnages peints avec les clichés de l’environnement moderne et crée des juxtapositions accrocheuses. Avec une connaissance magistrale de la manipulation photo et de la lumière, Kondakov est capable de produire des images aux illusions parfaites. Deux cultures opposées avec un certain sens de l’ironie, qui s’inscrivent ainsi dans une démarche artistique postmoderne.
On retrouve ici le peintre français William Bouguereau, le romantique italien Francesco Hayez, le baroque Nicolas Régnier ou encore Francesco Furini…
Cette série s’appelle Art History in Contemporary Life.

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Atelier du jour

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Il y a quelques jours, mon atelier était en effervescence. Une fois mon exposition terminée, il était temps de penser au rangement et au ménage. C’est fait, et je redécouvre presque que j’avais un bureau !
Mais je ne suis plus là.
Bon weekend à vous.

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Maillol à l’atelier

Aristide Maillol dans son atelier. 1907.
L’œuvre et son modèle, ou son modèle à l’œuvre.

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Mes tableaux chez vous

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Fin d’expo

Voilà mon exposition terminée. Il est l’heure de décrocher les pièces restantes, de remettre la terrasse de « La Maison du Chat Perché » en place et le gîte en état afin de recevoir les prochains hôtes qui arrivent cette semaine.
Un grand merci aux visiteurs venus nombreux, parfois de très loin, pour voir et emporter un peu de mon histoire. Merci pour les regards attentionnés, les échanges, pour les partages, les cadeaux reçus… Il m’a semblé être parfois dans un monde à part, protégé, loin de toute agitation, grâce aux pas feutrés qui ont parcouru l’exposition, aux dialogues silencieux malgré les va-et-vient dans la maison.
Une page se referme et il va me falloir penser à la prochaine qui est un peu esquissée dans mon esprit.
A bientôt !

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Exposition en cours

 

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Exposition en cours….
Durant la journée, tenter d’expliquer l’écart et le travail entrepris entre ces deux peintures et puis le soir redécouvrir son exposition sous un jour nouveau, avec la nuit qui tombe.
A demain !

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Conversation

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Conversation il y a deux jours, alors que je donne une de mes affiches à une commerçante :

« -Vous faisiez ÇA avant ?! Mais c’était magnifique !
-Merci !
-Mais en fait vous savez dessiner !
– …………..
– Mais pourquoi vous avez changé de style ?
– Avant je n’inventais rien, ça restait de la copie, c’était très technique et…
– Oui mais c’était beau !
– Quand on copie, le travail est déjà fait, la composition, la lumière, les couleurs, c’est finalement pas très intéressant à la longue et j’avais besoin de raconter mes propres histoires avec un style épuré qui me correspond mieux, je crois. En tout cas aujourd’hui, mais j’ai adoré faire ça à l’époque. J’ai toujours fait ce que j’avais envie de faire en peinture. Et quand on regarde bien, il y a de plus en plus de couleurs et de joie entre le 1er tableau sur l’affiche et le dernier.
– ………….
– Et ce travail classique me sert aujourd’hui, il y a beaucoup de dessin dans mes tableaux actuels.
– Oui mais avant c’était quand même beau.
-Merci ! »

Oui, j’ai finalement dit « Merci » à la dame, ayant bien compris que dans son esprit j’avais régressé avec le temps, ou fait machine arrière. Je crois qu’il était vain de lui expliquer avec plus de détails cette évolution. Je n’ai pas osé lui citer cette belle phrase de Verdi : « Copier le vrai c’est peut-être une bonne chose, mais inventer le vrai, c’est mieux, c’est beaucoup mieux ! »
Je n’y pensais pas, mais je vais sans doute devoir m’expliquer sur cette évolution durant ces cinq jours d’exposition. Comment abandonner la peinture académique pour essayer d’être soi.

L’exposition ouvrira ses portes demain, dès 10h.

 

 

Préparatifs d’exposition

Mon exposition « Fond d’atelier » se prépare doucement… Rassembler les plantes et organiser l’espace de la terrasse, trouver la place de quelques nouveaux tableaux, couper les cartels pour les pièces exposées et rédiger une liste de prix, fabriquer un présentoir pour les broches et enfin terminer par un coup de balai.
Demain finitions, quelques encadrements à faire, aller cueillir quelques roses au jardin, puis jeudi matin installation définitive avant ouverture des portes. Je pourrai souffler un peu et accueillir les visiteurs avec le sourire !

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Installation

Installation de mon exposition sur la terrasse de La Maison du Chat Perché… Ici le coin « spectacle ».
Ouverture jeudi 1er juin à 10h.

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Théâtre

Ce soir il y a la cérémonie des Molières. Le hasard veut que je termine ce matin les finitions de mon théâtre où l’on trouve en collage quelques pages d’une pièce de Molière.
Je souhaite que ce soir l’excellent « Bigre » ait tout le succès qu’il mérite avec ses trois nominations !

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Atelier du jour

 

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A une semaine de mon exposition, l’atelier s’emballe, fourmille et bouge à chaque instant. Vérification des encadrements, montages, retouches et finitions de chaque pièce… Puis chercher les titres dans 25 années d’archives pour commencer à rédiger une liste. Je ne sais pas encore combien il y aura de pièces exposées, mais il y en aura beaucoup. Je découvre encore des tableaux oubliés, quelques dessins et sculptures, mais certains resteront tout de même dans les cartons.
Avec ce retour en arrière, des souvenirs reviennent, des instants de vie, des rencontres, des émotions, des expositions marquantes, des amours peintes et des amitiés dessinées… Il y a là de jolis moments à revivre, de grands bonheurs partagés, quelques chagrins, des rires en cascades, de la musique qui résonne, un chemin sinueux bien rempli que je redécouvre parfois avec quelques pincements au cœur. Finalement, je me rends compte à quel point le travail d’un peintre est intimement lié à sa vie personnelle. On le sait, bien entendu, mais ce retour en arrière inattendu me permets de remonter le temps à l’allure d’une machine infernale qu’on ne peut retenir, et c’est assez troublant.

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En mode encadrement… Quand Béatrice Dalle, Gainsbourg et Adjani s’invitent à ma table.

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Atelier du jour

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Préparation de ma prochaine exposition…
Les encadrements se succèdent et la galerie se remplit peu à peu. 25 années de création, ce sont des styles différents, des années de recherches, d’expérimentations, matériaux divers comme la terre, le bois, carton, kraft… mais toujours le même but : faire ce que son cœur vous dicte et aller là où l’on a envie.

« Les contes du chat perché »

« Mais pourquoi avez-vous appelé votre gîte « La maison du chat perché ? » me dit-on souvent.
La réponse est posée sur une console, dans la « Chambre de la Lune », prête à être effeuillée et redécouverte.

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« Je me suis assis sous un pommier, et le chat m’a raconté des aventures qu’il était seul à connaître, parce qu’elles sont arrivées à des bêtes du voisinage et à deux petites filles qui sont des amies. Ces Contes du chat perché, je les donne ici sans rien y changer. L’opinion de mon ami le chat est qu’ils conviennent à tous les enfants qui sont encore en âge où on peut comprendre les bêtes et parler avec elles. »
Marcel Aymé.

Litanies pour garçon

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Citation

christophe_andre